‹ Évangile selon saint MatthieuChapitre 34 sur 350 · AIRE · texte numérisé non relu

AIRE

re N° 46. ἐξ τ Φ ν ᾿ ὃ A x F Mt. 1x, 27-31 raconte la guérison de deux aveugles. Ce ne doit pas être

le même miracle que Mt. xx, 29-34; du moins il n'y ἃ pas d'indices tout à fait convaincants. À

Il est certain que Mt. xx, 29-34 est dans la situation de Me. x, 46-32(et

de Le. xvmm, 35-43). Mais les différences sont assez grandes. S'ily aeu ο΄ deux miracles distincts dans Mt., le second récit aurait été écrit d’après À le premier. S'il n’y a qu'un miracle répété, Mt. s’est servi d'avance du …

récit qu'il avait recueilli pour Jéricho. Ce qui serait le doublet véritable a dépendrait de Mt. et non de Mc. Le récit principal serait à juger d'après we les critères ordinaires : il y a trop de différences pour qu'on conclueà une dépendance d'aucun côté. |

2 historiques propres. Cela nous est suggéré par Le. χι, 14.15. Mais Mc... n'est pas en cause. 4

Mt. x, 38.39 est l'introduction au n° 9 A), et Mt. xvr,.2est l'introduction au n°9 B). Mt. a trouvé la première dans Q d’après les critiques et la seconde dans Mc. vu, 41.12. Mais s’il était indépendant de Mc. dans le premier cas, ce que prouve Le. x1, 16, il a dû s’imiter lui-même pour le cadre historique comme pour la réponse, sans recourir à Mc. qui allait au refus d’un signe. Ἢ

EVT 04

A) Mt. 11, 3... κηρύσσων ἐν τῇ Mc. 1,4, 1,0. nur, 8... κηρύσσων Bérἐρήμῳ τῆς ᾿Ιουδαίας λέγων Μετανοεῖτε, τισμα μετανοίας. ἢ ἤγγικεν γὰρ ἣ βασιλεία τῶν οὐρανῶν. τ

B) Mt. τν, 17 … ἤρξατο ὁ ᾿Ιησοῦς Me. 1, 14.1δ... ἤλθεν ὃ ᾿Ιησοῦς ... ἐν κηρύσσειν χαὶ λέγειν Μετανοεῖτε, ἤγικχεν τῷ εὐαγγελίῳ. x γὰρ ἣ βασιλεία τῶν οὐρανῶν.

Ur

| Cette fois encore on prétend que Mt. a d'abôrd développé puis résumé Ὁ les textes de Mc. C’est au contraire un cas très clair où il se copie luimême, et avec une simplicité étonnante, car il prête au Baptiste la

même prédication qu’à Jésus, à savoir l'approche du royaume des cieux. La réflexion et la nuance ne sont-elles pas du côté de Mc. et de Le.?

LVIIT INTRODUCTION.

A) Mt. τι, 10 πᾶν οὖν δένδρον μὴ Le. ΠΙ, 9" πᾶν οὖν δένδρον μὴ ποιοῦν

B) Mt. vit, 19 πᾶν δένδρον x. τ. À. *

Même cas; Mt. met dans la bouche de Jésus une parole qu’ila attribuée au Baptiste, comme γεννήματα ἐχιδνῶν x11, 34 et ΧΧπι, 33, aussi dans 1Π; He LC: τῶι, 7.

Autant d'indices du peù de soin qu'il prend de ne pas se répéter. Nous avons déjà dit que nous ne pouvons considérer comme un doublet dans la discussion présente la répétition d'une citation Mt. 1x, 18 et xu1, 7, qui est le n° 21 de Hawkins.

Son n° 22 est l'emploi pour un cas distinct d’une formule transposée, . Mt. xvr, 19 et xvir, 18, ce qui donne l'impression d'une reproduction fidèle selon les procédés de l'esprit sémitique.

Nous ne saurions donc voir dans les doublets de Mt., la preuve € ou même l'indice qu'un écrivain original ait suivi le texte de Mc., car ce que

nous avons dit de 1, 7, 8, 11 peut avoir été l’œuvre du traducteur. On

peut aussi conclure de cet examen que, avant de rédiger son livre, Ma. avait déjà écrit beaucoup d’épisodes et de paroles de Jésus. Lorsqu'il ἃ composé son évangile, et spécialement ses grands discours, il ἃ puisé dans des matériaux déjà mis au net pour produire un certain effet, sauf à revenir aux faits eux-mêmes. Naturellement il ἃ dû lui arriver aussi comme à tout le monde d'écrire deux événements de la même manière.

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