‹ Évangile selon saint MatthieuChapitre 317 sur 350 · om. αὐτου p. βλασφημίαν (TH) plutôt que add. (SV · texte numérisé non relu

om. αὐτου p. βλασφημίαν (TH) plutôt que add. (SV

si .

je π᾿ δοοθβρίβ pas ce procédé, je ne me soumets pas à l'interrogation sous ser-.

ment. Mais il est clair que ce n’est pas le sens (cf. xxvi, 25). La réponse ἃ même quelque chose de plus qu'un simple aveu. L'aveu d’un crime cause de la confusion. [οἱ le grand-prêtre affecte de demander sérieusement à Jésus s’il possède un titre ineffable et divin. C’est donc lui-même qui prépare la réponse, en posant la question comme il fallait la poser; non pas « prétendrais-tu être le Christ »? mais simplement « es-tu le Christ »? D'où ἃ pu lui venir une telle

pensée, si rien dans la vie de Jésus ne justifiait une telle prétention? C’est bien

l'interprétation d’Origène : quasi ipsum testem accipiens adiuruntem, quoniam ipse est qui in interrogatione sacerdotis pronuntiatus est Christus filius Dei. sed verbum oris eius accipiens in redargutionem ipsius convertit, dicens : Tu dixisti, ut eo modo videretur argui non docerti.

La réponse de Jésus est donc affirmative, et dans les termes du grand-prêtre;

lui-même ajoute quelque chose, après πλὴν λέγω ὑμῖν formant une opposition qui n'avait pas de raison d'être dans Mc. Les mots sont les mêmes que dans Mc. ; en plus ἄπ᾽ ἄρτι correspondant à ἀπὸ τοῦ νῦν dans Le., c’est-à-dire : « désormais »: les sanhédrites ne verront plus Jésus comme un accusé, mais comme associé à la gloire de Dieu; donc « à partir de maintenant », comme dans ΧΧΠΙ, 39; xxvi, 29, et non pas dans le sens atténué de bientôt (contre MeNeile)..Sur

le sens de ὄψεσθε cf. Comm. Mc. et Le. Ce qui importait et par conséquent ce qui

ressort de ces mots, c'est la réalité de la gloire promise à celui qui est Christ 8 q

et Fils de Dieu. Il est dit Fils de l’homme, parce que l’image de cette gloire est empruntée à Dan. vu, 13, encore plus qu’au ps. cix (ex), 1. — Autre nuance : Me. ἃ μετὰ (τῶν νεφελῶν) avec Théodotion, Mt. ἃ ἐπί avec les LXX, ce qui paraît plus solennel. |

65) Comme Me.; en plus : ἐδλασφήμησεν... ἴδε νῦν exclamations fort naturelles; τότε au lieu de δέ; τὰ ἱμάτια plus vague que τοὺς χιτῶνας. — « il déchira disant » revient au même que « déchirant, il dit ».

66) δοχεῖ (style de Mt.) au lieu de φαίνεται. La réponse est dans le style direct, sans πάντες peut-être à cause de Joseph d’Arimathie (xxvnr, 57), mis à part expressément par Le. (xxm, 51). Mt. est donc moins affirmatif que Me. sur le fait d’une condamnation à mort. L'intention des sanhédrites est claire : ils veulent la mort de Jésus, et ils le déclarent coupable. Il est condamné dans la

les nuées du ciel. » 6 Alors le grand-prètre déchira ses vêtements, disant : « Il ἃ blasphémé! qu’avons-nous encore besoin de témoins ? C’est maintenant que vous avez entendu le blasphème ; que vous en

semble ? » Ils répondirent : « Il mérite la mort. » SAlors ils lui

crachèrent au visage et lui donnèrent des soufflets, (et d’autres le frappèrent au visage en disant : « Prophétise-nous, Christ, qui est-ce qui t'a frappé? » (Or Pierre était assis dehors dans la cour, et une

mesure où il peut l'être. Le texte de Mt. est donc plus en harmonie avec Jo. xviu, 31, qui exprime clairement la situation juridique, dont Mc. ne s’est pas préoccupé. sa 67 s.) Me. attribue les mauvais traitements à des τίνες qui doivent être des membres du sanhédrin, et nomme ensuite la valetaille. Dans Mt. ἐνέπτυσαν doit s'entendre de ceux qui ont déclaré Jésus coupable, c’est-à-dire les sanhédrites, soit quelques-uns d’entre eux ; οἱ δέ désigne donc une autre catégorie. Le premier acte, cracher à la face, rappelle Isaïe 1, 6 τὸ δὲ πρόσωπόν pou οὐκ ἀπέστρεψα and αἰσχύνης ἐμπτυσμάτων. Dans Me., après avoir conspué le Sauveur, on le couvre d'un voile, et l'on comprend moins bien qu'on puisse après lui donner des soufflets (Mc. et Mt.). Dans Mc. c'est le premier groupe qui dit προφήτευσον, Sans qu’on sache quel sera l'objet de la prophétie; dans Mt., c'est le second groupe, : après qu'ils ont frappé le Christ à la tête, et le but de la prophétie est de dire

qui ἃ frappé. D’après Klost. ce jeu cruel suppose que le Christ était voilé, et Ὁ

c’est précisément ce que Mt. n’a pas dit; si vraiment il a omis une circonstance nécessaire, l’omission serait impardonnable en ayant Mc. sous les yeux. Lc. ne s'en est pas rendu responsable. Mais il est plus probable que M. suivait son

propre chemin. Ceux qui outragent ainsi le Christ sont des subalternes, il ne

devait pas savoir leurs noms, et ils peuvent se faire un jeu de le demander à Jésus : comment se nomme celui que tu vois et qui vient de te frapper? Ou bien ῥαπίζω (à la différence de χολαφίζω) signifiait ici un coup sur les yeux qui paralysait la vue ; le sens était : ἐπὶ κόρρης πατάξαι (PLUT. Mor. 713, c), frapper sur les tempes, de facon à étourdir. L’explication du προφήτευσον est la même dans Le., et répond sûrement à la réalité. Mt. ajoute χρίστε, ce qui prouve que les misérables sont membres du sanhédrin ou qu'on veut leur être agréable.

On dirait que le texte de Mt. est le plus ancien; Mc. a fait une place aux

serviteurs, qui paraissent seuls dans Le. Ge dernier avait sa source, mais, par le voile, il tient compte de Mc. plus que ne fait Mt.

69-75. LE TRIPLE RENIEMENT DE PIERRE (Mc. χιν, 66-72; Le. xxu, 56-62; Jo. XVI, 47. 25-27).

On sait que chacun des quatre évangélistes raconte les faits à sa manière. C'est à Mc. que Mt. ressemble le plus, mais ce n’est point une raison de conclure

‘ àsa pure dépendance, car il y a encore bien des différences qui seraient inex-

plicables dans cette seule hypothèse.

69) Dans les deux premiers cas de ce chapitre (3. 58), αὐλή signifie palais;

le sens pourrait être dehors (au lieu de «en bas »), c’est-à-dire à ciel ouvert, mais

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