εαυτων (H) ou αὐτῶν (TSV
1-13. LES VIERGES PRUDENTES ET LES VIERGES FOLLES (cf. pour v. 11-13 Le. xut, 25).
C’est la suite du ch. xxiv, sur le même thème de la vigilance et de la préparation en attendant l’arrivée du Maître. Mais au lieu qu'il vienne surprendre ceux qui sont dedans, comme le voleur (xxiv, 43 s.) ou comme le maître de maison (xxiv, 45-51), il se trouve au dedans lorsque se présentent ceux qui demandent à entrer. C’est donc la situation de Le. xim, 25, plutôt que celle de Le. xu, 36, où le maître revient de la noce et se fait ouvrir. Le texte de Le. ΧΠῚ n’a pu servir de thème, parce qu’il n’y est pas question de noces, ni celui de x, parce que la situation est renversée (cf. Comm. Le. sur xu, 36). Il est donc très fantaisiste de supposer avec Klost. que Mt. a composé librement sa parabole d’après Le. Jülicher (suivi par Loisy) admet l’authenticité de la parabole, sauf un remaniement vers la fin, à la condition que le délai du retour n'ait pas d'importance dans la parabole, car Jésus n'étant pas encore parti, ne pouvait parler de son arrivée ni même de son retour. — Mais, sans parler de sa science surnaturelle, il savait bien qu'il allait mourir, et la prédiction de son retour est si bien admise par les eschatologistes qu'ils lui reprochent d’avoir cru'qu'il serait très prompt.
Il faut donc seulement constater que cette parabole, comme la précédente, pose nettement l'hypothèse du retard de la parousie. Comme cet avènement devait être postérieur à la ruine du Temple, laquelle était indiquée seulement avant que la génération ait disparu, la parousie n’était pas tellement imminente, et après ce moment, son heure n'étant pas marquée, on devait aussi compter avec le cas d’une longue attente. Les disciples pouvaient se dire alors que le Maître n'étant pas venu, il n’y avait plus à y penser. N'est-ce pas le cas de ces critiques qui appuient leur négation du christianisme sur le retard de la parousie promise? Au début tout le monde se préparait fébrilement. Qu'en serait-il plus tard? Pour montrer par un exemple sensible comment on peut être pris au dépourvu après une longue attente aussi bien que par un événement rapide, Jésus proposa la parabole des dix vierges.
C'est une parabole, non une allégorie, si ce n’est que le fiancé, déjà mis en
scène à propos du royaume de Dieu (xxu, 1 ss.), représente très naturellement
1Alors le royaume des cieux sera semblable à dix vierges, qui
le Seigneur, et cette impression devient plus claire vers la fin. Mais il ne faut pas se demander par exemple ce que représente l'huile. Si c'était la condition pour entrer, on dirait que c’est la charité. Mais ce que recommande la parabole, c’est d’être prêt. Les vierges folles, il est vrai, manquent d’abord d'huile, mais elles en avaient quand elles se sont présentées à la porte. Seulement c'était trop tard. L'essentiel est donc de prévoir un retard pour ne pas être pris au dépourvu, non telle ou telle disposition en soi plus importante.
Il ne faut pas non plus raisonner sur la culpabilité des vierges folles qui ne
sont qu’étourdies. Leur cas sert seulement à faire comprendre la nécessité de
se préparer.
On a comparé une parabole du Talmud, dont nous avons déjà parlé (sur xx, 4-14). Le roi invite, mais sans indiquer l'heure. Les uns vont aussitôt s'installer à la porte du roi, qu'ils savent assez pourvu de tout pour commencer aussitôt la fête. Les autres vont à leur travail, parce. qu’ils ne voient pas de préparatifs (Chabbat, 153). La pointe est donc assez différente : dans le Talmud la fête ἃ lieu plus tôt qu’on ne devait penser; dans l’évangile plus tard. D'ailleurs la comparaison ne porte pas sur le même thème. Il est inutile de faire remarquer ce que cette parabole si simple a de saisissant : les jeunes filles endormies leurs lampes allumées, le cri qui retentit dans la nuit; l'empressement des unes, l'embarras des autres, le cortège lumineux pendant que les étourdies errent dans la nuit, leur arrivée devant cette porte inexorablement fermée, les paroles sévères de l'époux. ἊΣ -
1) τότε, terme vague, selon l'habitude de Mt., mais se rattachant cependant à ce qui précède; cette parabole aussi est dans le cadre du grand jour. — ὁμοιωθήσεται au futur, comme vu, 24. 26, ce qui ne veut pas dire que la comparaison se fera alors, ni que le règne sera semblable, mais seulement : on peut comparer, à propos d’un fait futur. Le caractère sémitique si notoire de ces introductions se retrouve précisément dans l'indifférence des temps ὡμοιώθη ou ὁμοιωθήσεται. Comme dans x, 24; xvir, 23; xx, 2, ce n’est pas le règne qui est comparé à des vierges; le sens est que le règne offre un trait
‘qui sera rendu sensible par l'épisode des vierges. Encore est-il moins question du règne (ou du royaume) en lui-même que de son avènement au grand jour qui est celui du jugement. Les dix vierges sont des jeunes filles, amies de la fiancée, sans que le fait de la virginité ait une portée quelconque dans la parabole, non plus que le chiffre de dix, emprunté probablement aux usages et aux convenances. Elles sortent, ce que MeNeile regarde comme l'expression anticipée de leur sortie annoncée au v. 6. Mais le récit serait bien mal écrit! Elles sortent chacune de sa maison pour accomplir le rite qui sera indiqué; c’est une vue générale. Les détails ne sont pas tous écrits, mais, puisqu'elles auront à sortir, il faut donc qu’elles se soient rendues dans une maison. D'après l'usage hébreu (Jud. x1v, 10-18; ΤΟΙ). vi, 13; vin, 19), il semble que la maison de la noce était celle du père de la fiancée. Les vierges devaient y aller pour ensuite sortir au-devant de l'époux. On peut aussi tenir compte des usages de certains Arabes : « Les femmes dressent une tente isolée à l'extrémité
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τ ᾿ λαβοῦσαι τὰς λαμπάδας ἑαυτῶν ἐξῆλθον εἰς ὑπάντησιν τοῦ νυμφίου. “πέντε δὲ ἐξ αὐτῶν ἦσαν μωραὶ nat πέντε φρόνιμοι." Jai γὰρ μωραὶ λαβοῦσαι τὰς λαμπάδας αὐτῶν οὐχ ἔλαβον μεθ᾽ ἑαυτῶν ἔλαιον᾽ lai δὲ φρόνιμοι
Fa Ἢ
| Lovroc δὲ τοῦ νυμφίου ἐνύσταξαν πᾶσαι χαὶ ἐχάθευδον. θμέσης δὲ νυχ-