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δόξης αὐτοῦ, ua συναχθήσονται ἔμπροσθεν. αὐτοῦ πάντα τὰ ἔθνη, χαὶ ἀφορίσει αὐτοὺς ἀπ᾿ ἀλλήλων, ὥσπερ ὅ ποιμὴν ἀφορίζει τὰ πρόβατα ἀπὸ τῶν ἐρίφων, 88 χαὶ στήσει τὰ μὲν πρόβατα ἐχ δεξιῶν αὐτοῦ τὰ δὲ ἐρίφια ἐξ εὐωνύμων. ϑϑτότε ἐρεῖ ὁ βασιλεὺς τοῖς Eu δεξιῶν αὐτοῦ Δεῦτε, οἱ εὐλογημένοι τοῦ πατρός μου. χληρονομήσατε τὴν ἡτοιμασμένην ὑμῖν βασιλείαν ἀπὸ χατα-
βολῆς χόσμου. 35 ἐπείνασα γὰρ χαὶ ἐδώχατέ μοι φαγεῖν, ἐδίψησα nai ἐποτίσατέ
os
pe, ξένος ἤμην nat συνηγάγετέ με, “δ γυμνὸς χαὶ περιεβάλετέ με, ἠσθένησα
« @ , - > χαὶ ἐπεσχέψασθέ με, ἐν φυλαχῇ ἤμην nai ἤλθατε πρός με. rôre ἀποχρι-
jugement à Dieu. Le Messie des Juifs avait seulement à reprocher aux gentils leurs crimes -avant de les vaincre (IV Esdr. xx, 37) : ipse autsm fiius meus arguet quae advenerunt gentes impietates eorum.… et improperabit coram eis mala cogitamenta eorum et cruciamenta, quibus incipient cruciart.
Même l'Élu d'Hénoch n'’agit qu’au nom du Seigneur des Esprits, tandis qu'ici le Fils de l'homme vient en juge souverain, dans sa propre gloire et sur son trône de gloire. Dans Mf. x, 32 s., il venait seulement rendre témoignage aux siens, mais dejà il était le Juge dans Mec. vi, 38; Mt. xvi, 27; xx, 28. Sa venue avec les anges était déjà annoncée x, 41, xvi, 27; avec le trône pour le jugement, xx, 28. On dirait bien que ce tableau du jugement n’a pas été écrit pour venir après xxiv, 31, où les anges vont chercher les élus.
Rien de plus fort, surtout si l’on tient compte de la réserve d’Hénoch lui-même, pour marquer la divinité du Christ. Aussi ce qu'on fera poux Jui sera-t-il fait pour Dieu.
32 5.} πάντα τὰ ἔθνη indique bien le jugement universel (Chrys., 4ug.); mais « ce n’est que le fond grandiose du tableau, auquel il n’est plus fait allusion; au premier plan se tiennent les membres de la communauté chrétienne} les disciples. Jésus les juge d’après la charité qu'ils lui ont témoignée ou non » (Wellh.). Telle paraît bien en somme la pensée d’Origène; elle concilie les deux idées de jugement universel et de lecon spéciale pour les chrétiens. — L’allusion aux brebis et aux boucs est le seul élément parabolique; encore n'est-ce qu'une simple comparaison, et il serait oiseux d'imaginer qu'elle a eu d’abord une existence séparée comme parabole. — Pourquoi les brebis et les boues ? On a cité un passage d'Ézéchiel (xxx, 17) « où les brebis figurent les pauvres, et les boucs les riches violents et injustes » (Loisy, τι, 484). Mais Ézéchiel distingue plutôt entre brebis grasses et brebis maigres. Ici la comparaison s’en tient au sens populaire, Les brebis sont ordinairement blanches, couleur sympathique, et vont ensemble, se laissant conduire docilement. ΣΙ boucs sont d’un brun presque noir, s'écartant du troupeau sans craindre escarpements ni précipices, d'un maintien fier et indocile. C’est assez pour que le juge les place à gauche. Peut-être y a-t-il là une comparaison avec la pratique de quelques bergers de séparer les boucs du reste du troupeau. τὰ πρόδατα désigne les brebis, même chez les classiques, comme emblème de douceur et même de naïveté. Puisque c’est le juge qui donne les places aux brebis et aux boues, c'est donc qu'il y a ici une forte teinte d’allégorie. Sur la gauche et la droite, il n’y a pas de doute*
anges avec lui, alors il s'assiéra sur son trône de gloire, et toutes les nations seront rassemblées devant lui, et il les séparera les uns des autres,-comme le pasteur sépare les brebis des boues, et il placera les brebis à sa droite, et les boues à gauche. 8. Alors 16 roi dira à ceux qui seront à sa droite : « Venez, les bénis de mon Père, prenez possession du royaume qui vous ἃ été préparé dès la création du monde. #Car j'ai eu faim et vous m'avez donné à manger, jai eu soif et vous m'avez donné à boire, j'étais sans gite et vous m'avez recueilli, %j'étais nu et vous m'avez vêtu, j'étais malade et vous m'avez visité, j'étais en prison et vous êtes venus à moi. » 3 Alors les justes lui répondront, disant : « Seigneur, quand t'a-
quant aux préférences des anciens qui règlent encore l'usage des modernes.
34) βασιλεύς est ici synonyme de Messie, le roi-oint qui siège sur le trône du juge; Ps.-Sal. xvir, 28. 31, etc. — MeNeile insiste pour traduire : bénis, qui appartenez à mon père », et compare Î Cor. m, 23. Mais εὐλογημένοι est un participe passif. Quoique ce soit le seul cas du N. T., il faut reconnaître ici que le génitif indique l’agent (Deb., $ 483). C'est parce qu'ils étaient d'avance bénis du Père, que le royaume a été préparé pour eux. Dans quelle mesure ce royaume est-il préparé en réalité ou seulement dans les desseins du Père? Il faudrait pour le dire savoir sur la vie éternelle des choses qui ne nous ont point été révélées. Les Juifs ont exagéré la préexistence à l'état définitif de certaines entités surnaturelles; encore a-t-on pris trop à la lettre des expressions demeurées vagues dans leur esprit (cf. Le Messianisme… p- 219). — χαταθολή, Cf. x, 35, Eph. 1, # etc:.
35 s.) La faim, la soif, la nudité, le manque d'un gîte, cas fréquents dans l'Orient ancien, et les prophètes.et les sages n'avaient pas cessé de prêcher la charité en vue de plaire à Dieu; οἵ. surtout Is. Lvim, en particulier v. 7. Pour la visite des malades, Eccli. vir, 35 μὴ ὄκνει ἐπισκέπτεσθαι ἄρρωστον. La visite des prisonniers n'est pas recommandée expressément ; on craignait peut-être de se solidariser avec des coupables; cependant ils étaient le plus souvent nourris par les leurs. On trouve en Égypte, en Mésopotamie, chez les philosophes grecs et latins, bien des aphorismes qui vantent ces offices de bienfaisance comme agréables aux dieux. Ce qui est nouveau ici, c'est de les représenter comme des actes d'affection envers Dieu lui-même, le Christ qui a souffert et qui est mort pour les hommes, le Sauveur et le Seigneur, de sorte que celui qui souffre ne soit pas seulement un objet de compassion, mais un objet de respect; ainsi les filles de la Charité font profession de servir les pauvres, leurs « véritables maîtres ». Jésus demande que l’ardent amour qu'on lui doit trouve son emploi dans le soin du prochain. Assurément il n’a pas exclu les autres vertus, comme si la bienfaisance était seule nécessaire, mais qui aïme assez le Christ pour le secourir dans ses pauvres possède tout dans cet amour. }
37-39) Il est de la justice de Dieu de ne pas laisser sans récompense les actes
θήσονται αὐτῷ οἱ δίκαιοι λέγοντες Küpue, πότε σ
ἐθρέψαμεν, ἢ διψῶντα nat ἐποτίσαμεν; ὃὅ8 πότε δέ
LU - - ? as ΩΣ ᾿Αμὴν λέγω ὑμῖν, ἐφ᾽ ὅσον ἐποιήσατε ἑνὶ τούτων τῶν ἀδελφῶν μου τῶν
ἐλαχίστων, ἐμοὶ ἐποιήσατε. 4 τότε Epet χαὶ τοῖς ἐξ εὐωνύμων Πορεύεσθε,
ν᾿ Les \ x ΓᾺ Η Ἧς ἀπ᾿ ἐμοῦ χατηραμένοι εἰς τὸ πῦρ τὸ αἰώνιον τὸ ἡτοιμασμένον τῷ διαβόλῳ χαὶ
= - æ Ἅ, τοῖς ἀγγέλοις αὐτοῦ. ἐπείνασα Yap nai οὐχ ἐδώχατέ μοι φαγεῖν, nai
ἐδίψησα nat οὐχ ἐποτίσατέ με, 1" ξένος ἤμην χαὶ οὐ συνηγάγετέ με, γυμνὸς
χαὶ où περιεβάλετέ με, ἀσθενὴς χαὶ ἐν φυλαχῇ na οὐχ ἐπεσχέψασθέ με. Ἐ τότ
pi)
διψῶντα ἢ ξένον ἢ γυμνὸν ἢ ἀσθενὴ ἢ ἐν φυλαχῇ nai οὐ διηχονήσαμιέν σοι;
1 5 » ἢ ! “ee ; cu e = 1 τότε ἀποχριθήσεται αὐτοῖς λέγων ᾿Αμὴν λέγω ὑμῖν, ἐφ᾽ ὅσον οὖχ ἐποιήσατε
΄ - x LE 4Ε ἑνὶ τούτων τῶν ἐλαχίστων, οὐδὲ ἐμοὶ ἐποιήσατε. ἀθ χαὶ ἀπελεύσονται οὗτοι ᾽ ᾿ 7 ot
εἰς χόλασιν αἰώνιον, οἱ δὲ δίκαιοι εἰς ζωὴν αἰώνιον. 39. ἀσθενουντα (TH) ou ασθενὴ (SV).
. M, om. ot a. xarnpauevor (TH) ou add. (SV). — το ἡτοιμασμενον (THV) ou o ετοιτ