RATE
τ΄ θυσιαστήριον. Mt. 6; Le. 2 dont 1, 11. Le. x1, δ᾽ — Mt. χχπι, 35. C'est le ΔΥῸ pendant de δῶρον, un terme de la controverse avec les docteurs. | ἡμέρα κρίσεως Mt. x, 15; x1, 22.24; x, 36, ni Me. ni Le. Mais Le. dit ἐν τῇ κρίσει x, 14 (— Mit. x1, 29 ἐν ἡμέρᾳ κρίσεως) et xt, 31.32 — Mt. ἀπ, A2. ἐν τῇ κρίσει.
Mt. a donc les deux ἘΕΡΈΘΕΞΙΘΠΕΙ exactement comme dans les Psaumes de Salomon, xv, 13 ἐν ἡμέρᾳ κρίσεως et 1v, 2 ἐν κρίσει. La première «expression est la plus ancienne; cf. Judith xvr, 47. Le. a préféré l’autre. 377 ΝΣ est très naturel en aram. Syrcur. l’a introduit même D dans Le. x, 14.
ἰδού, si grec qu'il soit, est cerlainement un indice de sémitisme. En
TN ou ΝΠ, avec où sans la copule. L'emploi de ἰδού est trop fréquent dans Le. pour qu’on y puisse voir dans Mt. la preuve d’un écrit en araméen. Encore faut-il constater que Le. est une exception voulue, par
n° ie
air à
hébreu, c’est surtout καὶ ἰδού (ΠῚ), mais en araméen ce peut être bn où
AE ; de re
CRITIQUE LITTÉRAIRE
imitation des LXX. ἰδού se trouve 44 fois dans 1 Macch., mais non dans * II Macch. De plus ἰδού se trouve environ 58 fois dans Mt. (sans les citations) et 56 fois dans Le., mais Le. n’a que 17 cas dans les narrations et Mt. 32 cas, alors que les narrations occupent moins de place dans son texte. Enfin Le. a cinq fois ἰδοὺ γάρ, mais non Mt. car ΧΧΥῚ, 45 ne l’a pas. $ En revanche, Hawkins a noté ἰδού après un gén. absolu 11 fois : 1, 20; π, 1. 13. 49; 1x, 10. 48. 32; xux, 46; xvIT, ὃ; XXVI, 47; XXVIIT, 11, par conséquent d'une manière uniforme dans tout l’évangile, Le. n'a qu'un cas xx, 47, parallèle à Mt. xxvr, 47. : ; Mc. n'a ἰδού que 6 fois, et toujours dans la bouche de quelqu'un. ‘Je
λεγόμενος Mt. 1, 16; 11, 23; 1v, 18; 1x, 9; x, 2; XXVI, ὃ. 14. 36; sxvir, 16. Ὁ 17. 22. 33 (bis). CRE ἀπο Dans Mc. seulement xv, 7 — Mt. xxvnr, 16; Le. xx11, 1. 47. ἣν» Ἢ faut noter surtout les cas où ὁ λεγόμενος indique un surnom, selon la RE forme araméenne- (Inscriptions nabatéennes) K3PnT; cf. Jo..xr, 46; ? à xx, 24: xx, 2. ; ἀγα τν ἌΝΩ C’est très probablement le cas de Barabbas (Mt. xxvir, 16 ss.).
μεταθαίνω quatre fois dans les récits; une fois dans une parole de Jésus ΔΕ xvir, 20. N'est pas dans Μο.; dans Le. x, 7 (parole). Cf. Jo. vir, 3; Act. pe ΟΧΥΠΙῚ, 7. Probablement aram. 72». 520
Ἂ αισθός Mt. 10, souvent de la récompense donnée par Dieu. Mc. 4 dans Ÿ 1x, Δ — Mt. x, 42, mais sans contexte dans Mc. tandis que celui de Mt.
- est excellent. Le. vi, 33 (— Mt. v, 12) : vi, 35 et x, 7. Les parties propres Ἵν de Mi. (vi, 1. 2. 5. 16, x, 41. 42) sont donc dans le même esprit que la ᾿Ξ" prétendue source de Mt. et de Le. (Mt. v, 12). — Aram. NX.
μωρός Mt. 6 (si l'on admet xxx11, 19) d'une imprévoyance et d’une ἫΝ À courte vue fâcheuses dans l’ordre religieux. Ce terme est fréquent dans Eccli. — Aram. N52D. 4
ὀλιγόπιστος Mt. 4 dont vi, 30 — Le. x11, 28 Ὁ N. T.; toujours des Apôtres. : Les 3 autres cas var, 26; x1v, 31; xvi, 8 sont donc dans le même style que le prétendu Q. ὀλιγοπιστία Mt. xvu, 20 + N. T. Ces mots composés semblent indiquer un original grec, mais cf. ὀλιγοψυχεῖν de Eccli. τν, 9," vur, 10 etc. et ὀλιγόψυχος Prov. xiv, 29 (héb. ΠῚ 3). L'aram. ἃ pus employer l'adjectif NnDn, « manquant de », ce qui serait un défaut plus complet, et plus près de Me. 1v, 10 πῶς οὐκ ἔχετε πίστιν; = {MÈRE vil, 26. | à #4 F2 De même Mt. xvi, 8 indique comme Mc. vin, 17 le manque d'in: ον ΤῊΝ telligence. Et en somme cinq reproches directs au lieu de deux, fus- , sent-ils atténués par le terme grec, ne dénotent pas l'intention d'épargner beaucoup les Apôtres, comme on l'a vu plus haut. :
) nu at el er EE À ss] . AR it ᾿ Φ7 ᾿ j ΚΦ SR
CIV | INTRODUCTION
ὀμνύω Mt. 11 avec ἐν. Ni Mc. ni Le. qui d’ailleurs n'ont pas de parallèles. Mt. v, 36, puis xx, 16. 18. 20. 21. 22 deux fois dans chaque verset. Les deux contextes sont fort différents. En grec on emploie l’accus. ou xaré, ou le dat. La construction avec ἐν est donc sûrement sémitique; en aram. y2w à l'/{pe. et 5.
δμοιόω au passif, 7 fois dans Mt. + N. T. sauf deux cas et une citation. À noter, puisqu'on prétend que les passifs de Mt. sont souvent des
changements par rapport à Mc. Et en effet Mc. τν, 30 et Le. vir, 31 Ξε ΜΙ. x1, 10, puis Le. χιπ, 18. 20, ont 1’ οί. Mais le passif est très souvent dans les LXX pour rendre 517 (Qa! ou Viph‘al). Les phrases vit, 24
et vi, 26 sont du pur aram. (ou héb.). En aram. δ 3 τὰ l’/tpe.
épohoyéw ἐν Mt. x, 32 (bis) — Le. xrr, 8 (bis). C'est le seul cas au lieu de l’accusatif. Moulton (Proleg. 104) reconnaît une tournure sémitique. L'hébreu biblique n’emploie pas 2 avec 77 (hiph.), mais bien l’araméen (NT). Cependant cf. B. mez. 12° ὙΌΣ ΠΤ, « reconnaissant la validité d'un écrit » (Lévy, τ, p. 501). Je n’oserais donc donner ce cas comme une preuve positive d’un original araméen, plutôt qu’hébreu, mais c'est un grave indice.
De plus on voit ici clairement que Le. a trouvé le texte traduit en
grec. Lui-même n'aurait pas traduit aussi servilement. — En aram.
NT à Pa. ou plutôt Aph. Le syrsin met le 5 même à Jo. x, 42. παλινγενεσία Mt. χιχ, 28; cf. Com.
παρουσία, Mt. 4 fois, seuls cas dans les évangiles, mais fréquent dan Paul, etc.
Se dit de la visite ou avènement du Fils de l'homme. Pas d’équivalent à ce mot pour Mt. xxiv, 3, mais xxiv, 27. 37. 39 ont leur équivalent
dans Le. xvir, 24. 26. 30 : 6 υἱὸς τοῦ ἀνθρώπου ἐν τῇ ἡμέρα αὐτοῦ — ἐν ταῖς
ἡμέραις τ. υ. τ. a. — ἣ ἡμέρᾳ δυ. τ. α. ἀποκαλύπτεται. Harnack (Sprüche 745.) revendique παρουσία pour Q; ce mot aurait été évité par Le. comme venant de la dogmatique juive, et peu convenable pour le sens chrétien du « retour » de Jésus.
Raison qu'annulent les exemples de Paul, Jacques, II Pet. I Jo.
Il est bien plus vraisemblable que Mt. avec son goût pour les formules stéréotypées ἃ mis partout παρουσία, terme reçu de son temps (B. Weiss, TU xxxn1, 3, p. 70, note.) | |
On en déduira l'existence d'une traduction des discours de Mt. plus littérale, que Le. aura eue sous les yeux: cf. D: ΤΥΧΧΥῚΙ.
πατὴρ ὑμῶν, V, 10. 45. 48: vr, 1. 8. 14. 15. 26. 32; vit, 11 ; x, 20. 29; xx, 9.
— σου VI, 4. 6 (bis), 18 (bis).
— ἡμῶν vi, 9 dans le Pater.
— αὐτῶν XIII, 43.
4 CRITIQUE LITTÉRAIRE. | * LOFT
Un seul cas dans Me. xt, 25, et il est dans le style de Mt., sans con-
texte Prochains de sorte qu'il semble bien avoir été ajouté : ἵνα χαὶ ὁ πατὴρ
δυῶν à ἐν τοῖς οὐρανοῖς ἀφὴ duiv, cf. Mt. νι. 14.
Dans Le. xu, 80 ΞΞ Mt. νι, 32; γι, 36 --- Mt. ν, 48: Le. xn1, 89 (ὑμῶν) est propre.
On voit que Mt. a la même manière dans le prétendu Q et ailleurs.
Les Israélites disaient « notre Père ». Jésus ne le dit jamais, parce que son Père n'est pas le Père des disciples de la même façon. Mais il leur ordonne de le dire, parce qu’ils forment entre eux une seule famille.
πατὴρ ὃ ἐν (τοῖς) οὐρανοῖς Mt. 18, Mc. 1, c’est-à-dire le cas qu'on vient ἃ indiquer, Me est pris dans Mt. + N.T.
πατὴρ 6 οὐράνιος Mt. 7 T N.T. ἣν approche seulement avec 6 ἐξ οὐρανοῦ (xt, 43).
Ces deux manières font bloc avec la βασιλεία τῶν οὐρανῶν : ou elles confirment cet usage, ou il faudra dire que Mt. a créé systématiquement
tous ces vocables. Dans quel but? Pourquoi Jésus n'aurait-il pas parlé
comme d’autres de son temps? Dire le royaume des cieux est beaucoup moins artificiel que de dire ὃ οὐρανός pour Dieu, comme on le trouve très clairement dans 1 Macch. πὶ, 60 ; 1v, 24. 55; cf. 1v, 40. En tout cas ce n’est pas un écrivain grec qui serait allé chercher ce pluriel correspondant à l'aram. NYDW2T où DU V7.
Or Mt. écrit volontiers οὐράνιος, seul dans le N. T. sauf Le. 11, 13;
Act. xxvr, 19, et très volontiers οὐρανοί au pluriel, non pour signifier plusieurs cieux, mais pour dire le ciel, surtout comme lieu de la béatitude auprès de Dieu. Pour le pluriel Mt. 56, Mc. 5, Le. 4. Des 5 cas de Mc. il faut exclure xr, 25 déjà noté.
MC ΠΗ ΞΜ 116 141 == Mt. Ti, 17: χη, 95 ΞΞ Mt. XXH, 80 (ἐν τῷ οὐρανῷ [). x1ir, 25 — Mt. χχιν, 929. |
Des quatre cas de Le., x, 20 est propre, x, 33 — Mt. vi, 20 (ἐν τῷ οὐρανῷ !) ; XVIII, 22 — Mt. mix 2e xs 26, Mt xxrv, 29. 9]. Ὁ ἀγαὶϊν
écrit le sing., comme le prétendent Harnack et B. Weiss, pourquoi Mt.
aurait-il mis le pluriel? D'autant que Le. χα, 33 ἃ le pluriel d'après Q. Dans ce dernier passage, Mt. ἃ le singulier. Il semble l'avoir employé très constamment toutes les fois qu'il s'agit du ciel, c'est-à-dire de l'atmosphère, ou de la voûte céleste, tandis que « les cieux » so réservés pour l'au-delà, le séjour des anges.
Voici les cas du singulier :
Le ciel opposé à la terre v, 18; v, 34; vi, 10 ; vi, 20; ΧΥΠΙῚ, 18 (bis); XXIV, 35; xxvInr, 18; — aux hommes xx1, 25 (bis).
Les oiseaux du ciel vrir, 20; χιπ, 32.
Les nuages du ciel xxvr, 64; signe du ciel xvr, 1. 2. 3 (bis); χχιν, 30.
S'élever jusqu'au ciel x1, 23; regard vers le ciel χιν, 19.
NTRODUCTION.
Descendre du ciel xxvur, 2. :
Les anges dans le ciel χχπ, 30, mais Mc. χπ, 25 ἃ le pluriel.
ἮΝ XXIV, 29 ἃ dans Mt. comme dans Mc. le singulier pour les astres, le pluriel pour les vertus, distinction voulue. Mc. y est en somme fidèle, sauf que dans ΧΠΙ, 32 « anges dans le ciel », le singulier est moins jus-
tifié que le pluriel dans Mt. xx1v, 36.
Le pluriel commun à Mt. et à Mc. au baptéme semble viser dans le 220 premier cas des cieux distincts Mc. 1, 10; Mt. ur, 16: d’où le pluriel au second cas Me. 1, 41; Mt. 11, 17. z . Ces phénomènes s’expliqueraient assez naturellement si le traducteur = de Ma. avait mis le. singulier dans certains cas sous l'influence de Mc. Le. a mis presque partout le singulier, comme Mc. lui-même, d'après
à l'usage grec; les pluriels de Mt. sont donc bien un reste de la tradition araméenne. Dans Dalman ( Worte. Ὁ. 152), la plus ancienne tradition pour le Père céleste est de R. Gamaliel Il; vers 100 ap. J.-C., mais l’usage du pluriel est aussi naturel à l’araméen qu’à l’hébreu. En syriaque, ce mot en vint à être construit le plus souvent comme un singulier (NoELDEKE, Gr. 8 81).
τ΄ πληρόω Mt. 42; Le. 8; Jo. 6. En parlant des Écritures. C'est tout à τ fait dans l'esprit de Mt. — Mc. xv, 28 a été inséré par des copistes ; on peut se demander s’il n'en est pas de même — à une époque beaucoup
plus haute — de Me. χιν, 49 : ἀλλ’ ἵνα πληρωθῶσιν af γραφαί, qui dans Mt. n’est pas dans la bouche de Jésus.
Dans Le. sans compter 1, 20, accomplissement d'une prophétie, on a pour les Écritures 1v, 21 et xx1v, 44 : trois cas propres. Chez les classiques on cite PLuT: Cic. xvn, qui n’est pas ad rem, et Polyaen. 1, 18 τοῦ hoyiou πεπληρωμένου, « la condition posée par l'oracle étant remplie ». L'idée a dû venir à Mt. de l'A. T,
Le temps des 70 semaines prédites par Jérémie étant rempli (Jér. xxv, 12, cf. xxxvi (29), 10), on pouvait dire que la prédiction était remplie : I Par (Ghron.) xxxv1, 21 τοῦ πληρωθῆναι λόγον Κυρίου διὰ στόματος Ἰερεμίου cf. v. 22 (δῆμα). La formule de Mt. est donc beaucoup plus biblique et sémi- tique que celle de Le. qui envisage l'A. T. comme une écriture, tandis qué Mt. l'entend d'une parole prononcée, aussi est-il seul à employer ΑΝ . ῥηθέν τ, 22; π| 15. 17. 28; 111, 3 (ῥηθείς); τν, 14; γπτ, ΧΙ TE ΠῚ 96 À XXI, 4; XXII, 31; XXIV, 15; xxvn, 9. C’est donc toute sa narration qui se | distingue par ce cachet sémitique, avec διά quand l'instrument humain est nommé, et où les traducteurs syriens ont retrouvé l’araméen ΤΊΣ.
Dans ΧΠΙ, 14 Mt. emploie ἀναπληροῦται (+ N. T.) parce que c’est Jésus qui parle. ᾿
πρεσθύτεροι τοῦ λαοῦ XXI, 39; χχγι, 3.47; xxvir, 1. Mt. seul; Le. dit TP. τῶν ᾿Ιουδαίων vir, 3; Act, xxv, 15. ΤῊΣ
!} CRITIQUE LITTÉRAIRE
Sur le caractère archaïque de cette expression, cf. sur xx1, 23. DUR €:
πρόδατον est employé deux fois au sens propre χα, 11. 12, parallèle à Le. xv, 4.6. ---.
| De plus 9 fois avec une intention métaphorique, surtout pour comparer les Israélites à un troupeau. C'est une notion de l'A.T. Ajoutez une citation, la même dans Mc. χιν, 27 et dans Mt. xxvr, 31.1 reste pour les syn. un cas de Mc. vi, 34 parallèle à Mt. 1x, 36 mais dans ΒΕ un autre contexte. Comme Mt. a deux comparaisons l'une sur l'autre, on dira qu'il dépend de Mc. Mais pourquoi n’aurait-il pas laissé les choses en place, et avait-il besoin d'emprunter une notion qui lui était ΤῊΝ familière? On pourrait cependant penser au traducteur de Ma. mais il, +772 pouvait s'inspirer de Mt. xv, 24, aussi bien que de Mc. | : L'AIR
- πρὸς τό Mt. v, 28; vi, 1; xx, 30, xx, 5; χχνι, 12; tandis 7 Mc. x, ἧ. … 90 parall. à Mt: χχιν, 24 (a στε) et Le. XvIn, A. ΕΗ ᾿ Mt. emploie aussi εἰς τό χχ, 19; χχυι, 2; xxvur, 91, et Mc. XV, 59 ; Le. “