‹ Évangile selon saint MatthieuChapitre 326 sur 350 · L4 ART 3 À · texte numérisé non relu

L4 ART 3 À

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ὄψεσθε. rat ἀπροχριθεὶς πᾶς ὁ λαὸς εἶπεν Τὸ αἵἴμα αὐτοῦ ἐφ᾽ ἡμᾶς καὶ

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27Tore οἱ στρατιῶται τοῦ ἡγεμόνος. παραλαβόντες τὸν Τησοῦν εἰς τὸ

2 TS es 4 > . x πραιτώριον συνήγαγον ἐπ΄ αὐτὸν OAnv τὴν σπεῖραν. 28 yat ἐχδύσαντες αὐτὸν

C’est seulement plus tard qu'on ἃ regardé Ἰ᾽δοίθ de Pilate comme ayant vraiment pour effet de le mettre hors de cause; pour cela il fallait qu'un autre ordonnât l'exécution. L'évangile de Pierre en chargea Hérode : « Quant aux Juifs, aucun d'eux ne se lava les mains, ni Hérode, ni aucun de ses juges. Et comme ils ne voulaient pas se laver, Pilate se leva (son rôle étant achevé). Et alors le roi Hérode ordonna qu’on s'emparât du Seigneur », οἷο.

24) ὠφελεῖ ἃ pour sujet Pilate; cf. Is. xxx, 7; Prov. x, 4 (A); Jo. χα, 19. Voyant qu'il n'avance à rien avec ses atermoiements, Pilate prend la décision de condamner. Le texte ne le dit pas, mais le suppose clairement, car si le

jure s'est lavé les mains, cest que déjà le sang est censé répandu, la con- + Ce J Ὁ P ;

damnation étant sans appel.— ἀθῷος ἀπό, tournure hébraïque, T3 ‘ps, cf, Num. v, 31; II Regn. 11,28 5. ᾿Αθῷός εἰμι ἐγώ... ἀκὸ τῶν αἱμάτων Ἀδεννήρ... χαταντησάτωσαν ἐπὶ χεφαλὴν Ἰωὰδ καὶ ἐπὶ πάντα τὸν οἶκον τοῦ πατρὸς αὐτοῦ. Pilate n'appelle pas le châtiment sur les Juifs; il dit seulement : voyez vous-mêmes, cf. v. 4, pour laisser au peuple l'occasion de proférer son propre jugement.

Soden, Hetz. Vog. lisent τοῦ δικαίου avant τούτου; om. par Ti. H. d'après BD 6 402 αὖ ff ? r syrsin. sah. Hipp. Chrys. L’addilion, faite après τούτου dans A, etc. hfr?, avant dans N 1, etc. cf! g qg vg, pes. harcl. pal. est suspecte parce qu’elle n’est pas toujours à la même place et parce qu’elle accentue la protestation de Pilate en faveur du Seigneur. C'est déjà beaucoup que Pilate ne voulût pas être responsable d’une condamnation plus ou moins justifiée à ses yeux; il ne pouvait guère déclarer officiellement juste celui qu’il condamnait.

25) Jusqu'à présent il n’a été question que de la foule ou des chefs. Maintenant c’est la nation, ὃ λαός, qui va se prononcer, ce même peuple que Jésus devait sauver (1, 24), et dont il avait guéri les malades (1v, 23). C’est la seule fois qu’il entre en scène comme sujet. — Le verbe sous-entendu après αἷμα est ἐλθάτω, mais la formule était stéréotypée : II Regn. 1, 16; Act. xvin, 6, cette ellipse lui donnant d’ailleurs une énergie farouche. Il y a des exemples de serments par les têtes les plus chères (cf. Demosra. Con. 38; Lysias (c. Eratosth. 10) : ἐπειδὴ δὲ ὥμοσεν ἐξώλειαν ἑαυτῷ καὶ τοῖς παισὶν ἐπαρώμενος. etc.), mais c’est bien autre chose de poursuivre une condamnation en y engageant ses enfants. En trouverait-on des exemples? Celui-ci ne peut se comprendre que si les Juifs étaient persuadés que Jésus avait blasphémé, parce qu'il s'était attribué le

litre de Fils de Dieu. Ils estimaient donc ne rien craindre en provoquant la

vengeance céleste.

26) τότε (style de Mt.); le reste comme Me., sauf une position plus juste de

foule, disant : « Je suis innocent de ce sang; à vous de voir! » 5 Et tout le peuple répondit : « Que son sang [retombe] sur nous et sur nos enfants! » # Alors il leur fit remettre Barabbas, et fit flageller Jésus qu'il consigna pour être crucifié.

21 Alors les soldats du procurateur ayant conduit Jésus dans le pré-

toire, réunirent auprès de lui toute la cohorte, 38 οἱ l'ayant dévêtu,

φραγελλώσας et δέ au lieu de καί. Mt. n'avait pas à dire que Pilate avait voulu donner satisfaction au peuple; cela résultait assez de sa conduite. Sur la flagellation, cf. Comm. Mc. \

27-34. JÉSUS EST COURONNÉ D'ÉPINES ET INSULTÉ COMME ROI DES JuiFs (MC. xv, 16- 20; cf. Jo. xix, 2-3). à

Le couronnement d’épines après la flagellation est mentionné par Jean aussi bien que par Me. et Mt., mais ces deux derniers se ressemblent particulièrement, soit quant au contexte, soit quant aux détails, et, dans cette circonstance, non seulement Mt. est plus complet et mieux ordonné, il offre même la trame dont Me. aurait pu s’être servi. Pour le caractère de la scène, cf. Comm. Mc.

On notera spécialement pour Mi. qu’elle semble être la contre-partie de l'hommage rendu par les Mages au roi des Juifs. Il n'y a cependant dans Mt. aueun dessein préconcu d’opposer la foi des gentils à celle des soldats, et ce n'est pas ce contraste qui l’aurait conduit à imaginer l'épisode des Mages. Dans Vun et l’autre cas il reproduit des faits.

27) Même fait que Mc. Mais Mt. n’a pas seulement son τότε, il ἃ aussi son ἡγεμών, parfaitement en situation, car les soldats qui sont nommés pour la première fois sont bien ceux du gouverneur. Ge sont sûrement des soldats qui ont flagellé Jésus, mais un petit peloton spécialement chargé de cet office, et qui faisaient fonction d'appariteurs. La flagellation avait eu lieu sinon dehors, du moins dans une salle extérieure. Pendant qu'on préparait la croix, les soldats qui avaient rendu à Jésus ses habits appellent leurs camarades, dans la pensée de se moquer de ce roi des Juifs. Le prétoire est ici le palais du gouverneur; on n’y introduit Jésus que pour ÿ trouver les soldats dans leur corps

de garde.

28) Nous lisons ἐχδύσαντες (avec THHetz 5 Vog), et non ἐνδύσαντες (avec B N° D.

151 ἃ Ὁ c ff? q syrsin.), qui nous paraît une correction suggérée par la nudité au moment de la flagellation. Mt. ἃ suivi un parallélisme exact : dépouiller, revêtir, deux fois (cf. v. 31). Il est probable d’ailleurs que les soldats qui ont

d'abord laissé Jésus reprendre ses habits ne lui ont enlevé ensuite que les

vêtements de dessus, pour les remplacer par une chlamyde écarlate.G e manteau

large et flottant, emprunté à l’un d'eux, figurait la pourpre (Jo. et Mc.), mais

Mt. pour cette fois, est plus près de la réalité technique. L'addition du manteau de pourpre et de la chlamyde dans D etc., est pure harmonisation (ΒΒ. 1921, p. 21). Mec. avait employé περιτίθημι de la couronne, dans un sens parfaitement classique; le même mot dans Mt. est pris au sens de revêtir comme dans Gen. xxvir, 16,

représentant l’hébreu w20 (à hiph.).

2 IS ΖΕΙ͂ χλαμύδα AT περιέθηχαν αὐτῷ, "9 χαὶ ἘΣΎ ΕΖ,

-Θ Ἐ ο - (QE Ca Q= J - D Εἰ =

ASE 3 ΤΊ D - Les ἐπέθηχαν ἐπὶ τῆς χεφαλῆς αὐτοῦ ral χάλαμον ἐν τῇ Ἴ: αὐτοῦ, χαὶ YOVU

RE Ed ; κι RACE, Mn πετήσαντες ἔμπροσθεν αὐτοῦ ἐνέπαιξαν αὐτῷ λέγοντες Χαῖρε, βασιλεῦ τῶν #74 ‘ ν᾿ & Ν᾽

τ΄ Ἰουδαίων, yat ἐμπτύσαντες εἰς αὐτὸν ἔλαβον τὸν χάλαμον χαὶ ἔτυπτον

ἣ | pda καὶ ἐνέδυσαν αὐτὸν τὰ ἱμάτια αὐτοῦ, χαὶ ἀπήγαγον αὐτὸν εἰς τὸ σταυ-

|! Σίμωνα τοῦτον ἠγγάρευσαν ἵνα don τὸν σταυρὸν αὐτοῦ. % Καὶ ἐλθόντες

nn } «εἰς τόπον λεγόμενον Γολγοθά,. ὃ ἐστιν Κρανίου Toros λεγόμενος, 5: ἔδωχαν ο

me. ᾿ té : 2 \ δι" 29. ενεπαιξαν (TH) plutôt que ενεπαιζον (SV). --- βασιλευ (TH) plutôt que © βασιλεὺς “. (SV): -

33. Γολγαθα (5) faute d'impression.

ne D ;

ss 29) Le πλέξαντες de Mc. est assez mal placé, comme s’il avait été oublié. Mt. dit Ἂ tout posément comment on tressa la couronne pour l'imposer ensuite sur la ® tête. De plus il mentionne le roseau placé dans la main de Jésus, c'est-à-dire en | guise de sceptre. Le Sauveur avait peut-être les mains liées; ou bien dans son __ épuisement, elles étaient comme celles d’un mort où l’on place un chapelet ouuncrucifix;ilne pouvait s'opposer à ce jeu cruel. L'installation du monarque * achevée, on lui rend hommage, le salut ironique accompagnant naturellement τ la génuflexion, tandis que Mc. commence par le salut et place la génuflexion où après les outrages; il est clair que l’ordre de Mt. est le plus naturel. Dans les deux, la moquerie de l'hommage est aussitôt accentuée par les insultes. 30) Pour que le ridicule soit plus sensible, c’est le sceptre de comédie qui ἢ servira à frapper le patient. Le roseau dont Me. parle enfin n’est pas employé pour la douleur qu'il cause, mais par dérision; c’est donc bien celui qui servait de sceptre, et Me. lui suppose le rôle qu'avait indiqué Mt. Tous deux y joignent des crachats, dont on ne peut dire 515 précédaient (Mt.) ou suivaient (Mc.) les | coups sur la tête.

31) Comme Me., sauf la chlamyde au lieu de la pourpre, pour 342. Mais dans

ὌΝ Mt. la même phrase contient aussi (31b) le départ pour le lieu du crucifiement, 4 ᾿ Ἶ en termes un peu différents de ceux de Me.

32. LE CHEMIN DE LA CRoIx (Me. xv, 21 ; Le. xxur, 26-32; Jo. χιχ, 172).

Mt. n’a qu'un verset pour le chemin de la croix, car au v. 33 on est arrivé, comme dans Le., tandis que dans Mc. et Jo. le Golgotha apparaît comme terme de la marche. |

92) ἐξερχόμενοι : du prétoire ou de la ville? Ce mot propre à Mt. doit indiquer la sortie de la ville, car ἀπήγαγον au v. précédent indique qu'on avait fait un certain chemin. Cela est en harmonie avec Jo., où Jésus porte la croix, et n’est pas en contradiction avec Mc., sans être cependant suggéré par lui. — Mt. n’a ni

et

ils l’enveloppèrent d’une casaque écarlate, %et tressant une cou-

ronne avec des épines, ils la lui placèrent sur la tête, avec unroseau

dans la main droite, et ployant le genou devant lui, ils se jouèrent de lui en disant : « Salut, roi des Juifs; » 80 οἱ crachant sur lui, ils

. prirent le roseau et le frappaient à la tête. “1 Et après s'être jouésde

lui, ils le dévêtirent de la casaque, lui remirent ses vêtements, et #6

ils l'emmenèrent pour le crucifier. | 2 En sortant, ils trouvèrent un homme de Cyrène, nommé Simon; ‘ils le réquisitionnèrent pour porter sa croix. #Et venus au lieu nommé Golgotha, — c'est Le lieu nommé « du Crâne » — 3411s lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel ; #£et l'ayant goûté, il ne voulut

« venant des champs » (Mc. [,6.}, ni« père d'Alexandre et de Rufus » (Mc. seul), LU

mais la réquisition avec Me.; sur ἀγγαρεύω (ici à l’aor. et non au présent hist), τ

Co At μ 33-44. LE CRUCIFIEMENT. LES ΜΟΟΘΕΆΙΕΒ. (Mc. xv, 22-32; Le. χχπι, 33-43; Jo. ΧΙΧ, à 17b-27). KE Pour l'ordre de Le., cf. Comm. — Mt. va avec Mc., mais avec des différences assez notables, dont on ne peut dire qu’elles relèvent de changements intentionnels.

33) Même contenu que Mc. et Jo. (Le. omet le mot araméen Golgotha); mais la . 3 rédaction de Mt., contre son ordinaire, est la plus embarrassée, avec deux fois

λεγόμενος, au lieu de μεθερμηνευόμενος (Mc.). Le texte araméen ne devait avoir

(comme syrsin.) que : «le lieu nommé Golgotha »; le reste est décelé par sa

gaucherie même comme l'œuvre du traducteur. D'après Dalman (Aram. Gram? Ὁ

166), la forme araméenne étant goulgoltha, ce sont les Grecs qui ont enlevé un

! pour faciliter la prononciation; mais les Syriens ont obtenu le même résultat par la forme gagultha. 1] est probable que la prononciation araméenne à. “

Jérusalem était déjà Golgotha, les noms de lieu étant plus aisément estropiés

que les autres. — Klost. et MCN. effacent λεγόμενος sur l'autorité den° sal. boh. τῇ À

--D 9 etc. latt. (exc. ff r), qui ont simplement supprimé un mot jugé inutile, que

personne n’aurait eu la pensée d'ajouter. ΟΝ

84) La lecon ὄξος (A etc.) au lieu de οἶνον est une aggravation de la malice des Hs Juifs, d’après le ps. Lxvur, 22 : καὶ ἔδωχαν εἰς τὸ βρῶμά pou χολήν (WIN), καὶ sig τὴν δίψον μου ἐπότισάν με ὄξος. C'était déjà la pensée de l'évangile de Pierre (VS ποτίσατε αὐτὸν χολὴν μετὰ ὄξους καὶ χεράσαντες ἐπότισαν (dans le contexte du.

vinaigre du v. 48 et parallèle). De même Barn. vu, 3: ἀλλὰ καὶ σταυρωθεὶς ἐποτίζετο M:

ὄξει χαὶ χολῇ. Ici la leçon est surtout antiochienne (et Orig. latin). Si Mt. l'avait écrite, il eût sûrement indiqué la prophétie du psalmiste. Mais pourquoi ἀ-ἰ-ἢ

ajouté au vin la χολή au lieu de la myrrhe de Mc., qui est selon les usages? Ce

mot dans 165 LXX traduit πον, absinthe, et wN, plante vénéneuse, mais aussi

(Job xvr, 14) ΠῚ ou (Job xx, 14) no « fiel ». Le traducteur Mt. lisant

NTM2 (aram.) « myrrhe », ἃ peut-être compris fiel (We). Mais c’est bien le

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