LA GARDE DU TOMBEAU
Propre à Mt. McNeile insinue Dent que c'est une addition à l’évangile de Mt. Mais il y est fait allusion xxvinr, 4, 41-15. — Les critiques non catholiques sont d'accord pour voir dans ce morceau le type des récits nés d’une préoccupation apologétique et destinés à servir de preuve. Les Juifs ont prétendu que le
2 corps de Jésus avait été volé par ses disciples : on leur répondait du tac au tac
qu’eux-mêmes en avaient eu la ERrUé, et on finit par le croire et par le raconter.
— Mais pour nous l’étonnant est qu’on ait pu faire cette réponse et s’y complaire assez pour lui donner une forme historique, s’il avait été loisible aux Juifs de
la démentir. C'était un point brûlant, d’une souveraine importance, et facile à constater. Et si la légende avait été créée de toutes pièces pour confondre les Juifs, pourquoi dole laissé passer toute une nuit, le seul moment où il y avait encore chance de ranimer Jésus s’il n’était pas mort? pourquoi les gardes
n’étaient-ils pas la propre police du Sanhédrin? Aussi bien les faits sont assurément yraisemblables, et racontés selon les vraisemblances historiques. Ils sont :
garantis par la véracité d'un évangile accueilli dans l'Église comme l’expression de la vérité.
62) La désignation du jour ést peu naturelle, mais c’est clairement le matin,
qui suivit la mort de Jésus. Il eût été plus simple de dire : le jour du sabbat.
On a pensé que quand Mt. écrivait, le jour de la mort du Christ était déjà la ᾧ parascève par excellence, et qu’il préféra cette désignation à celle du sabbat, a?
désormais périmé (Schanz); mais Mt. nommera le sabbat (xxvm, 1) et nous ne
pouvons attribuer cette péricope à un auteur distinct (contre MeNeile). 1] semble gue Mt. a voulu indiquer que la préparation (du sabbat) étant achevée, les prêtres, ᾿ etc. avaient eu le loisir de se rassembler. D'ailleurs la circonstance de la παρασχευή avait été bien notée par les premiers chrétiens, car elle se trouve dans
Mc. dans Le. et dans Jo. comme dans Mt.
— On objecte que le Sanhédrin ne se serait pas réuni officiellement le jour du ᾿
“4 536 ÉVANGILE SELON SAIN] MATTHIEU, xxvII, 63-65.
- . - ᾿" F0 2 Α « ρεῖς χαὶ οἱ Φαρισαῖοι πρὸς [Πιλᾶτον 63 λέγοντες [Κύριε, ἐμνήσθημεν ὅτι À rev ἔτι ζῶν Μετὰ τρεῖς ἡμέρας ἐγείρομαι. Fxéheuooy à = 2 + F Ὡ , . Ζ Εν , οὖν ἀσφαλισθῆναι τὸν τάφον ἕως τῆς τρίτης ἡμέρας, μιῇ ποτε ἐλθόντες οἵ x + = 2 ΄ LUE Lt μαθηταὶ αὐτοῦ χλέψωσιν αὐτὸν καὶ εἴπωσιν τῷ λαῷ ᾿Πγέρθη ἀπὸ τῶν νεχρῶν;
à Ἔχετε κουστωδίαν, ὑπάγετε ἀσφαλίσασθε ὡς οἴδατε. Moi δὲ πορευθέντε r ᾽ Ν Ν = ᾿ με, ὶ ᾿ς ἠσφαλίσαντο τὸν τάφον σφραγίσαντες τὸν λίθον μετὰ τῆς χουστωδίας.
θά. αὐτου (SV) plutôt que, om. (TH).