‹ Évangile selon saint MatthieuChapitre 316 sur 350 · Ἧ , À ON · texte numérisé non relu

Ἧ , À ON

| τώσωσιν, 60 χαὶ οὐχ εὗρον πολλῶν προσελθόντων ψευδομαρτύρων. ὕστερον δὲ προσελθόντες δύο δ' εἶπαν Οὗτος ἔφη Δύναμαι καταλῦσαι τὸν ναὸν τοῦ θεοῦ χαὶ διὰ τριῶν ἡμερῶν οἰχοδομῆσαι. (uv ἀναστὰς ὁ ἀρχιερεὺς εἶπεν Hs αὐτῷ Οὐδὲν ἀποχρίνῃ; τί οὗτοί σου χαταμαρτυροῦσιν ; ὁ δὲ ᾿Τησοῦς ἐσιώπα. Ἢ 63 χαὶ ὁ ἀρχιερεὺς εἶπεν αὐτῷ Εὐξορχίζω σε nat τοῦ θεοῦ τοῦ ζῶντος ἵνα τς ἡμῖν εἴπῃς εἰ σὺ εἶ ὁ Χριστὸς ὁ υἱὸς τοῦ θεοῦ. ἐξ λέγει αὐτῷ ὁ ᾿Τησοῦς Σὺ δ εἶπας πλὴν λέγω ὑμῖν, ἀπ᾿ ἄρτι ὄψεσθε τὸν υἱὸν τοῦ ἀνθρώπου χαθήμενον

Faits S 2h 2 Le Γαι 1 , -" ἫΝ ᾽ Ἂ- EX δεξιῶν τῆς ουναμεὼς KA ἐρχόμενον ξεπι τῶν γεφελῶν .-TOU οὐραᾶνου.

Nr: PT 6D. προσελθοντὼν ψευδομαρτυρων (TH) plutôt ψ. x. (SV). | 61. on. avroy (H) avant οιχοδομησαι (TSV) ou après.

59) Comme Mc., si ce n’est que le témoignage qu'on essayait de produire est qualifié d'avance de faux témoignage, puisque Jésus était innocent. Les grandsprêtres le savaient et cherchaient à susciter des faux témoins.

60) Aussi s’en présenta-t-il, ayant dans Mt. l'apparence de faux témoins presque professionnels. Il en résulte pour Mt. une phrase mal rédigée. Les prêtres trouvèrent bien des faux témoignages, mais ce qu’ils cherchaient en … réalité, c'était un témoignage qui püût faire impression et qui fût assez grave pour entraîner la condamnation à mort. Si Mt. avait suivi Me., il eût été bien ‘4 Ἐ maladroit, car le texte de Mc. est plus naturel : les prêtres cherchent un ΓΗ témoignage, des témoins portent de faux témoignages, mais Pts on ne peut s'arrêter parce qu'ils ne sont pas d'accord.

60b 5.) Mt. a supposé qu’on n'avait pas encore trouvé deux témoins d'accord, . puisque la scène change lorsque deux disent la même chose. Vraie ou fausse on tenait donc une affirmation dans la forme légale (Num. xxxV, 30; Dt. xvur, 6; χιχ, 45). Dans Mc. c'est parce que les témoignages, même sur ce point précis, . ne concordent pas, que le grand-prêtre cherche un autre grief. Dans Mt. il n’est pas question de ce désaccord, mais en revanche le pouvoir surnaturel que s’arroge Jésus n’est pas un crime, puisqu'il ne dit pas qu'il s'en servira. Le grief, même prouvé, ne mériterait donc pas la mort; toutefois il sert de prétexte pour en soulever un autre, car un prodige aussi éclatant suppose, ce qu’on soupçonnait déjà par ailleurs, que Jésus se donnait pour le Messie. On voit que Mc. et Mt., d'accord pour le fond, suivent chacun des modalités particulières, qui excluent une dépendance étroite. — Quel qu'ait été le texte exact des paroles prononcées par Jésus, il y eut sûrement des Juifs qui les comprirent dans un sens littéral de la destruction du Temple : ils sont représentés par les deux témoins, faux témoins, puisqu'ils représentent comme un crime une parole Ἵ ΓΔ Ἢ qu'ils n’ont même pas comprise. ; |? 62)T.S. V. Het. ne mettent pas de point d'interrogation après ἀποχρίνῃ, ne

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ΣΝ BANG | SELON SAINT MATTHIEU, XXVI, 63- 64. ὶ 807 Er

“Les princes des prêtres et Le sanhédrin tout entier cherchaient un ce

faux témoignage contre Jésus afin de le faire mourir, ‘et ils ne trouvèrent rien, quoique beaucoup de faux témoins se fussent présentés. À la fin deux se présentèrent qui dirent : δ᾽ « Cet homme ἃ déclaré : Je puis détruire Le sanctuaire de Dieu et [le] bâtir en trois

jours. » ® Et le grand-prêtre, se levant, lui dit : « Tu ne réponds rien?

Qu'est-ce que ceux-ci témoignent contre toi? » Mais Jésus gardait le

silence. ®Et le grand-prêtre lui dit : « Je t’adjure par 16 Dieu vivant

de nous dire si tu es le Christ, le Fils de Dieu. » (Jésus lui dit : « Tu l’as dit. Du reste je vous [le] déclare, désormais vous verrez

le Fils de l’homme assis à la droite de la Puissance, et venant sur

faisant qu'une phrase du tout. Mais alors il faudrait un πρός avant τί (Deb.,

8. 298, 4); cf. xxvur, 14. Nous mettons donc (avec H) deux interrogations comme dans Mc. (avec syrr. contre vg.), de même qu'aujourd'hui on ponctue Sopx. El.

1176 avec deux interrogations : τί δ᾽ “ἔσχες ἄλγος; πρὸς τί τοῦτ᾽ εἰπὼν κυρεῖς (K.-G.

πι, 3, 518); néanmoins le τί a presque la valeur d’un relatif, car le grand-prêtre ne demande pas à savoir ce qu'on ἃ dit, mais ce que Jésus peut en dire, τί —

τί ἔστιν ὃ οὗτοι... (Deb. 299), comme s’il affectait de s'étonner que Jésus ait pu donner lieu à une accusation aussi grave.

63) Mit. n'a pas certains mots qui peuvent paraitre redondants dans Me,

χαὶ οὐχ ἀπεχρίνατο οὐδέν... πάλιν... ἐπηρώτα αὐτόν... mais il ἃ en plus l’adjuration par le Dieu vivant, qui n’est évidemment pas une glose de Mc., mais l'expression d’un fait conforme aux usages : cf. ΠΠ Regn. xxu, 16 ἐγὼ ἐξορκίζω σε ὅπως λαλήσῃς πρὸς μὲ ἀλήθειαν ἐν ὀνόματι Κυρίου. Cette pratique était courante dans les procès, même au civil, et les modalités en sont réglées par la Michna (Chebouoth). Dans Israël celui qui jurait disait volontiers 1 ὙΠ, « aussi vrai que Dieu est

vivant » et que par conséquent il entend ce qu’on affirme en son nom et punit

le parjure ; en résumé : « par le Dieu vivant ». On voit donc dans Mt., mieux

* que dans Mc., le parti que prend le grand-prêtre. Les témoignages ne suffisent

pas à faire condamner Jésus, et son silence ne permet pas de lui extorquer des paroles compromettantes; il faut donc recourir à sa conscience, le sommer au nom de Dieu de dire s’il est le Christ. S'il répond Amen, comme c'était l'usage

au cas où la réponse était affirmative, ce serait l'équivalent d'un aveu. La

question est la même que dans Me., avec τοῦ θεοῦ au lieu de τοῦ εὐλογητοῦ. Wellh. ἃ noté qu’on attendrait l'inverse, car Mt. a d'ordinaire mieux conservé

les termes dont se servaient les Juifs. Cependant Le. qui a mieux distingué les

deux questions sur le Messie et sur le Fils de Dieu, a, lui aussi, ὃ υἱὸς τοῦ θεοῦ.

Dans Mt., après avoir dit : « par le Dieu vivant », le grand-prètre ne pourait ᾿

affecter d éviter de prononcer le nom de Dieu. 64) σὺ εἶπας est moins nettement affirmatif que ἐγώ εἰμι (Mc.), mais dans be. aussi Jésus s’en réfère à la question qui lui est posée. D'après Merx, les termes

de Mt. peuvent être équivalents à οὐχ οὕτως, dans ΠΠ Regn. xxr, 17, € ’est-à-dire τὶ

65 τότε ὁ ἀρχιερεὺς διέρρηξεν τὰ ἱμάτια αὐτοῦ λέγων ᾿Εβλασφήρμησεν᾽ τί ἔτι χρείαν ἔχομιεν μαρτύρων; ἴδε νῦν ἠχούσατε τὴν βλασφημίαν᾽ τί ὑμῖν δοχεῖ; θθοἱ δὲ ἀποχριθέντες εἶπον ”Evoyoc θανάτου ἐστίν. 67 Πότε ἐνέπτυσαν εἰς τὸ πρόσωπον αὐτοῦ χαὶ ἐχολάφισαν αὐτόν, οἱ δὲ ἐράπισαν 68 λέγοντες [Τροφήτευσον ἡμῖν, Χριστέ, τίς ἐστιν ὁ παίσας σε; 69 Ὃ δὲ Πέτρος

ἐχάθητο ἔξω ἐν τὴ αὐλὴ nai προσῆλθεν αὐτῷ μία παιδίσκη λέγουσα Καὶ

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