‹ Évangile selon saint MatthieuChapitre 56 sur 350 · A HR | Ι · texte numérisé non relu

A HR | Ι

Il a donc une préférence pour cette tournure, d’ailleurs parfaitement 24 grecque (K. 6. π, 2, p. 39), et qui pourrait aussi s'expliquer comme une traduction du 7 araméen, si fréquent. La finalité est à peu près la même ;

ἊΝ avec εἰς etavec πρός, C 'est-à- dire assez atténuée. ΟΣ ἘΠ

| προσέρχομαι πε "ΡΥ Me. 5; Le. 10; Act. 10, puis Jou 40 pour le reste > du Ε΄ NT. RUE | Le terme est assurément très δον (cf. II Macch.), mais, avec cette Co fréquence, il est du moins l'indice du peu de soin que mettaient les Sémites à varier les expressions, et de la tendance de Mt. à n’esquisser f ΗΕ; une situation qu’en vue d’une parole. On s’approchait ainsi de Moïse

. pour le consulter (Num. 1x, 6; xxvur, 1; xxxn, 2 etc.). — Dans Mt. J ésus hi | ne s'approche que trois fois xvnr, 7; XXI, 39; xxvIu, 18. 2300 Mec. est parallèle à Mt. dans trois cas : vi, 35 — ML. x1v, 15, X,2—

Mt. xx, 3; χιν, 45 — Mt. xxvi, 49, et propre dans deux autres : 1, 315 ΧΙ, 28. Dans Mc. xiv, 35 nous lisons προελθών. ᾿ 10

᾿ mposxuvéw Mt. 43; Mc. 2; Le. 3 cas : 1v, 7 proposition du démon; iv, 8 citation; χχιν, 52 après l’Ascension (contesté). Le. semble avoir réservé cette expression en hommage à la divinité (cf. Act. x, 25). Dans Mc. ὌΝ xv, 19, c’est une ironie; dans v, 6 c’est l'acte d'un possédé. Dans Jo, τ c'est toujours un acte religieux (même 1x, 38). D'après Lévy (Chald. Fa Würt. p. 1M), les targums de Jér. seuls distinguent et emploient 130 pour un être divin, et na pour un homme. Mt. l'entend toujours au ,

sens de se RON EEr aussi bien devant un pur homme, que devant ε΄ Jésus ressuscité. Il n’a donc pas de neue ou plutôt se conforme à

VIT INTRODUCTION

l’ancien mode sémitique; on estimera que dans Mt. προσχυνέω traduit

730 qui avait les deux sens.

προσφέρω Mt. 45; Mc. 3. Le. 4. Dans Mt. v, 23. 24, se dit strictement

de l'offrande ΓΠ de même ΥΠ|, 4 ξξε Mc. 1, 44 et Le. v, 14. Dans

ce cas le mot araméen ne peut être que 17p. Mais ce doit être aussi le même pour les autres cas, de sorte que προσέρχομαι et προσφέρω seraient la traduction du même mot, pour les personnes qui s’approchent et pour ce qu'on apporte. Bel exemple de monotonie sémitique, et dans les

récits plus encore que dans les paroles.

Σαδδουχαῖοι Ils apparaissent comme tels xx11, 23. 34 — Mc. χπ, 18; Le. xx, 27. Mais Mt. les ἃ nommés ὃ fois à côté des Pharisiens pour mettre en scène le second des partis qui visaient à dominer le peuple.

σαπρός Mt. vir, 17. 18; x11, 33 (bis). De plus Le. γι, 43 (bis). Eph. 1v, 29 (figuré) + N. T. Il est difficile de voir dans l'emploi de ce mot une nuance grecque qui serait celle de gâté, pourri, car le sens est simplement mauvais. Ce doit être une traduction de l’aram. ΝΞ, mauvais, qu’on pouvait écrire ΝΣ ΝΞ, et rattacher à -la racine ΝΞ, « qui sent

mauvais » etc. en hébreu, « qui est mauvais » en araméen.

! σχανδαλίζομαι ἐν ΧΙ, 6; ΧΠΙ, 57 ; XXVI, 31. 33, Me. vis 9 —%ur, 57: δὲ vu, 23 = Mt. xt, 6.

La préposition ἐν est un reflet du sémitique. Eccli, a cette expression

IX, 5; ΧΧΙΠ, 8; xxxv, 15. Le texte commun de Lc. et de Mt. prouve

qu ‘elle appartenait à Ὁ, dont on ne peut disjoindre les autres cas, done à Mas L' araméen est probablement D pn à /{pa. Les verss. syrr. ont

repris 5w> comme l’héb.

συμθούλιον λαμδάνω χτί, 14; χχι, 15 ; xx vi, 1. 7; χχνπι, 19 ἘΝ. Τ'

Mt. est donc très constant sur une expression assurément rare, comme nous disons : « prendre une délibération ». Je ne sais si on la trouverait en grec, en dehors des Pères, puisqu'on avait ouufouleiw. L'aram. avait-il cette expression? En tout cas le 501. a trouvé N399 201 si naturel que syrsin. l'emploie à Mc. xv, 1 et pes. sur Mc. mi, 6. Ces deux textes donnent l’équivalence avec δίδωμι où ποιέω ou ἑτοιμάω, d'une façon moins claire.

— Mt. aurait donc ici, dans les récits, une traduction de l’aram.

συμφέρει Mt. v, 29. 30; xvinr, 6; x1x, 10, ni Mc. ni Le.

Mais dans Mt. xvin, ὃ. 9 — Mec. 1x, 43. 47 καλόν ἐστιν ἃ le même sens, ce qui donne à penser que le traducteur de Ma. a été influencé par Mc. Les deux expressions répondent à l’aram. *5x+ ou Ν 1. Pour Mt. xvut, 6. 8.9 syrsin. et cur. ont le même np. |

συντελεία, AVEC τοῦ αἰῶνος XIII, AO. 49; XXIV, 3; XX VIII, 20; avec αἰῶνος XIII, 39; Heb. τῶν αἰώνων + N. T.

| CRITIQUE LITTÉRAIRE. TER

Mt. xxiv, 3 est parallèle à Mc. xur, À ὅταν μέλλη ταῦτα συντελεῖσθαι πάντο ; à Il aurait pu assurément remplacer le verbe par un sub$tantif, mais ΕΠ Ἂς

peu probable puisqu'il avait déjà employé cette expression. Comme εἷς

συντελείαν ἡμέρων" est dans les LXX et Théod. comme traduction de yp5

owta (Dan. xu, 43), Mt. ἃ pu traduire ainsi l'araméen N5ÿ7 NEO (cf.

DALMAN, Worte, 127).

LT Mt. 7. Me. xvi, 4; Le. xvin, 23; Act. 1. Apoc. 1. Donc très fréquent dans Mt. surtout après un verbe de crainte, exacte-

ment où les Hébreux mettaient 7. Le mot se trouve 35 fois dans

1 Macch. et 2 fois dans II Macch. — Aram. ΜΔ : Dan. vi, 14 τότε ὃ βασιλεὺς

σφόδρα ἐλυπήθη (LXX). C'est un indice très sérieux d’un original sémitique,

et dans les récits, depuis 11, 10 jusqu'à xxvir, 54; aussi dans une parabole, XVI, 31.

Dans Mc. et dans Le. σφόδρα ΤΣ un adjectif, ce que je croirais plus grec. — ἐχάρησαν πάνυ σφόδρα (classique) est cependant plus grec que:

ἐχάρησαν χαρὰν μεγάλην σφόδρα (Mt. 11, 10).

τάφος Mt. 6 + N. T. sauf une citation. Mt. dit aussi μνημεῖον, même du tombeau du Christ. En aram. il n’y a qu'une racine, mais on pouvait

dire NT2p, « tombeau », ou ΝῪΞ, ΝΣ n'a, « lieu de sépulture ».

Il semble que dans Mt. μνημεῖον indique plutôt l’intérieur du monument, et τάφος son aspect extérieur. Mc. et Lc. emploient μνῆυα et υὑνημεῖον sans distinguer. L’évangile de Pierre ἃ les trois expressions.

rnpéw dans le même sens qu’en français « observer » les commande-

ments.

Mt. xx, 17; χχπι, 8; xxvur, 20. Je crois aujourd'hui que dans Mc. vu,

9 il faut lire στήσητε, que favorisent les nouvelles découvertes, W @ avec

D 1. 28. 209. it. et af. (par Cypr.) arm. goth. syrsin. et pes. (cur.

manque). Cette leçon marque plus nettement le grief; cf. Rom. 111, 81;

x, 3. La leçon τηρήσητε, plus banale, est une contamination d'après Mt.

τηρέω est donc propre à Mt. dans ce sens. Il se rattache à l'hébreu 1x1

Prov. 11, 4, que les LXX n'ont voulu entendre trop souvent qu'au sens de scruter ἐχζητέω.

Ce sens n’est pas dans Le. mais dans Jo. et Actes. — ΠΣ soi (Dt. Lx, 9):

τί σοι ou ὕμῖν δοκεῖ dans la bouche de Jésus : xvir, 25; χνπι, 12; xxI, 28; xt, 17:42 Kx VI: 6G cf. XXVI, 53 À δοκεῖς... Cf. Le. x, 36; xx11, 24 avec .

τίς... δοχεῖ, JO. XI, 56.

τότε Mt. 90, dans les narrations 60; Mc. 6 uniquement dans les discours; Le. 45 dont 43 dans les discours; narrations xx1, 10; xx1v, 45.

Les six cas de Mc. sont dans Mt. sauf un : Mc. τι, 20 — M. 1x, 15; 101,

er τς ER

Laisse

ue me nistique; encore est-il qu'on n'en cite pas d'exemple, et qu’elle rend dans

97 — Mt. χα, 99; x, 14. 2, 96. — Mt. xxiv, 16. 23. 80; Mc. χατ, 27

ἣν n’a pas de répondant dans Mt., sans doute parce qu'il y en a déjà deux au verset précédent, au lieu de un: dans Mc. Il est vrai que Lc. emploie __ souvent τότε dans les Actes (21 fois). Cependant l'extrême fréquence de

᾿ ce mot dans Mt. ne s'explique bien que comme une traduction de FN.

ou 732, si fréquent dans Daniel, et rendu 30 fois par τότε dans les LXX; 5x en hébreu est moins fréquent. Les LXX ont ὅ ou 6 fois τότε dans le ch. v d’Esdras (τ), contre 4 fois dans toute la Genèse.

τ΄ ἀπὸ τότε Mt. 1v, 11; xvi, 21; xxvi, 16, n’est dans Mc. qu'au- codex D our ἀφ᾽ où (Mc. vit, 2); dans LC. XVI, 16. Cette locution doit être hellé-

Le

les LXX fin 72 (Esdr. (IT) v, 16.

Le texte de Le. xvr, 16 pourrait bien être plus près de l’original aram.

du discours, que Mt. xt, 12 ἀπὸ δὲ τῶν ἡμερῶν. Les trois ἀπὸ τότε de Mt. sont

À dans des récits.

ἊΝ ὑποχριτής Mt. 13; Mc. vis, 6 — Mt. xv, 7; Le. γι, 42 = Mt. vu, 5; plus

χα, ὅδ; xt, 15, propre; + N. T. Dans les LXX, deux fois pour rendre ἜΠ An. Le sens du mot hébreu est très controversé. Ce n’est pas le lieu SE ne

d'y insister. Je croirais qu’il marque un homme faux en religion et par

aoû | conséquent un païen ou même un impie. Le sens d'hypocrite est encore

donné par Aq. Sym. Théod. à Prov. x1, 9 et très justement, semble-t-il ;

par les mêmes à Is. χχχπι, 14, par Aq. à Job. xv, 34; xx, 5; par Théod.

à Job xv, 34; xxxvi, 13; cf. Is. xxx, 6. En aram. ΝΞΣΠ ἃ le sens de

ο΄ flatteur, d’hypocrite, qui passe pour savoir la Bible et qui ne la sait

pas, etc. (Levy, neuh… Würt. τι, 83°). On peut donc admettre que l'original aram. de Mt. fut Naam. Les syrr. ont rendu par KEN2 2D3.

| ὕστερον Mt. 7; Le. xx, 89 — Mt. xx, 27; Me. xvi, 14; ἘΝ. T. sauf

Hu ολ8; , — Aram. probable ΝΠ ΠΝ Ξ. ἢ

κῶν φαίνομαι Mt. 43; Le. 2. Mc. xiv, 64 au sens de sembler et xvi, 9

(finale).

Blass-Deb. a noté avec raison que φαίνομαι νηστεύων n’est pas à prendre au sens attique de φανερός εἰμι : « il est manifeste que », car νηστεύων est plutôt une apposition au sujet : « pour apparaître comme quelqu un qui jeûne » (Web. ἃ 414, 3).

Lorsqu'on lit (Mt. vi, 16) ἀφανίζουσιν... ὅπως φανῶσιν, On est porté à y voir un jeu de mots, qui ne peut être réalisé qu'en grec. Mais on voit que Mt. aux vv. 19 et 20 a employé le même ἀφανίζω sans aucune inten-

tion de ce genre, au sens de consumer, corrompre, et l'on constate

que ce mot grec avait perdu son sens étymologique. IL est assez fré-

quent dans 50 XX. représentant plusieurs termes hébreux (23, plus

χπι, 43 ἄ. ἔμπορος — XIII, ὅ2: XXI, 33 ἃ. οἰκοδεσπότης — XVIII, 23; XXII, 2 a

et n'auraient pas été ajoutés à Mc. par un écrivain grec. C’est RS

CRITIQUE LITTÉRAIRE

CEE ν᾿

ou moins exactement), dont aucun n’a rapport à la lumière.

Et comme Jésus n’a pas dû employer cette paronomase, on peut Ja mettre sur le compte du traducteur grec, à supposer qu'il en ait eu ἜΘΗ conscience. — N5n à l’/{pe. peut être le mot aram. pour tous les cas dé Mt. | 534

φρόνιμος Mt. 7; Mc. 0; Lc. 2, dont χπ, 42 — Mt. xxiv, 45.

C'est un terme des livres sapientiaux, très naturel dans les enseigne-

ments moraux du Sauveur. L'aram. peut être N1n, opposé à R5D2.

B) Expressions qui reviennent moins souvent ou moins exclusivement, mais qui soulèvent la question du sémitisme.

ἀχούειν τὴν ἀχοήν, XIV, 1, n'est pas dans Mc. νι, 14 parauèle

dl mais avec un Sébstantit ΧΙ, 19 — Le. vu, 34 &. φάγος (donc Q?) —

βασιλεύς. En hébreu cf. Jér. xxxvur, 7; Lev. xxr, 9. δὶ

Mais K.-G. πὶ, 1, 272 donne des exemples en grec ἄνθρωπος τοξότης, ἃ. ὑφάντης (PLATON, Hipp. min. 375 a et Phaed. 87 b) sans parler de ἀνήρ. On peut seulement remarquer que Mt. a le même emploi que le prétendu 0, et la fréquence étonne. ἀπ"

᾿ἀποκρίνομαι au sens de préndre la parole (Π2}) (4); nous n’indiquons que Ἶ les cas où il n’est pas dans Mc. Voir Mt. χπ, 38, et Mc. vor, 11; xxvr, 25 (manque à Me. ); xxvin, 5 et Mc. xvr, 6.

γινώσχω XXIV, 39 χαὶ oùx ἔγνωσαν, cf. II Reg. xv, 11 etc.

eus (χχιν, 24) et non ποιήσουσιν (Me. ΧΠῚ, 22) avec σημεῖα; cf. Dt. ai £

ἐχτείνας τὴν χεῖρα est très grec, mais dans xxvi, 51 ces mots sont inutiles

47% nur. | ἐνδύειν ἔνδυμα, XXI, 11, eo Sophonie 1, 8 πάντας τοὺς ἐνδεδυμένους ἐνδύματα

ἀλλότρια. M εὐδοκία ἔμπροσθεν ΧΙ, 26.— Le. x, 21. 75: Ἐπ εὑρίσκω x, 39; ΧΥΙ, 25 — NY, « obtenir, acquérir ». be τὶ ἵλεώς σοι xvr, 22, manque à Μο.; cf. Gen. xuv, 7; 1 Macch. τι, 21 etc. FR: ἵστημι xxvI, A5, « verser de Vargent » Ch 1 Esd. var, 55, etc. II Esd. Ὁ

vi, 25 etc. d'après quelques-uns, mais cf. Comm. γυμψών. xxu, 10, voir Comm.

τ οἶκοι τῶν βασιλέων χι, 8 — βασίλεια Le. vit, 25. HR : παῖς « courtisan », x1v, 2 (cf. 1 Macch. 1, 7, 8) n’est pas dans Mc. paral= ΩΣ lèle. TER

πέμψας διὰ X1, 2, évité dans Le. vir, 19. | | ὌΠ κα

(1) Papyrus d'Éléphantine, cas très nets, Pap. 46, 8; 45, 16.

Tr. οόΏὝἝΌἝπ-

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