‹ Évangile selon saint MatthieuChapitre 315 sur 350 · ἀπο @. axpobev (HV) plutôt que om. (TS). ς · texte numérisé non relu

ἀπο @. axpobev (HV) plutôt que om. (TS). ς

53) Puis Jésus donne une seconde raison, propre à la circonstance. On se demande comment il dépendrait de lui d'obtenir un secours par un seul appel faoriste), alors qu'il n'a pas obtenu du Père qu'il écartât le calice; et partant on a douté de l'authenticité de ces paroles (même McNeile). Mais il faut distinguer le droit de Jésus comme Fils et ses dispositions. Il dépendait toujours de lui d'être délivré. Seulement de cette façon il se déroberait à la passion, annoncée par les Écritures, et il vient d'accepter le calice, pour faire la volonté du Père. Cette volonté, il la connaissait, mais elle se manifeste clairement en ce moment par l’arrivée de la force armée. — Le chiffre de douze légions est peut-être choisi à cause des douze apôtres. Jérôme a pensé que la légion étant de 6.000 hommes, les 72.000 anges représentent 165 72 peuples, maïs il reconnaît que cela devient de l’exégèse allégorique. Sur le pouvoir et la présence invisible des armées célestes, cf. Gen. xxx, 1; IV Regn. vi, 17. — καί devant παραστήσει est encore un waw d’apodose (cf. v. 15) dans l'interrogation, comme xvir, 21 (sémitisme). ‘

54) Klost. et McN. estiment que ce v. est emprunté à Mec. 49. Comme si Mt. n'était pas beaucoup plus préoccupé que Mc. de l’accomplissement des Écritures ! D'ailleurs la parole est de Jésus. Sachant que ses disciples allaient succomber au scandale de la Passion, il la leur montrait annoncée par les Écritures. Cette lecon devait produire son fruit du moins après la résurrection (Le. xxiv, 46).

55) Introduction plus solennelle que dans Me. ; les paroles de Jésus les mêmes, sauf aussi la solennité de ἐχαθεζόμην (au lieu de ἤμην πρὸς δμᾶς) ; cf. xx, 2.

56) C'est l’évangéliste qui parle, selon sa formule : τοῦτο δὲ ὅλον γέγονεν ἵνα πληρωθῇ (1, 22; cf. xxt, 4), el non pas Jésus (avec Κη. contre Schanz etc.). L'accord substantiel de Mc. et de Mt. consiste en ceci que Jésus a parlé en effet de l’accomplissement des prophéties (Mt. 54 et Mc. 49), une fois, et non pas deux fois. C’est Mt. qui trouve là une excellente occasion, en s'appuyant sur la parole

par le glaive. Ou penses-tu que je ne puis recourir à mon Père, qui m'enverrait aussitôt plus de douze légions d’anges ? δ΄ Comment donc seraient accomplies les Écritures, [annonçant] qu’il en doitètre ainsi? » 5 En ce moment, Jésus dit aux foules : « Vous vous êtes mis en campagne comme contre un voleur, avec des glaives et des bâtons pour m'arrêter? Tous les jours j'étais assis pour enseigner dans le Temple, et vous ne m'avez pas saisi. » 50r tout cela eut lieu afin

que fussent accomplies les écritures des prophètes. Alors tous les

disciples l'ayant abandonné, s'enfuirent.

“Ceux qui avaient saisi Jésus l'emmenèrent chez Caïphe, le grand-prêtre, où les scribes et les anciens se réunirent. Pierre le suivait de loin jusqu'au palais du grand-prêtre, et étant entré à l’intérieur, il était assis avec les valets pour voir la fin.

du Maître, de constater l’accomplissement des écritures prophétiques (cf. 11, 23; et tous les cas où il est question d’un prophète). — 56P comme Me., avec τότε οἱ μαθηταί (style de Mt.). 4

57-68. JÉSUS COMPARAÎT DEVANT LE SANHÉDRIN (Mec. xiv, 53-65; cf. Le. xxir, 54.55. 63-71; cf. Jo. xvur, 12-14; 19-24).

Sur l’ordre de Le., voir Comm. Mc. et Mt. ont le même ordre et les mêmes traits, avec quelques différences, comme à l’ordinaire, d’après leur manière d'écrire.

57) Mt. n’a pas l'épisode du jeune homme de Mec. xiv, 51-52, qui semble personnel. On s’expliquerait l’omission, s’il était prouvé que M. dépend de Me., mais ce v. suggère plutôt qu'il a écrit d’après ses renseignements, puisqu'il nomme Caïphe (ef. sur Mec, xiv, 53). Tandis que Mc. montre les Sanhédrites arrivant, ce qui est plus naturel, Mt. dit équivalemment qu'ils s’assemblèrent (cf. v. 3); car συνήχθησαν ne signifie pas « étaient réunis », comme pour une assemblée réunie avant qu'on introduise le prévenu; les princes des prêtres

sont compris dans la mention de Caïphe; chez lui ils étaient chez eux. — τ

χρατήσαντες, en plus dans Mt., ἃ son équivalent dans Lc., συλλαδόντες. C'est une circonstance que Mc. a supposée.

58) L'imparfait ἠκολούθει (aussi Le.) est plus exact que ἠκολούθησεν (Mc.), d’autant que l’action dura longtemps. Dans Me. αὐλή signifie la cour, parce que ce mot désigne le point de l'intérieur où Pierre est arrivé, mais dans Mt. étant arrivé jusqu’au palais (αὐλή), il entre. Cette différence de sens permet l'accord sur le lieu, car si αὐλή signifiait la cour dans Mt., Pierre l'aurait dépassée el

serait allé s'asseoir dans la maison; tandis que, entré dans le palais, ik: at pue

demeurer {dans la cour. Au lieu de dire qu’il se chauffait, ML. plus préoccupé des idées que des réalités de détail, dit qu’il voulait voir l'issue. ἢ aimait plus que les autres, puisqu'il avait suivi, quoique de loin, mais il ne venait pas revendiquer sa place à côté de son Maître.

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