‹ Évangile selon saint MatthieuChapitre 32 sur 350 · LIV. = INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LIV. = INTRODUCTION

A) Mt. x11, 39 γενεὰ πονηρὰ καὶ μοι-

. χαλὶς σημεῖον ἐπιζητεῖ, at σημεῖον où

δοθήσεται αὐτῇ εἰ μὴ τὸ σημεῖον Ἰωνᾶ l ri μη Ί τοῦ. προφήτου.

B) Mt. xvI, 4: γενεὰ πονηρὰ καὶ μοι-

᾿ χαλὶς σημεῖον ἐπιζητεῖ, χαὶ σημεῖον où

Le. x1, 29 ἥ γενεὰ αὕτη γενεὰ πονηρά Ecru" σημεῖον ζητεῖ, καὶ σημεῖον où δοθή-σεται αὐτῇ εἰ μὴ τὸ σημεῖον ᾿Ιωνᾶ.

Mc. vin, A2 τί ἣ γενεὰ αὕτη ζητεῖ Ce D pe (Ven τον CEE / σημεῖον ; ἀμὴν. λέγω ὑμῖν, et δοθήσεται

Ce cas est très intéressant. Mt. et Le. sont d’accord sur le contexte général du premier cas, si ce n’est que Mt. a renfermé De PUR du signe dans celui de Béelzéboul par une inclusio χτι, 39 et 45. Si le texte B) de Mt. était vraiment parallèle à Mc. on dirait que Mt. a puisé successivement à la même source que Le. puis dans Mc. Maïs en réalité. dans Mc. le signe est refusé; Mt. n’avait pas besoin de son texte pour dire une chose différente, d'autant qu’il est à lui-même sa propre source, puisque A) et B) sont complètement semblables. Il y a plus, Le. ΧΙ, 54-56 est une autre manière d'exprimer Mt. xvi, 2-3, versets que nous tenons sans hésiter pour authentiques et qui supposent la demande d’un signe d’après une autre source que Mc. Celui-ci n'est donc pour rien

dans le doublet de Mt. qui exprime de la même façon deux situations distinctes.

La demande de signes ἃ été fréquente : Jo. x, 48; vi, 30; cf. I Cor. 11 22.

Mc. 1v, 25 ὃς Fe ἔχει, δοθήσεται αὐτῷ" χαὶ ὃς οὐχ

Le. vin, 18 ὃς ἄν: γὰρ ἔχῃ, δοθήσεται αὐτῷ,

A) Mt. xur, 12 ὅστις γὰρ ἔχει, δοθήσεται αὐτῷ at περισσευθήσεται" ὅστις δὲ οὐχ ἔχει, χαὶ ὃ ἔχει ἀρθήσεται

B) Mt. xxv, 29 τῷ γὰρ ἔχοντι παντὶ δοθήσεται χαὶ περισσευθήσεται᾽ τοῦ δὲ μὴ

Le. χιχ, 26 λέγω ὑμῖν ὅτι παντὶ τῷ ἔχοντι δοθήσεται, ἀπὸ δὲ τοῦ μὴ ἔχοντος ἔχοντος καὶ ὃ ἔχει ἀρθήσεται ἀπ᾿ αὐτοῦ. καὶ ὃ ἔχει ἀρθήσεται.

Cette fois le parallèle avec Mc. est dans le premier emploi d'un proverbe. Tandis que Mc. et Le. le placent au même endroit, avec d’autres sentences, Mt. lui donne une application plus directe aux disciples et à la foule, avant d'expliquer la parabole du semeur. Rien, ne prouve donc sa dépendance.

De plus Mt. a deux fois, lui seul, καὶ περισσευθήσεται. Hawkins y voit une addition d’éditeur. Mais ce mot convient très bien à la parabole

CRITIQUE LITTÉRAIRE

des talents, où il fait image, et c’est de là qu'il a dû être pris par Mt. lui-même. Nous voyons donc toujours le même phénomène. Mt. emploie

d'avance des paroles dont le texte est déjà établi pour lui; d’ailleurs

on peut penser que le v. xt, 12, qui est comme une parenthèse: est

une addition à Ma.

N° 4} Mt. VE, 20 ἀ ἀμὴν γὰρ λέγω ὅ ὑμῖν, ᾿ξὰν ἔχητε πίστιν ὡς χόχχον σινάπεως, ἐρεῖτε τῷ ὄρει τούτῳ Μετάδα ἔνθεν ἐκεῖ, καὶ μεταδήσεται, καὶ οὐδὲν ἀδυνατήσει buiv.

B) Mt. χχι, 21 ἀμὴν λέγω buiv, ἐὰν ἔχητε πίστιν xal μὴ διακριθῆτε, où μόνον τὸ τῆς συχῆς ποιήσετε, ἀλλὰ κἂν τῷ ὄρει τούτῳ εἴπητε Ἄρθητι xat βλήθητι εἰς τὴν

Le. ΧΥΙΙ, 0 εἰ ἔχετε πίστιν ὡς κόχχον

HT χαὶ φυτεύθητι € ἐν τῇ θαλάσσῃ" καὶ ὑπήχουσεν ἂν ὑμὶν.

Mc. χι, 23 ἔχετε πίστιν θεοῦ: ἀμὴν λέγω ὑμῖν ὅτι ὃς ἂν εἴπη τῷ ὄρει τούτῳ ἔλρθητι καὶ βλήθητι εἰς τὴν θάλασσαν,

À re πιστεύῃ ὅτι ὃ λαλεῖ γίνεται, ἔσται αὐτῷ.

Ce cas est extrêmement difficile. Le texte de Le. que nous avons mis en face de Mt. ne répond ni à Mt. si ce n'est par la comparaison du grain de sénevé, ni à Me., si ce n’est par le thème de la foi, commun aux quatre textes. D'ailleurs Le. est si plausible, qu'on n'est pas autorisé à rejeter son expression, qu'il a: placée dans une circonstance qui ne ΠΌΡΟΝ ni à Mt. ni à Mc. +

Il reste donc que Mt. après avoir placé dans un bon contexte le dépla- ‘cement d’une montagne, tout à fait comme:I Cor. xIn, 2, serait revenu à ce thème, pour rédiger comme Mc. C’est en effet le plus probable, d’après la ressemblance des termes et leur caractère. Mais ce n’est point la preuve que tout l'épisode a été écrit d'après Mc., car Ma. avait peutêtre en cet endroit un arbre comme dans Le. (Voir Comm.). Encore est-il que ἀμὴν λέγω ὑμῖν est plus dans sa manière que dans celle de Mc. On peut noter aussi que tout cet endroit de Mc. a l'aspect d’un conglomérat, et que le « quiconque » au lieu des personnes présentes, détonne un peu avec « cette » montagne. +

A) Mt. χιχ, 30 et Β) Mt. xx, 16 ne sont que l’encadrement d'une parabole. La pensée se trouve assez isolée dans Mc. x, 31. Il faut un parti pris étrange pour dire que Mt. dépend de Mc. dans le premier cas et de Q dans le second! Le. χα, 30 est dans un contexte différent des deux.

ΑἹ Mt. xx, 26.27 οὖχ οὕτως ἐστὶν, ἐν ὑμῖν" ἀλλ᾽ ὃς ἂν θέλη ἐν ὑμῖν μέγας γενέ-

Mc. x, 43.44 οὐχ, ᾿οὕτως δέ ὑμῖν" ἀλλ᾽ ὃς ἂν θέλῃ μέγας γενέσθαι ἐν

s LP. in De Fr ὍΝ

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