‹ Évangile selon saint MatthieuChapitre 325 sur 350 · om. nyeuwv }. de (TH) ‘plutôt que add. (SV · texte numérisé non relu

om. nyeuwv }. de (TH) ‘plutôt que add. (SV

24. ἀπεναντι (TS V) plutôt que κατέναντι (H). — om. tou διχαιου + τουτοῦυ (TH) plutét que add. (SV).

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— βῆμα est l’estrade sur laquelle était placée la chaise curule. Il est très probable qu'anciennement les sentences prononcées de plano étaient nulles. On distinguait donc le tribunal et la sella, mais on finit par dire : assis sur le tribuπᾶ]. Ce suggestus pouvait être établi dehors (cf. Jo. xvrrr, 28). — μηδὲν σοί, sous-

entendu ἔστω. C'est un vœu très pressant. — σήμερον, peut-être pour indiquer que le songe s’est présenté le matin, cum somnia vera. £ 20) Mt. se retrouve ici avec Me. Il a de jus « les anciens », selon sa coutume (æxvi, 3 etc.), ἔπεισαν au lieu du difficile ἀνέσεισαν, « les foules », au pluriel, et un contraste exprès entre Jésus et Barabbas. S'ils demandent pour eux Barabbas, ils demanderont aussi la mort de Jésus, ils le feront périr. Cela prépare le Υ v. 25. | WE 8: Υ: propre à Mt. n’est pas indispensable. Si Pilate répète sa question, . ce n’est pas à cause de l'incident causé par le songe de sa femme (contre Klost. MeN.), puisque le fil de l’histoire est déjà repris au v. précédent, c'est pour que l'opinion de la foule soit exprimée nettement, marquant ainsi leur respon- F sabilité. Pour évider une répétition trop évidente, Pilate dit ἀπὸ τῶν δύο, se À référant à sa question précédente, ce qui se comprend mieux à la lecture que dans la réalité. En tout cela (aussi ὁ ἥγεμών) Mt. suit sa manière. ν ἃ 22) La conversation continue, Mt. n'avait pas à écrire ἀποχριθείς ni πάλιν. AU lieu de provoquer la foule comme si elle avait nommé Jésus roi des Juifs (Mc.), . Pilate dit seulement d’un style stéréotypé (v. 27) « nommé le Christ ». Le cri. de la foule et le σταύρωσον αὐτόν, parfaitement en situation, puisque c'était à Pilate à décider, sont dans Mt. l’incolore λέγουσιν et l’impersonnel σταυρωθήτω, qui est presque une décision comme Pilate eût pu la prononcer. 23) Comme Me.; cette fois Mt. a le cri, à à l’imparfait, car il était sans doute continuel, mais toujours avec σταυρωθήτω. Ν ΩΝ 24-25. Propres à Mi. ᾿ | L'intention de Mt. est évidemment de montrer comment le peuple, comme tel, a pleinement assumé la responsabilité de la mort de son Christ. Mais il n’a < pas eu pour autant l'intention d'innocenter Pilate, comme s'il lui avait suffi

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ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU, XXVII, 24-95. ML al.

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songe à cause de lui. » 2 Or Les princes des prêtres et les anciens per- mec suadèrent aux foules de demander Barabbas et de faire périr Jésus.

21 Le procurateur prit la parole et leur dit : «Lequel des deux voulez- | vous que je vous accorde? » Ils dirent : « Barabbas ». ?Pilate leur dit : «Que ferai-je donc de Jésus, qu'on nomme Christ? » Tous disent: | « Qu'il soit crucifié! » #11 repartit : « Quel mal a-t-il donc fait? » Mais eux criaient plus fort, disant : « Qu'il soit crucifié! » # Pilate voyant qu’il n’avançait à rien, mais que plutôt le tumulte aug- τῆς menfait, demandant de l’eau, se lava les mains en présence de la

de se laver les mains pour rejeter loin de lui la responsabilité. Il ne semble Ἢ même pas que Pilate ait agi pour faire entendre aux Juifs combien il réprouve

leur attitude et pour les en détourner. Au point où il en est arrivé, il a à compris que d’autres efforts dans ce sens n’aboutiraient qu'à déchaîner peut- ς᾽ être une sédition. Effrayé par le songe de sa femme, il se met à couvert dut

côté des puissances qui punissent le crime. Comme magistrat, on ne lui repro- Ὁ chera pas d’avoir sacrifié un Juif à la colère de ses compatriotes, surtout un juif qui se disait roi des Juifs. Mais le sang innocent versé appelle la vengeance céleste. Le romain superstitieux se préserve en se lavant les mains. ᾿ ἜΗΝ Origène a prononcé que Pilate : judaico usus est more... faciens non secundum ἡ aliquam consuetudinem Romanorum, mais ce point ἃ toujours été controversé. Ν A vrai dire l’acte de Pilate ne rentre dahs aucune des deux catégories. Les Grecs ; et les Romains connaissaient la purification des mains après un meurtre, soit ἄν par le sang des victimes, soit par l’eau (Πέπορ. 1, 35; Vire. Aen. u, 7195.; = Sors. Aj. 654 et le scoliaste); par là on reconnaissait une culpabilité du moins DE matérielle, car le meurtre était peut-être sans intention, ou avec une intention. qu’on croyait légitime. Chez les Hébreux les anciens d'un lieu se lavaient . les mains pour protester de leur innocence absolue à propos d'un meurtre commis par un inconnu sur le territoire (Dt. xxx, 6 5.5 reproduit dans Jos. Ant. IV, ναι, 46 et Sota, 1x, 6) et souvent on aimait, en prévision d’une effusion du sang ou d’un grave dommage, à protester de son innocence (Ps. xxvi, 6; xx, 13; Suzanne, v. 46; Act. xx, 26) et à renvoyer le châtiment du sang sur À d'autres (IE Sam. 1, 16; 1, 28; x, 8; Jér. xui, 43; Act. xvur, 6). Mais les paiens connaissaient aussi ces protestations d’innocence. En somme Pilate se résigne à verser le sang, et prétend seulement n’en pas encourir les suites fâcheuses. 43 Son action s'explique d’après les croyances païennes ; en même temps elle était conforme à un rite juif pour détourner la vengeance du sang. Elle est donc parfaitement vraisemblable. Origène avait raison de dire qu'un pareil acte était absolument contraire à la procédure des tribunaux romains, où le magistrat assumait la responsabilité de ses acles. Pilate a cru pouvoir se per. mettre ce que lui suggérail sa terreur superstitieuse, non pour se conformer à? aux usages des Juifs qu'il méprisait, mais parce qu'ils devaient comprendre

aisément un symbolisme si clair, espérant qu'ils viendraient en aide à sa

conscience trouble en prenant tout sur eux. Me Je L \

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