om. τῆς a. γῆς (TSV) et non add. (H
tournure se produit donc même sans l'opposition de μέν et de δέ, de sorte qu'il n’y ἃ pas lieu de rejeter le texte (Branpr, Die ev. Gésch. p. 355 s.). Le texte est d'autant plus important que ce n’est point une conciliation voulue avec Le. On voit que si Mt. n’a pas parlé de ce qui s’est passé à Jérusalem; ce n’est pas qu'il . l'ait ignoré. Arrivé au terme de son volume, il lui suffisait de la scène grandiose de la mission en Galilée, où l’évangile avait d'abord été prêché, où les apôtres avaient été choisis pour la mission que Jésus va leur conférer très solennellement.
18) La résurrection, sans séparer complètement le Christ dé ses disciples, l’a cependant investi d'une puissance qu'il possédait déjà, mais qui était comme
voilée : var, 29; 1x, 6; χι, 27. Cf. Dan. vir, 14 : καὶ ἐδόθη αὐτῷ ἐξουσία... χαὶ ἣ
ἐξουσία αὐτοῦ ἐξουσία αἰώνιος (LXX). Le ms. Θ, 1353 de 504. avec syrpal. ajoutent après γῆς : χαθως ἀπεσταλχεν pe ο πατὴρ xayw ἀποστελλω vuas, d'après Jo. xx, 21. 19) oùv qui est sûrement authentique montre clairement, — ce qui résulte déjà du contexte, — que la mission des Apôtres dérive du pouvoir du Christ. Elle sera donc universelle comme ce pouvoir; cf. xxiv, 44. On comprend très bien que la restriction aux brebis d'Israël (Mt. x, 5) ait été levée en ce moment. Mais Klost. et McNeile objectent que si Jésus avait prononcé aussi clairement sa volonté dernière, l'attitude des apôtres envers les Gentils serait inexplicable; et l'on cite Act. x. — Cependant l'accession des Gentils faisait partie des principales prophéties, surtout d’Isaïe, aussi clairement qu'ici. La difficulté de Act. x était
de savoir si on devait aller les chercher et les recevoir comme Gentils encore
impurs, ou les relever d’abord de leur impureté par la circoncision. — μαθητεύω est l'instruction religieuse après laquelle on est disposé à demander l'initiation; ce verbe (à-l’aoriste) commande les deux actions qui suivent ; baptiser et instruire pratiquement. — M. Conybeare (ΖΗ ΤῊ τι, p. 275 ss.) a cité des textes d’Eusèbe ainsi conçus : ..«ἔθνη ἐν τῷ ὀνοματί μου διδάσχοντες x. τ. À. Mais Eusèbe
lui-même ὁ. Marcell. τ, 1; Théol. eccl. τι, 5; Ep. ad Caes. (citée par Socr. Hist.
eccl. τ, 8) a la formule complète qui est celle de tous les mss. et de toutes les versions (aucune divergence sur ce point dans Soden). Il faut donc reconnaître qu'Eusèbe ἃ abrégé dans certains cas, pour ne mettre en relief que la prédica- - lion au nom du Christ, mais que la formule trinitaire du baptême est bien dans Mt.; cf. Justin, I Apol., 61 : ἐπ᾿ ὀνόματος γὰρ τοῦ πατρὸς τῶν ὅλων καὶ δεσπότου
ποιοῦνται, οἱ Didachè, vu, 1; ΤΕΚΤ. de Bapt. χα; de Praeser. ΧΙ XXNIT lat. ΓΜ, XVI, 1 si bien que l adhésion à à la boutade de Conybeare est un vrai défi à la
eux qui avaient douté. 1SEt Jésus, s’'approchant, leur parla,
disant : « Toute puissance m’a été donnée dans le ciel et sur la terre. Allez donc, enseignez toutes les nations, les baptisant au
nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, leur apprenant à pra-
tiquer tout ce que je vous ai commandé. Et voici que je suis avec vous en tout temps jusqu’à la consommation du siècle. »
critique textuelle. — De plus, Mt. n'a pas hésité à attribuer au Christ cet ordre du baptême, confirmé en cela par Mc. xvr, 16. Si Le. @x1v, 47) n’en ἃ pas parlé, ce n'est pas une raison pour supposer que Mt. l’a remanié de son autorité propre (contre MeNeile). D'où serait venu, sinon du Christ, un précepte aussi rigoureusement et universellement pratiqué, et pourquoi ne l’aurait-il pas intimé au moment assigné par Mt.? Paul ne se croyait pas appelé par le Christ pour baptiser, mais il supposait bien que d'autres avaient été destinés par le Christ pour cet office ([ Cor. τ, 17).
— εἰς τὸ ὄνομα (HerTmüLLER, Im Namen Jesu, 1903) indique plutôt la consécra-
tion à, et ἐπὶ τῷ ὀνόματι (Act. τι, 38) l’appartenance effective et l'influence du
nom, mais les deux expressions supposent bien l'emploi du nom, ici celui du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Celui qui après un premier enseignement est devenu disciple confesse le Père, le Fils et le Saint-Esprit, et s’initie à leur culte par une véritable union, agréée par eux du fait que leur nom est prononcé. ᾿
20) Après le baptème, l'enseignement pratique. Jésus-Christ établit en quelques mots une institution fondamentale, ignorée de l'antiquité jusqu'alors, la prédication à la fois religieuse et morale des préceptes. Ces préceptes sont ceux du Christ, puisqu'il ἃ promulgué de nouveau la loi morale sous une forme plus
. parfaite. Ce devoir incombe aux chefs de la hiérarchie, tandis que chez les Juifs, il n'avait été rempli que de temps en temps par les prophètes, et très
imparfaitement par les scribes, commentateurs de la Loi. Aussi le Christ promet-il à ses apôtres une assistance spéciale. Elle est nommée une présence, c'est-à-dire spirituelle, car ces paroles ne peuvent signifier qu'un adieu. La consommation du temps ne pent signifier, surtout après πάσας τὰς ἡμέρας, qu'un avenir indéterminé et plutôt lointain.
(65 dernières paroles du Seigneur sont consolantes, surtout pour nous qui pouvons constater l'accomplissement miraculeux de tout ce petit discours. Les mots pressés sont chargés de sens : les Apôtres recoivent une mission qui s'étend à toutes les nations; elle tient en trois offices, qui n’ont jamais cessé d’être remplis. L’affirmation de Ja puissance accordée au ressuscité se vérifie par l'assistance qu’il ἃ donnée, ou plutôt par cette présence dont tous les fidèles sont pénétrés.
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