IL. Développements de M
M. Allen nous dit ensuite que Mt. qui raccourcit les narrations de Mc. a développé ses discours. Exemples :
Mc. 1, 7-8, la prédication du Baptiste; dans Mt. xx, 7- 12. — Mais ce développement est aussi dans Le. Si Mt. avait alors pour source comme on le dit le document O, tout au plus pourrait-on conclure qu'il a combiné deux documents, non pas qu'il a amplifié Mc. D'ailleurs la partie que Mt. 111, 11 ἃ en parallèle avec Mc. (ur, 7-8) se prolonge par le v. 12 en union avec Le. m1, 47. C’est donc Mc. qui donne ici l'impression d’un extrait.
Mc. mr, 22-26, Béelzéboul, serait développé dans Mt. χιι, 24-45. — Mais toujours avec Lc., c’est-à-dire d’après les critiques, en suivant Q!
Mc. 1v n'a que trois paraboles, Mt. en a sept. — Ce ne serait pas une amplification, mais une addition. L'importance que donnent Mc. et Mt. à cette manifestation en paraboles est en faveur du plus grand nombre comme thème original, sinon dans la réalité des faits.
Mc. vi, 8-11 développé dans Mt. x, 5-42. — Il est clair que Mt. a profité
de la Mission pour composer un grand discours de mission. Mais était-ce pour amplifier Mc? C'est son dessein même.
Mc. 1x, 35-50, enseignement sur la grandeur, développé dans Mt. xvrnr, 2-35. — C’est bien autre chose! Après une partie plus ou moins parallèle à Mc., où Mt. pourrait bien avoir ajouté quelque chose à Ma. d'après Me.,
ar exempl
72 C1 communauté. Mt. ne pouvait-il prendre la première partie où il a pris
Ja seconde?
Me. χη, 37°-40 est le noyau du ch. χχιπ. — Certainement non! A supposer que Ma. soit distinct de Q, Mt. n'avait pas besoin de Mc. ayant à sa disposition une sourceisi riche. Voir le Com.
2 Me. χπὶ est développé dans Mt. xxIv-Xxv au double de sa longueur. Il est plus riche, mais par son contenu, non par une amplification. Sur ce
discours eschatologique, voir Com.
44 ΟΠ ΠΙ. Changements relatifs à la Personne de Jésus.
+ Voici qui est très important. On admet que les écrivains chrétiens parlant du Christ lui ont témoigné toujours plus de respect. Mare, dit-on, ne se fait aucun scrupule de mettre en lumière les côtés humains,
du Christ, et les limitations que lui impose sa nature humaine. Mt.
efface ou estompe ces traits. 1] est donc le plus récent. — Distinguons +. ce qui regarde l'expression de la sensibilité, de la connaissance, et du pouvoir. À ; | ἡ Mt. omet les émotions exprimées par Mc.
τ Νὸ, T1, 5 περιδλεψάμενος αὐτοὺς μετ᾽ ὀργῆς συνλυπούμενος. Eh y, A σπλαγχνισθείς, ou d’après D ὀργισθείς. . —1,483 ἐμδριμησάμενος. ᾿ Dr, 21 ἐξέστη (Opinion que Mc. ne prend pas à son compte). — vin, 12 ἀναστενάξας τῷ πνεύματι. Ὶ |
τς αν, 383 ἐχθαμδεῖσθαι est remplacé par λυπεῖσθαι (qui prépare mieux la tristesse que Jésus va exprimer).
Li On peut ajouter 1x, 36; x, 16 ἐναγχαλισάμενος αὐτό (αὐτά). . : | | Si ces cas étaient des omissions, et si elles étaient systématiques, cela ο΄ supposerait que Mt. n’a pas voulu laisser voir la compassion du Sauveur, qu'il exprime ailleurs quatre fois (x, 36; χιν, 14; xv, 32; xx, 34), ni son indignation, trait beaucoup plus saillant dans son évangile qûe dans tout 02 autre (ch: xxur!). Si les démonstrations affectueuses, l'amitié de Jésus - * . » - . . .
Me devaient dès lors être dissimulées, le quatrième évangile sera le premier de tous. Si Mt. a refusé les soupirs au Sauveur, parce que ce n'était plus | de son temps, pourquoi Le. et Jo. lui accordent-ils les pleurs ? ne ΤΙ faut simplement constater que Mt. n'avait aucune raison d’omettre Ἷ ces traits. S'il avait suivi Mc. il les eût peut-être notés. Mais d’ailleurs
À qu'il ne fait pas voir les choses.
He b) La question de la science de Jésus est plus délicate. Mt. n'emploie jamais περιδλέπομαι, pour le regard circulaire que Jésus
A ΤᾺ TE DR aus AURA ᾿ ἼΩΝ % : CU PME τς e Mt. χγιπ, 8-9, Mt. donne les enseignements nécessaires FACE
ilsne venaient pas naturellement sous sa plume. Il faut toujours répéter