‹ Évangile selon saint MatthieuChapitre 336 sur 350 · TES · texte numérisé non relu

TES

» ὑ χβενῥᾳ Ἃ » DES τὸν ὄψεσθε᾽ ἰδοὺ εἶπον ὑμῖν. Bat ἀπελθοῦσαι ταχὺ ἀπὸ τοῦ μνημείου

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χεῖ αἱ Al

era φόβου χαὶ χαρᾶς μεγάλης ἔδραμον ἀπαγγεῖλαι τοῖς μαθηταῖς αὐτοῦ. 4 APE MEN ANTSNESE \

ἐχρ ἄτησαν αὐτοῦ τοὺς πόδας χαὶ pe αὐτῷ, 10 τότε λέγει αὐυταις

᾽ ᾽ LE 3 "κα δού τινες τῆς χουστωδίας ἐλθόντες εἰς τὴν πόλιν ἀπήγγειλαν τοῖς

θεῖσθε, quoique les circonstances dans Mt. soient beaucoup plus éclatantes. — ὑμεῖς après le verbe a une saveur sémitique. — « Je sais que », indique explicitement la connaissance surnaturelle de l’ange. Il manque à Mt. nazaréen, qui est touchant adressé à des Galiléennes.

6) L'ordre de Mt. est plus rationnel : « il n’est pas ici, car ...» mais le cri : « il est ressuscité, il n’est pas ici » (Mc.) est plus vivant. Mt. a ajouté καθὼς εἶπεν, selon son habitude d’insister sur la réalisation des prophéties. Comme les femmes étaient Loujours dehors, il dit δεῦτε ἴδετε, invitation à entrer et à voir, au lieu du simple ἴδε. — ἔχειτο est aussi plus indiqué par la situation, tandis que ἔθηχαν de Me. est déjà un défi aux ennemis de Jésus.

7) Plus circonstancii que dans Mc., ταχύ, ἠγέρθη ἀπὸ τῶν νεχρῶν, mais avec l’omission de Pierre qui serait inexplicable en cas d'emprunt, d'autant que Mt. le met volontiers en scène. On dit qu'il ne se proposait pas de raconter une apparition à Pierre. Mais s’il avait suivi Mc., il aurait pu la raconter. — ἰδοὺ εἶπον ὑμῖν au lieu de καθὼς εἶπεν ὑμῖν, non pour donner une autre tournure au texte de Me., mais simplement parce que l’ange a déjà employé les deux premiers mots (6). D'ailleurs la tournure de Mt. est sémitique; cf. Tobie, 1, 14 : ἰδοὺ γνωστὰ πάντα μετά σου. Je vous ai tout dit, agissez en conséquence.

8) Si l'évangile de Mc. ἃ été mutilé par un accident quelconque après le v. 8, on peut expliquer qu’il ait cru opportun de dire que les femmes n’ont parlé à personne à-cause de leur frayeur. Et certes il était fort extraordinaire que les femmes n'aient pas aussitôt crié la nouvelle à tout venant. Mc. pouvait raconter après comment elles avaient été encouragées à parler par Jésus lui-même, mais seulement aux disciples, etc. Si l'épisode est clos dans Μο., l'accord réel avec Mt. est plus difficile. On peut toujours supposer que les dispositions des femmes ont changé. Mais, dans les deux cas, on ne constate pas une dépendance littéraire de Mt. Dans son texte il n’est pas dit que les femmes sortent, quoiqu'’elles aient dû entrer pour obéir à l'ange, mais seulement qu’elles ont aussitôt, ταχύ (comme v. 7), exécuté leur mission, même en courant. A la crainte, que Mt.

exprime beaucoup moins fortement que Mc. et sans la fuite, il a joint une grande

joie; les deux sentiments étant parfaitement conciliables; la joie seule est grande, dans l’impatience de transmettre une bonne nouvelle : Obstipuit simul

pas, vous; car je sais que vous cherchez Jésus le crucifié; 6il n’est point ici, car il est ressuscité comme il l’a dit; venez, voyez l'endroit où il était déposé; 7et partant bien vite dites à ses disciples qu'il est ressuscité d’entre les morts, et voici qu’il vous précède en Gali- 166: là vous Le verrez; c'est ce que je voulais vous dire » $ Et quittant bien vite le tombeau avec [des sentiments de} crainte et d'une grande joie, elles coururent porter la nouvelle à ses disciples. ὃ Εἰ voici que Jésus se présenta à elles, disant : « Salut! » Elles, s’approchant, se saisirent de ses pieds et se prosternèrent devant lui. 10 Alors Jésus leur dit : « Ne craignez point. Allez, faites savoir à mes frères qu'ils aillent en Galilée; et là, ils me verront. »

1 Comme elles étaient en chemin, voici que quelques hommes de la garde vinrent en ville pour annoncer aux princes des prêtres

ipse, simul percussus Achates | Laetiliaque meluque; avidi conjungere dextras (Virc. Aen. 1, 513 s.; cf. χι, 807).

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