‹ Évangile selon saint MatthieuChapitre 307 sur 350 · CHAPITRE XXVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVI

1Kat ἐγένετο ὅτε ἐτέλεσεν ὁ Ἰησοῦς πάντας τοὺς λόγους τούτους, εἶπεν τοῖς μαθηταῖς αὐτοῦ “Οἴδατε. ὅτι μετὰ δύο ἡμέρας τὸ: πάσχα γίνε-ται, χαὶ ὁ υἱὸς τοῦ ἀνθρώπου παραδίδοται εἰς τὸ σταυρωθῆναι. 8 Τότε συνήχθησαν οἱ ἀρχιερεῖς. χαὶ οἱ πρεσβύτεροι τοῦ λαοῦ εἰς τὴν αὐλὴν

= - al x ᾽ ble τοῦ ἀρχιερέως τοῦ λεγομένου Καιάφα, ἀχαὶ συνεβουλεύσαντο ἵνα τὸν ᾿Ιησοῦν

SIXIÈME PARTIE : LA PASSION ET LA RÉSURRECTION (xvI-xx VI).

ΧΧΥῚ et xxvir. La Passion.

Tandis que Le. diffère sur plusieurs points importants de Mc., Mt. est complètement d'accord avec lui pour l’ordre des faits et pour toutes les circonstances importantes. Il n’a pas Mc. χιν, 51 8. le jeune homme qui fuit, ni xv, 25, la troisième heure, sans parler des petits traits. Mais il a en plus xxvr, 25, la question de Judas; 50, Jésus à Judas ; 52-54, ne pas se servir de l'épée; xxvir, 19, la femme de Pilate;, 24-26, Pilate se lave Ἐπ mains et le peuple prend la responsabilité ; 54b. 52. 53, les tombeaux ouverts et les résurrections; 62-66, les gardes. Les différences de détail sont très restreintes et se trouvent sprtéut dans le reniement de Pierre.

De ces faits on doit conclure à une dépendance entre Mc. et Mt. La précision de Mc. sur le double chant du coq ἃ: dù lui venir de Pierre. Ne serait-ce pas lui qui aurait modifié sur ce point le texte traditionnel? Pour le reste la question de dépendance de l’un ou de l’autre doit être résolue d’après les principes indiqués dans l’Iatroduction, p. xxx ss. en tenant compte des vraisemblances notées dans le commentaire.

ι 4-5. Le compLor ET sA DATE (Me. xiv, 1-2; Le. xxn, 1. 2).

Mt. rejoint ici Me. (et Le.), mais à sa ho dre et tout ce petit morceau ἃ un caractère particulier. C'est Jésus qui rappelle à ses disciples qu’on touche à la Pâque et il leur annonce sa mort; le complot est l'œuvre du conseil suprême

de la nation, le grand-prêtre en tête, nommé par son nom. Cependant le résultat demeure en suspens comme dans Me. Comparé à l’esquisse de Lc. d’après Mc., et encore abrégée, le développement de Mt. a l'aspect d'un original, quoique

d’ +5 la même tradition.

18.) C’est d’abord la formule qui suit les grands discours; cf. vu, 28. Puis

| Ἁ Le TR vor τοι ie.

A ei ie DR NES

1Et il arriva, quand Jésus eut achevé tous ces discours, qu'il dità | - à

ses disciples : ?« Vous savez que la Pâque ἃ lieu dans deux jours, moment où le Fils de l’homme doit être livré pour être crucifié. ».

3Alors les princes des prêtres et les anciens du peuple se rassem- ἊΣ

blèrent dans le palais du grand-prètre, nommé Caïphe, “et 115 tinrent conseii afin de s'emparer de Jésus par ruse et de le mettre à mort. 5Mais ils disaient : « Pas pendant la fête! pour qu'il n’y ait pas de tumulte parmi le peuple. »

Jésus reprend la parole pour annoncer que le moment de sa mort est fixé par rapport à la Pâque, avant même que ses ennemis aient trouvé le joint, et quand

ils paraissaient disposés à laisser passer la fête. Comme dans Mc. la date précise

se rapporte au complot. — « Après deux jours »; on était donc au mercredi

43 nisan (cf. Comm. Mc.). Mt. ne dit pas les azymes, parce que l'indication n'est τ

pas d’un auteur aux lecteurs, mais une parole aux disciplés qui connaissaient le rite. — καὶ …mapadlÿocat ne dépend pas de οἴδατε. C'est plutôt la parataxe naturelle de Küh.-Gerth (11, 231) où καί équivaut à ὅτε, par exemple : σχεδόν te ἕτοιμα ἦν, καὶ τῶν Περσῶν οἱ ὁμότιμοι παρῆσαν (XÉN. Cyr. 11, 1, 10). En effet καί n’est

pas ici copulatif, et marque plutôt la circonstance du temps (presque comme

dans Me. xv, 23), tournure plus sémitique (waw de l'état) que grecque; le verbe est au présent, parce que tout est fixé dans les desseins de Dieu et que le moment est arrivé d'accomplir la prédiction antérieure (xvir, 22). Dans cet autre endroit c’est la hiérarchie qui livre Jésus et non Judas, et ce doit être le sens ici, où la livraison a pour terme direct la crucifixion; d'autant que l'action du verbe doit avoir lieu après deux jours, du moins d’après le sens que nous donnons à καί.

3) τότε est assez vague dans Mt., mais après une date précise et un délai si court, τότε doit indiquer le jour même où Jésus ἃ parlé. Si Mt. avait suivi Mc., pourquoi aurait-il remplacé les scribes (aussi Le.) par les anciens du peuple? Volonters quand les sanhédrites sont en scène il omet les scribes (xxx, 23;

xxvi, #7. 51; xxvir, 1. 3. 42. 20). 11 met donc en avant les deux influences politi-

ques du sacerdoce et de l'aristocratie; les scribes, très consultés sur les questions légales, étaient peut-être moins influents dans les. mesures administratives. Cette nuance est à noter quand on parle de la haine de Mt. contre les Pharisiens ; elle ne se trouve que dans Le. xxu, 52, tandis que Mc. est sur ce point toujours schématique. De plus Mt. suppose une réunion formelle, dans une circonstance précise (deux aoristes), et il indique le lieu. — αὐλή cette fois ne peut signifier que le palais du grand-prêtre, désigné par son nom de Καϊάφας, que Mc. ne cite jamais. Il faut beaucoup d’aplomb pour prétendre que Mt. ἃ suivi Mc. dans cette péricope. Sur Caïphe, cf. sur Le. m1, 2.

4) Mc. et Le. ont πῶς, « comment » ; Mt. ἵνα marquant le but ne serait pas une

correction heureuse, non plus que les deux verbes au subjonctif au lieu de χρατήσαντες ἀποχτείνωσιν. .

5) Comme Mc., avec δέ au lieu de γάρ, et ἵνα μή δὰ lieu de μή ποτε, dans le

θ Τοῦ δὲ Ἰησοῦ yevouévou ἐν Βηθανίᾳ ἐν οἰκίᾳ Sie τοῦ λεπροῦ,

io αὐτῷ γυνὴ ἔχουσα ἀλάβαστρον μύρου βαρυτίμου nat χατέχεεν

x εἶ " Ξ 9 ι FLE MR ΄ ἔχετε μεθ᾽ ἑαυτῶν; ἐμὲ δὲ οὐ πάντοτε ἔχετε᾽ ᾿ἰΖβαλοῦσα γὰρ αὕτη τὸ μύρον

'“ποῦτο ἐπὶ τοῦ σώματός mou πρὸς τὸ ἐνταφιάσαι με ἐποίησεν. 18 ἀμμὴν λέγω

r Ἷ r ὑμῖν, ὅπου ἐὰν χηρυχθῇ τὸ εὐαγγέλιον τοῦτο ἐν ὅλῳ pe χόσμῳ, λαληθήσεται 6 3 el ὧν ἡ ᾿ T χαὶ ὃ ἐποίησεν αὕτη εἰς μνημόσυνον αὑτῆς. 1: Πότε. πορευθεὶς εἷς

7. ἐχουσα αλαδαστρὸν μυρον (THV) et non α. μ. €. (5). 10. npyaoaro (TH) plutôt que εἰργάσατο (SV).

sens de eo consilio ut non. L'impf. ἔλεγον est très naturel au cours de la délibération.

— Sur les vv. 3 et 5 les Lectures du syrsin. qui figurent encore dans Soden (d'après Burkitt) ont été fortement corrigées par Mrs Lewis. Retrancher du v. 3

les scribés et y ajouter Kaïapha.

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