LA PAROUSIE SERA INOPINÉE (cf. Le. xvir
Le contexte de Mc. est excellent : ne vous inquiétez pas de savoir où est le . ὁ Christ; il est impossible qu’on sache où il est caché; quand il viendra, personne. ne pourra l’ignorer. Dans le contexte de Mt. la parousie vient ici trop tôt, et rompt la suite des idées, car le v. 29 parlant de la tribulation devrait suivre le v. 25, comme c’est le cas dans Mc. De plus cette parousie éclatante est en même | temps une parousie inopinée; on ne voit pas très bien comment elle serait précédée de signes. C’est possible en soi, mais il y a un heurt. Ou bien donc || 26-28 est une insertion postérieure, ou bien c'est 29-34 qui revient en arrière +. pour se conformer à Mc. Nous avons opté déjà pour cette dernière hypothèse ἐδ δ: (cf. sur xxiv-xxv).
26) Ce verset n'est pas précisément un doublet du v. 23. Il paraîtrait plus 3 clairement être un doublet du v. 23 s’il y avait seulement ἰδοὺ ëxef, ἰδοὺ ὧν ὃ comme dans Lc., et l’on pourrait croire que Mt. a développé, pour éviter une; τ ΠΣ répétition. Mais il ἃ deux idées très juives, que Lc. ἃ ἀὺ éliminer. Tantôt on croyait que le Messie se manifesterait dans le désert (cf. Le Messianisme.… 21 s.), Ἢ tantôt qu’il se tiendrait caché jusqu'au jour de son apparition (ἡ. ὁ. 224 s., 248); nalurellement il y avait intérêt à aller le trouver avant les autres. — Pour. ταμεῖα, l'endroit où l’on se cache en cas de danger, cf. Dt. xxxn, 25. — Le verset “est donc écrit d’original.
27) Mt. donne pour exemple un éclair qui sort d'Orient en Occident; ἐξέρχεται fait image comme à ἔξοδος du soleil (Ps. xvur, 7). Le. a évité l’image et laissé dans
Je vague la situation de l'éclair. — cf. Apoc. Bar. in, 9 : maxime autem illuxerat ὦ fulgur illud, ita ut illuminaret totam terram; c’est le symbole du Messie. On cite ἢ Lucain (x, 34 5.) : fulmenque quod omnes Percuteret pariter populos. — ὃ l'évidence de l'éclair, cf. Epist. Jer. 60. — A partir de οὕτως ἔσται Mt. a-t-il tou ὃ jours le texte original? C’est l'avis de Harn.; Le. aurait évité παρουσία comme 4 4 ὍΝ mal adapté à l’usage chrétien ; mais c’est oublier la diffusion de ceterme, cf. ν, 3. É x A: La vraie raison c’est que les vv,27. 37. 39 comparent une situation à une situa- Fi , tion, ce qui est très naturel, et admis par Le. pour les deux derniers cas ἐδ! Χ PO: (νη, 26. 30). C'est donc Le. qui a mis en clair en comparant dans le premier 4 ὉΠ 4 -cas l'éclair au Fils de l'homme lui-même; il ἃ mis ἐν τῇ ἡμέρᾳ αὐτοῦ qui xpone re bien à son thème : voir un des jours du Fils de l’homme (v. 22).
nov ἡμερῶν ἐχείνων ὁ ἥλιος σχοτισθήσεται;, χαὶ ἡ σελήνη οὐ δώσει τὸ φέγγος ΤῊΝ αὐτῆς, καὶ οἱ ἀστέρες πεσοῦνται ἀπὸ τοῦ οὐρανοῦ, χαὶ αἱ δυνάμεις τῶν ϑ0χαὶ τότε φανήσεται τὸ σημεῖον τοῦ υἱοῦ τοῦ ἀνθρώπου ἐν οὐρονῷ; not τότε χόψονται πᾶσαι αἱ φυλαὶ τῆς γῆς χαὶ ὄψονται τῶν υἱῶν τοῦ ἀνθρώπου ἐρχόμενον ἐπὶ τῶν νεφελῶν τοῦ οὐρανοῦ pers δυνά-
᾿ 98. OM. γαρ D- ὁπου (THV) et non add. (S).
à 30. τοτε a. χοψονται (HV)ou OM. τοτε (T), mais non x. τ. (S).
OT PR Ξε ς
28) 11 ne faut pas chercher à savoir où est le Messie, il se manifestera assez de lui-même. fl ne faut pas non plus se préoccuper d'aller le trouver, car les élus seront immédiatement auprès de lui : ce dernier point est prouvé par la comparaison du cadavre et des vautours. — πτῶμα de Mt. est naturellement primitif (Le. σῶμα), et un terme très peu noble. Mais ce n'est pas l’image du Messie. Il ur s'agit seulement d'appliquer un proverbe. Klost. cite Lucien, Nav. 1 : θᾶττον τοὺς
γύπας ÉwAos (de la veille) νεχρός..- διαλάθοι. Sous cette forme le sens serait que la parousie sera aussi visible à tous qu'un cadavre l'est pour les vautours; mais . dans Mt. l'accent est sur la réunion, συναχθήσονται comme ἐπισυνάξουσιν, V. 31. — C’est ce qui sera indiqué d’une autre manière au v. 31.
29-31. SIGNE ET AVÈNEMENT DU FILS DE L'HOMME (Me. χπὶ, 24-27; Le. xx1, 25-28).
Comme Mc., mais avec plusieurs traits particuliers : le signe du fils de l'homme, la lamentation, la trompette, le rôle plus actif des anges, sans parler de petits détails.
C'est à cause de ces traits que beaucoup de critiques voient ici une apocalypse juive insérée dans l’évangile. Mais ces apocalypses ne prédisaient point avec cette netteté l'avènement glorieux du Fils de l'homme. C’est le point essentiel qu'il faut attribuer à Jésus et dont la tradition avait conservé le souvenir. Que cette tradition ait raconté la prophétie du Sauveur en des termes traditionnels, que les apocalypses elles-mêmes empruntaient aux prophètes (cf. Le Messia- | TT: Αἢ nisme... p. 48 ss.), il n’y ἃ pas lieu de s'en étonner. Les divergences de Le. dans 5: un passage évidemment parallèle montrent que les paroles du Sauveur n'ont pas ΚΣ été reproduites à la lettre. Ge n’est pas une raison pour supposer un emprunt à | 1, |} une source juive écrite.
29) Le v. 86 rattacherait à 25 beaucoup mieux qu’à 28, où la parousie est déjà mise en scène. La liaison serait la même que dans Mc. Mais on comprendrait encore mieux 29 aussitôt après 22; la fin met un terme à la tribulation en abrégeant les jours d'épreuves (MeNeile). — εὐθέως gêne ceux qui soutiennent que Jésus à annoncé la fin du monde pour la génération présente, en même temps que la prise de Jérusalem, et qui prétendent aussi savoir que Mt. n'a écrit qu'après l'an 70. Pour nous les calamités depuis le v. 21 sont un autre événe-
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l'avènement du Fils de l’homme. 383 Où est le cadavre, là se rassembleront les vautours. 39. Mais aussitôt après la détresse de ces temps, le Soleil sera obscurci, et la lune ne donnera pas sa lumière, et les étoiles tomberont du ciel, et les puissances des cieux seront ébranlées. % Et alors apparaîtra le signe du Fils de l'homme dans le ciel, et alors toutes les tribus de la terre se lamenteront, et ils verront le Fils de l'homme venant sur les nuées du ciel avec
ment. Ceux qui admettent que Le. a mis les choses au clair parce qu'il écrivait après 70 devraient reconnaître que Mt. est antérieur. A tout le moins il est absurde d’enseigner à la fois que Mt. suivait Mc. et qu'il écrivait après 70. Comment aurait-il ajouté cet εὐθέως Ὁ Burkitt (Journ. Theol. Stud. 1914, p. 460), suivi par McNeile, prétend que Mc. n’admet qu’une seule période qui comprend la tribulation et la parousie, tandis que Mi. en distinguerait deux. Mais M.
aussi dit μετὰ τὴν θλίψιν. Il n’y a donc aucune différence réelle, si ce n’est que.
Mi. serre les faits davantage, ce qui est plus conforme au style des apocalypses, qui emploient volontiers « aussitôt », pour exprimer les changements à vue de leurs tableaux; cf. ταχύ, six foix dans lApoc.; cf. IV Esdr. x, 25 valde subito ; 26 Et ecce subito; x1, 26 statim; xvi, 52 adhuc pusillum ; Apoc. Bar. xx, 1 festinabunt tempora; xxxvi, 9 nunc autem, festinavit tempus tuum. — εὐθέως remplace donc la désignation vague de Mc. ἀλλὰ ἐν ἐκείναις +. ñ., et par le fait même la duplication de ἐκεῖνος est évitée. — πεσοῦνται exprime le fait sans nuance, à la façon de Mt., {andis que ἔσονται... πίπτοντες de Mc. montre peut-être les étoiles tombant l’une après l’autre (MeN.). — αἱ δυνάμεις τῶν op. plus simple que α. à, αἱ ἐν τοῖς obp. (Mc.). Sur ces images, cf. Le Messianisme.… p. 48 ss.
30) Deux traits, antérieurs, semble-t-il, à la vision du Fils de l'homme. Car le σημεῖον ne peut guère être celle-ci qui vient après. Jérôme : Signum hic, aut crucis intelligamus, ut videant Tudaei quem compunxerunt (allusion à Apoc. 1, 7); aut vexillum victoriae triumphantis. C’est sûrement un signe de deuil, puisque les lamentations suivent. Le texte de l'Apoc. 1, 7, dépend de-Mt. puisque lui aussi combine Zacharie et Daniel. Il a cependant l’ordre inverse : venue, vision, deuil; mais en introduisant dans la vision οἵτινες αὐτὸν ἐξεχέντησαν, il soulève un peu le voile. Le signe rappelle la mort du Christ, d’où le deuil; cf. Zach. xIT, 2 καὶ κόψεται ἡ γῆ κατὰ φυλὰς φυλὰς (de même héb.), seulement le deuil du pays de Jérusalem s’étendra à toute la terre. IL est possible que Le. ait remplacé cette réminiscence du prophète par un trait plus naturel, la peur et l'angoisse des hommes au spectacle du bouleversement de la nature. Klost. objecte que la tradition la plus ancienne devait représenter l'avènement comme une délivrance. Pour les élus, oui, mais d’après ce qui précède, leurs adversaires avaient le dessus; leur triomphe apparent se change en détresse. Il n’est pas dit comme dans Apoc. 1, 7 que le deuil aura pour objet le Fils de l'homme. Les hommes gémissent d'avance du sort qui les attend. — ἐπὶ τῶν vep, +, o. (Mc. ἐν νεφέλαις), comme dans Dan. vir, 13 (LXX).
s: - ΣΦ, , . ᾽ ἊΣ ι ri peus nai δόξης πολλῆς. 81 χαὶ ἀποστελεῖ τοὺς ἀγγέλους αὐτοῦ μετὰ σάλ- - , -" !
πιγγος μεγάλης, χαὶ ἐπισυνάξουσιν τοὺς ἐχλεχτοὺς αὐτοῦ ἐκ τῶν τεσσάρῶν , ; ἢ ἐσ Δ , -" Ὁ - ”, EE 3 32 LA χ ὋΣ ἀνέμων ἀπ᾿ ἄχρων οὐρανῶν ἕως τῶν ἀχρὼν αὐτῶν. πὸ δὲ τὴς συχῆς μάθετε τὴν παραβολήν" ὅταν ἤδη ὁ χλάδος αὐτῆς γένηται ἁπαλὸς “ \ « “ Qi re «a χαὶ τὰ φύλλα ἐφύῃ; γινώσχετε ὅτι ἐγγὺς τὸ θέρος Horus nai ὑμεῖς, ὅταν La ἮΝ, ΄ ΓΕ Σ f Ce TES | 6% 34? το À Κ᾿ ἴδητε ταῦτα πάντα, γινώσχετε ὅτι ἐγγὺς ἐστιν ἐπὶ θύραις. “ἀμὴν λέγω ὑμῖν ὅτι où μὴ παρέλθῃ À γενεὰ αὕτη ἕως ἂν πάντα ταῦτα γένηται. 356 οὐρανὸς nat ἡ YA παρελεύσεται, οἱ δὲ λόγοι μου οὐ μὴ παρέλθωσιν. - 36 Περὶ