ἀφεῖλεν Mc. x1v, 47; Mt. xxvI, 51; Le. xx
. 15. ἀνέξομαι μῶν Mc. 1x, 19 ; Mt. xvir, 17; Le. 1x, A.
10. xatacxnvoiv Mc. 1v, 32; Mt. χα. 32; κατεσχήνωσεν LC. x, 19.
Non moins significatifs que les mots rares, sont les mots employés si fréquemment par un auteur qu'ils deviennent une caractéristique. Ainsi εὐθύς dans Mc. quarante et une fois, et dans Mt. sept fois, toujours dans des passages parallèles à Mc. Il est vrai que Mt. a onze fois εὐθέως, que Mc. n’emploie pas, mais sept de ces cas répondent à des εὐθύς de Me., et deux sont mieux placés (1v, 20.22) que dans Mc. (τ, 18.20). Des quatre cas propres à Mt. deux paraissent ajoutés au contexte de Mc., deux seulement sont propres {xiv, 31; xxv, 15). Si l'on ajoute que Le. n'a εὐθέως que six fois et εὐθύς une seule fois, Jo. trois fois εὐθέως et trois fois εὐθύς, on ne peut se soustraire à l'évidence d’une dépendance de Mt. Mais on ne saurait prouver que ce soil le fait d’un auteur original. La soudaineté n'est point le propre de Mc. Car Le. a-huit fois παραχρῆμα pour des miracles, Mt. seulement deux fois (xxr, 19.20). Maison lui ἃ reproché d’avoir insisté sur les miracles instantanés, comme dans vu, 13; 1x, 22; xv, 28; xvut, 18, ordinairement par ἀπὸ τῆς ὥρας ἐκείνης.
Il est donc vraisemblable que la soudaineté était le fait du texte
CRITIQUE LITTÉRAIRE. ; LXX
araméen, comme de Mc., et qu'elle a été rendue en grec de diverses
manières. :
On a aHégué aussi πάλιν, Me. vingt-six fois et Mt. seize fois ; mais quatre "
fois seulement avec Mc. Il n’y a donc pas coïncidence.
Insister sur les ressemblances des expressions serait enfoncer une porte ouverte. Et la ressemblance ne tranche pas la question de priorité. . Aussi, sur ce terrain, comme à propos des abréviations et des amplifications, on cite.de préférence les dissemblances qui paraissent avoir
dans Mt. le caractère de corrections volontaires. Ce sont des mots rares
ou incorrects ou trop familiers de Mc. qui seraient remplacés par Mt. |
avec avantage : ἕ Mc. 1, 10 'σχιζομένους : Mt. 1, 10 ἠνεῴχθησαν 1, 12 ἐχθάλλει IV, 1 ἀνήχθη ' 1, 16 ἀμφιῤξάλλοντας : IV, 18 βάλλοντας ἀμοίόληστρον 11, 11 κράδαττον : 1x, 6 χλίνην ‘on 11, 21 ἐπιράπτει IX, 16 ἐπιδάλλει XI, 8 στιύάδας ΧΧΙ, 8 χλάδους .
XIV, 19 εἷς κατὰ εἷς XXVI, 22 εἷς ἕκαστος XIV, A ἀπέχει XXVI, 45 rien.
XI, 72 ἐπιθαλών xxXvVI, 75 ἐξελθὼν ἔξω ΟΧΥ, ΔἸ ἀνέσεισαν XXVII, 20 ἔπεισαν
Cette liste a surtout pour intérêt de relever le style expressif mais familier de Mc. On pourrait écrire autrement sans avoir le dessein de le corriger. Et il faudrait aussi noter des cas où Mt. est inférieur comme élégance ou fait naître une difficulté. >
x1V, 23 ἀπολύσας, répétition, après ἀπολύσῃ du v. précédent, tandis que Mc. vi, 46 varie avec ἀποταξάμενος.
xv, 6, l’aoriste ἠχυρώσατε est moins naturel que ἀκυροῦντες, MC. ΥἹΙ, 18. αν, 26 ne contient pas le πρῶτον de Mc. vi, 27, qui supprime toute difficulté. ΚΜ
xvi, 98 est plus difficile à expliquer que Μο. τχ, À et Le. 1x, 27.
xx, 8, répétition de στρωννύω, et de ἐν τῇ ὁδῷ évitées dans Mc. χι, 8.
xx, 20 μηδὲ σαύβάτῳ, absent de Mc. xur, 18.
xxvir, 17. Si la leçon Jésus Barabbas est authentique, n'est-elle pas plus ancienne que le vague Mc. xv, 9?
Une des plus fines remarques de M. Allen, c'est que Mt. emploiemmoins volontiers que Mc. un verbe composé suivi de la même préposition. Par exemple au lieu de εἰσῆλθον εἰς (Mc. v, 13), il dit ἀπῆλθον εἰς, Mais s'il semble avoir eu cette précaution une douzaine de fois, il ne l'a pas prise dans seize cas. ᾿
ΠΥ a sans doute là un instinct d'écrivain plutôt qu'un dessein de
an
Es puriste qui corrige. Si Mt. avait épluché Mc. dans ce détail, ἐ aurait dû A être plus sévère dans d’autres cas.
Ilen est de même pour l'emploi des prépositions. Si Mt. met évau lieu de εἰς ou réciproquement, on peut donner raison aux deux selon la ce nuance de leur pensée, Il semble cependant que ἐπί (Mt. mi, 16) est décidément meilleur que εἰς (Me. τ, 10). Mais c’est si naturel! ἐπί (Mt. xxvi, 64) est plus digne du Christ que μετά (Me. XIV 62) mais c’est aussi le texte de Dan. vu, 13 d'après les LXX (Théod. μετά avec l’'araméen). ἡ