om. πᾶαντα P. γὰρ (THV) plutôt que add. (S
{ οὐ μή avec le subj. aor. (Deb. 8 365) pour le futur (Mc.), Mt. écrit οὐ καταλυθήσεται ce qui varie (1,5. deux futurs). — χαταλύειν pour détruire de fond en comble (IV Regn. xxv, 9, A); ce terme sera repris par l'accusation (xxvi, Ὁ — Mc. σιν, 38) et dans les insultes (xxvir, 40 — Mc. xv, 29). 3. LA QUESTION SUR LE DÉNOUEMENT (Mc. xur, 3-4; Le. xxt, 7).
3) Le lieu est le même que dans Mc.; Mt. ne dit pas « en face du Temple », car cela était déjà supposé par ce qui précède. On est arrivé au sommet (ἐπέ et non εἰς Mc.), Jésus s’assied et les disciples s’approchent; schéma de Mt. au lieu de la scène intime entre Jésus et quatre disciples nommés (Mc.); cependant l'auditoire est restreint, χατ᾽ ἰδίαν, cf. xvir, 49. — La principale différence entre Mc. et Le. d'une part et Mt. de l’autre, c’est que Mc. et Le. (Le. surtout) ne semblent avoir en vue qu'un seul événement : on demande quand cela aura lieu, et quel en sera le signe. Cependant dans Me. συντελεῖσθαι par l'idée de consommation suggérait déjà une seconde perspective que Mt. ἃ mise nettement en lumière. Le signe doit être celui de la présence de Jésus et de la consommation du monde. Les Juifs pouvaient bien croire que Jérusalem serait remplacée par une Jérusalem plus glorieuse, mais aucun d’entre eux n’eût considéré la ruine de Jérusalem comme un acte des temps messianiques. Jésus cependant va indiquer l’époque de la ruine du Temple, enveloppée dans celle de la ville, et de plus le fait de sa présence coïncidant avec la fin de l'éon ou monde actuel. Personne ne lui demande la relation entre ces deux événements, et il me répondra pas sur ce point. Il faut reconnaître que la question est rédigée en vue de la réponse, car les disciples ne voyaient sans doute pas les choses si clairement; mais elle correspond à une dualité du discours qui est aussi bien dans Mc. que dans Mt. Les critiques qui placent la rédaction de Mit. assez ere après la ruine de l’an 70 ne devraient pas prétendre en même temps - qu'il à fait annoncer par Jésus la fin du monde au moment de la ruine de | Jérusalem. D'autre part, sans les assimiler, il a présenté les choses dans une ! perspective si vague qu'il faut nécessairement placer son œuvre avant 70.
3 Quand il fut assis sur 16 mont des Oliviers, les disciples s’approchèrent de lui en particulier, disant : « Dis-nous quand cela sera, et quel {sera} le signe de ton avènement et de la consommation du siècle? » #Et Jésus, répondant, leur dit : « Prenez garde qu’on ne vous induise en erreur. ° Car plusieurs viendront en mon nom,
disant : « Je suis le Christ », et ils induiront en erreur beaucoup de
monde. 6Mais vous devez entendre parler de guerres et de bruits de guerre; voyez, ne vous troublez pas; car il faut que cela arrive, mais ce n’est pas encore la fin. 7Car on se lèvera, nation contre nation, et royaume contre royaume, et il y aura des famines et des tremblements de terre en divers lieux; $tout cela, c'est le commencement des douleurs.
9 Alors ils vous livreront à la torture et ils vous tucront, et vous
La παρουσία du Seigneur (1 Cor. xv, 23; 1 Thess. n, 19; m1, 13; 1v, 15; v, 23; | ολρξ À dt I Thess. π, 1.8; Jac. v, 7.8; II Pet. 1, 16; mr, 4; L Jo. π, 28) n'est mentionnée [..»
que dans ce chapitre par les évangiles. Quoique la traduction littérale soit « présence », le sens recu était celui d’une visite royale ou impériale; on le trouve dans les papyrus dès le πιὸ 5. av. J.-C., et il fallait se donner beaucoup de mal pour être prêt à ce moment; cf. P. Tebt. 48, vers 113 av. J.-C. L. 9 ss. za προσεδρευόντων διά τε νυχτὸς χαὶ ἡμέρας μέχρι τοῦ τὸ προκείμενον ἐχπληρῶσαι χαὶ τὴν ἐπιγεγραμμένην πρὸς τὴν τοῦ βασιλέως παρουσίαν ἀγοράν x. τ. À. (Derssmanx, Licht vom Osten, 269 55.). On ne saurait prouver que cette expression ait jamais été employée du Messie juif. Dans Dan. vu, 13 (cité par Klost.) ὡς
υἱὸς ἀνθρώπου ἤρχετο, καὶ ὡς παλαιὸς ἡμερῶν παρῆν (LXX), il y ἃ un sujet pour }
ἤρχετο et un pour παρῆν. Naturellement le Messie devait venir, mais on n’employait pas le terme παρουσία. On comprend très bien que les premiers chrétiens l'aient adapté à la venue glorieuse du Christ. Plus tard, on distingua plus nettement la première visite qui avait été l’incarnation, et la seconde venue, παρουσία ἣ δευτέρα (Chrys.), secundus adventus (Jér.). En araméen on ne pouvait dire que « ta venue ».