‹ Évangile selon saint MatthieuChapitre 29 sur 350 · Les vendeurs chassés du Temple · texte numérisé non relu

Les vendeurs chassés du Temple

χχι, 18-19. Figuier maudit en venant de

Me. χα, 1-1

Béthanie.

— 20-24 -- 20-22. Figuier desséché, prière.

__ 95, Pardon avant de prier, peut-être ajouté d’après Mt. vi,

- 96. Ajoute postérieure certaine.

Pour cette partie, ce sont les mêmes faits, que chacun arrange à sa façon. 11 ἃ pu y avoir influence de Mc. sur Mt. dans le détail, mais Mt. suit sur plusieurs points une tradition différente, et plutôt antérieure. 51 le grec suit Mc. pour les termes, quand l'ordre est assez différent, n'est-ce pas le fait d’un traducteur qui ménage cependant son original? ᾿

05) χι, 27-33 χχι, 23-27. Question du pouvoir.

-- -- — 98-32. Les deux fils.

ὙΠ 1-12 — 33-46. Les Vignerons.

-- - xx, 1-14. Le repas nuptial.

— 13-17 = * 15-22. Le tribut.

— 18-27 — 93-33. Les Sadducéens.

— 28-34 — 34-40. Le grand commandement.

— 35-37° — 41-46. Le Fils de David.

— 815-10 xxur, 1-36. Le (grand) discours contre les, Pharisiens.

— A1-%4. Obole de la veuve omis.

ΧΠῚ, 1-37 Mt. xxiv et xxv. Le discours eschatologique.

Dans cette partie, Le. suit Mc. de très près, sauf qu'il omet la question sur le grand commandement, déjà traitée (x, 25 ss.). Sa dépendance est assez évidente, mais elle ne fait que souligner les différences de Mt. Absolument parlant, Mt. aurait pu faire ces changements à Mc., mais ils existent et empêchent de conclure comme pour Le. L'indépendance de Mt. se manifeste surtout par son discours sur les Pharisiens que Le. ἃ ailleurs, et par le caractère particulier de son discours eschatologique.

Nous ne pouvons entrer ici dans le délail; voir le Commentaire où

nous reconnaissons l'influence de Mc. sur Mt. traducteur. d) La Passion et la résurrection.

Mc. uv et xv sont strictement parallèles à Mt. xxvr et xxvir. Les additions de Mt., un ou deux traits de plus dans Mc. ne changent rien à ce fait d'autant plus saillant que Le. s’écarte d'eux plus d’une fois (1).

(1) Voir Comm. Lc.

} à Un Ke

Me. xvr, 1-8 et Mt. xxvur, 1-10 sont parallèles avec plus de nuance

Ἶ Me. χνι, 9-90 se rattache plutôt à Le. tandis que Mt. à sa finale propre. τ On sait que les récits de la résurrection ont leurs difficultés spéciales, Quant à la Passion, l'accord de Mc. et de Mt. sur l’ordre pourrait

s'expliquer par la conformité avec les faits, l'ordre ayant été changé par Lc. pour des raisons de sa convenance. Mais l'accord dans l’acolouthiese fortifie d'un accord tel dans les termes qu’il faut conclure à une dépen-

dance. Cet accord se fait sur des récits courts, où Mc. ne semble pas”

; ' [ avoir développé son originalité et tout son génie naturel. D'autre partons

on ne saurait admettre. que sur ce point seul il se soit conformé au premier évangile comme tel. Il est donc assez indiqué de recourir à une * ἔ source commune. Il est vraisemblable qu'un récit de la Passion a ὀΐϊδ ὃ rédigé de très bonne heure à Jérusalem, peut-être par Matthieu le publi- : cain et qu'il a fait loi. πο τα

ἔν ; C. LES DOUBLETS.

Nous donnons le nom de doublets à deux passages du même évangile qui se ressemblent tout à fait. Dans le mâême sens on pourrait parler de triplets, s’il s’en trouvait. À ce propos on peut se demander si l’'évangé-

liste a entendu reproduire deux fois le même objet en des termes très peu

différents. La preuve de l'identité incomberait à celui qui soutiendrait l'unité du fait, car ce n’est pas l'usage qu’un narrateur dise deux foisla même chose. Le cas concret que supposent certains critiques, c’est que

n ns di

LL, af ci

somme ont pu être prononcées plusieurs fois. Raison de plus pour leur

demander de faire la preuve de l'unité, surtout s'il s’agit d’un écrivain 5 attentif. Mais peu nous importe ici, car nous ne cherchons dans le ᾿ς doublet qu’un indice de composition littéraire : on peut supposer qu'un écrivain, même soigneux, ayant déjà énoncé un fait ou une parole du

Christ, retrouvant quelque chose d’analogue ou de semblable dans un ἢ %

document qu’il suit volontiers, n'ait pas hésité à encourir le reproche de répétition, parce qu’on peut toujours penser que le fait s’est reproduit ou que la même parole a été redite. C'est ainsi qu’à propos de Luc nous n’avons pas craint de dire (1) que ses doublets étaient un indice très sérieux qu'il suivait Mc. de très près. εἰ ο΄ Ρρυΐ-Οη en dire autant de Mt.? Nous ne saurions avoir deux poidset deux mesures et conclure autrement s’il est avéré que les faits sont les

mA τὰ

mêmes, avec le même élément caractéristique de la répétition d'une

chose déjà dite, mais répétée quand elle se retrouve dans le fil de Μο.,

% (1) Comm. p. 411 88.

. ÉVANGILE SELON SAINT MATTINEU. d

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l’auteur aurait suivi deux sources rapportant les mêmes paroles, quien

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