L’oncrion À BÉTHANIE (Mc. x1v, 3-9; Jo. xur
Même ordre que dans Mc., entre l’annonce du complot et la trahison de Judas qui a fourni la solution cherchée. Jean a placé cette onction six jours avant la Pâque, souvenir précis qu’on doit préférer. Mc. et Mt. ont voulu rapprocher ce fait de la passion, mais cela se comprend mieux dans Mt., après la prophétie de Jésus, car l’onction est comme une prophétie en action de la passion prochaine.
Elle précède immédiatement la trahison de Judas, et l’a peut-être déterminée. Ni Me. ni Mt. ne l'ont nommé, mais la tradition aura conservé le souvenir d’une connexion entre le repas de Béthanie et la trahison; Jo. a parlé plus clairement
de Judas, mais sans préciser le motif de sa trahison.
Mt. est avec Mc. dans son rapport ordinaire. Son récit est moins circonstancié. S'il avait écrit d’après Mc., aurait-il attribué le mécontentement aux disciples ? On voit du moins qu'il ne les épargne pas de parti pris.
6 s.) Dans Mt. on sait seulement par le dernier mot de la phrase que Jésus était à table. προσῆλθεν, style de Mt. — βαρύτιμος (STRABON, xvIt, 13; SALLUSTE,
Hist. ur, 1, grave pretium). Mt. n’a pas le geste exquis du vase brisé (Mc.), ni le
détail sur la nature de l'huile parfumée.
8) Ce sont les disciples qui s’indignent, et non des τίνες (Mc.).
9) La valeur précise du parfum n’est pas indiquée, non plus que les témoignages de mécontentement contre la femme. Pourquoi le même Mt. aurait-il abrégé Mc. ici après l'avoir allongé dans la péricope précédente ?
10) γνούς en plus dans Mt. ne fait pas allusion à une connaissance surnatu-
relle, puisque les disciples ont passe clair. C’est du style de Mt.;.cf. xu, 15;
XVI, 8; xx, 18.
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