XXVII
Mt: comme Le. évite les: verbes finis enfilés:par:des xx, au moyen de participes, mais beaucoup moins que Le. Cf. Mt. x, 2%. et: Lc. χα; 1 Δ:; Mt. x, 46et Le. x, 23, et des.tournures comme: Le. 111, 7 ἔλεγεν. οὖν τοῖς ἐχπορευομένοις ὄχλοις,, Le. ὙΠ; 9. τῷ ἀκολουθοῦντι αὐτῷ ὄχλῳ. εἶπεν.. Comparez aussi Mt. χυπι, 13 καὶ; ἐὰν γένηται εὑρεῖν. αὐτό, ἀμὴν λέγω; buiv ὅτι χαίρει ἐπ᾿ αὐτῷ, et. LG. χν, 5 χαὶ εὑρὼν. ἐπιτίθησιν. ἐπὶ τοὺς. ὥμους: αὐτοῦ χαίρων... Il suffit d’une connaissance superficielle. de la langue grecque: pour sentir la différence (1). -
Blass-Debrunner:a noté ($ 400) que le:génitif de l'infinitif avee l'article se-réncontre-: beaucoup: moins dans, Mc. et dans Mt. que: dans Lo..G'est une des formes élégantes de la koine. |
La phrase-nominale pure ne comporte pas le verbe: être (2), Elle. se
(1) Recarn, Prépositions, p. 30 : « Dans la syntaxe... les vrais sémitismes sont d'üne extrême rareté. il n’y en ἃ guère qui résistent à la critique des personnes qui sont initiées à la linguistique et qui possèdent autre chose qu'une: connaissance super-
ficielle-de la langue grecque »(1) (2) Recar», La phrase nominale dans. la.langue:du Nouveau. Testament.
rencontre dans Mc. τιν, 21, καλὸν αὐτῷ, où Mt. XXVI, 24 ajoute: ἦν. At contraire Me: xn11, 28 ajoute ἐστίν. qui n’est pas dans Mit. χχιν, 32. IL n'ya donc là rien de systématique.
L'emploi des prépositions est un critérium assuré de la connaissance de la langue.
Nous avons déjà parlé de ἐν ajouté au datif instrumental.
On: sait que ἐν ἃ peu à peu cédé la place: ἃ εἰς et ἃ disparu, aussi bien que le datif, du: grec moderne. Or Mc. a environ 167 εἰς. et 140. ἐν, tandis | que Mit. a 214 εἰς et 290" ἐν. Et tandis que Le. lui-même emploie ei avec Paccusatif où il faudrait nettement ἐν avec le datif,. comme: dans: xt. 7 εἰς τὴν χοίτην elaiv, M£. est, comme l’a reconnu. Blass-Deb. (8: 205), le seul écrivain du N. T, qui ait évité cette incorrection, Le grand usage de: ἐν vient souvent de ce qu'il traduit 2 par ἐν. Parmi des ἐν: purement sémitiques avec ὀμνύω, il a mis une fois εἷς. Ἱεροσόλυμα (v, 35) qui n’est pas plus grec; pour changer. Mais ordinairement il évite etc:dans les cas où ἐν convient mieux. Voici des cas qui peuvent passer pour des corrections : Mc. χιπ, 16 εἰς:τὸν ἀγρόν,. Mt. χχιν, 18 ἐν: τῷ ἀγρῷ. Me. x, 3 ἃ5515.εἷς τὸ ὄρος, Mt. χχιν, 3 ἐπὶ τοῦ ὄρους, Me. x1v,.6. ἐν ἐμοί (qui pourrait.se justifier) est moins naturel que Mt. xxvi, 10.
Si l’on. voyait. là une preuve que Mt. n'a pas traduit de l’araméen,
CRITIQUE LITTÉRAIRE. Cxv
onpourrait rappeler que les LXX dans Gen. xt, 2 ont ἐν Αἰγύπτῳ, mais
que les Act. vir, 12. οπῦ εἰς: Αἴγυπτον. C'est précisément lorsqu'on. éerit. une langue: d’original qu’on: est: plus sous l'influence de:ses transformations. Un traducteur, nous l’avons dit, peut réfléchir davantage. Mt. n'a certes aucun souci de. purisme;. mais il est. si logique, si soucieux. d'exactitude et de clarté!
On: pourrait se demander cependant si éufarréuevos… εἰς (Mc. x1v, 20) ne vaut pas ἐμδάψας... ἐν (M. χχνι,.93). | Encore est-il que Mt. a: évité: de dire ἐν τοῖς céééacw qu'on trouve parfois dans Mc. et Le., et qu’il dit toujours τοῖς. σάδδασιν. ΑἸ lieu: de Mc. XIV, L ἐν δόλῳ. κρατήσαντες ἀποχτείνωσιν, il écrit, XXVI,. 4: δόλῳ; χρατήσωσιν. χαὶ ἀποχτείνωσιν. Puis à l'inverse, au lieu de Me. χπ, 43 ἀγρεύειν:" λόγῳ il écrit. XX, 15 παγιδεύειν, ἐν λόγῳ à cause du filet. Il est. piquant de: trouver les. deux modes dans Sophocle, Phil. 101: 5. λέγω σ᾽ ἐγὼ δόλῳ Φιλοχτήτην λαδεῖν. — τί δ᾽ ἐν δόλῳ μᾶλλον À πείσαντ᾽ ἄγειν; On peut donc dire de Mt. que sa langue est plus surveillée que celle de Mc. ou parfois même de Le., mais elle est sûrement moins vivante et un moins bon témoin de l'état de la Koinè. ᾿ Quant aux autres prépositions, Mt. n’emploie σύν que quatre fois, ce qui le distingue de Le.; il n'emploie pas (non plus que Me.) ἐνώπιον si ‘fréquent dans Le. Maïs ici nous touchons au domaine du lexique. Le vocabulaire de Mt. est beaucoup: moins: riche que: celui. de Lo..Le: nombre des mots serait d’après certains calculs de 18:222 contre:19:209,
AUX NL
INTRODUCTION
Son évangile est donc plus court. Mais il a seulement 112 (1) mots ἣ Ἢ
qui ne sont pas ailleurs dans le N. T. et Le. en a 264, tandis que Mc. beaucoup plus court en a 71. Mais, comme le remarque Hawkins, ce qui
est encore plus significatif, ce. sont les mots et expressions caractéris-
tiques d'un auteur, qu'on rencontre beaucoup moins chez un autre, et qui témoignent de son aisance à manier la langue et de sa richesse dans les mots. Hawkins en a relevé 151 pour Le., 95 pour Mt., 41 pour Mc.
ΤΙ semble qu'on peut relever dans les listes des mots propres à chacun un trait suggestif. Si nous ne nous trompons, un sûr indice de la langue hellénistique et même de son emploi d’original, c'est l'usage des verbes composés avec des prépositions. Ils ne sont pas nécessaires à un traducteur, tandis qu'ils colorent le style.
Voici des chiffres d’après les relevés d'Hawkins.
Verbes composés avec ἀμφί Mt. 0; Mc. 1; Le.l; évé 1. 2. 2; ἀντί 0. 0. 4;
8, 3. 10; μετά 1. 0. 0; παρά 1 (?). 1. 8; περί 1.1. 5; πρό 3.1. 1; πρός 0. 2. 6; av 3. 2. 9; ὑπέρ 0. 0. 1; ὃπό 0. 0. 3. Soit pour Mt. 26, pour Mc. 19, pour Le. 65 verbes composés particuliers à chaque auteur.
En prenant au hasard les composés de ἐξ (ëx) et de πρός, on trouve dans
Mc. mais non dans Mt. ἐχθαμβέομαι, ἐκθαυμάζω, ἐκλέγομαι, ἐχπνέω, ἐχφέρω, ΠΕ 3 / 2 / > / ! L / ΄ ἐξάγω, ἐξανίστημι; ἐξορύσσω, ἐξουθενέω, et προσδέχομαι, προσεγγίζω, προσχᾳρτερεῶ,
προσορμίζομαι, προσπορεύομαι, προστρέχω. Et sans doute Mt. a des composés qui ne sont pas dans Mc., mais ils sont d'un usage plus nécessaire en grec et sont indiqués par le sujet. Ce sont ἐχκόπτω, ἐκλάμπω, ἐκριζόω, ἐχχέω;
ἐξαιρέω, ἐξετάζω, ἐξορκίζω, et προσάγω, προσδοχάω, προσέχω, προσχόπτω, προσφωνέω,.
42 cas de Mt. contre 15, alors que Mc. n'est pas les deux tiers de Mt.
D'autre part, si Mt. ἃ ἐχπορευόμαι 5 fois au plus, Me. 11; εἰςπορεύομαι
A contre Mc. 8, παραπορεύομαι À contre 4, n'est-ce pas parce que πορεύομαι
avec une préposition ensuite à l'occasion suffit pour traduire le mot
araméen? Dans les LXX l'immense majorité des cas de εἰςπορεύομαι et de ἐκπορεύομαν rend simplement N\2 tout comme πορεύομαι, incomparable-
ment plus fréquent. De même Mt. ἃ 28 fois πορεύομαι et Mc. une fois seulement, plus trois cas dans la finale. Le très grand nombre de πορεύο-μαι dans Le. (environ 80) est peut-être une imitation des LXX.
Le vocabulaire de Mt. ne parait tenir aucun compte des exigences du |
purisme. Il est moins expurgé que celui de Le. Voici des expressions, blâmées par les atticistes et que Le. semble avoir évitées (2). ἀγγαρεύω (xxvir, 32, Mc.) évité par Le. comme un mot barbare.
(1) C'est le chiffre de Hawkins (p. 199 s.); MeNeile en ἃ 110, mais il omet ἄγγος,
δαίμων et διακαθαρίζω, en ajoutant ῥαχά qui est araméen. (2) Norpen, Die antike Kunstprosa, p. 486.
NE NP Er FAIT
CRITIQUE LITTÉRAIRE
sr (rm, 39TxxvI, 29. 64), blämé 880 Phrynichus, Lob. p. ΠΕ dans Le. ἀπὸ τοῦ νῦν.
διασχορπίζω, Lob. 218, évité par Le.
᾿ς χερδαίνω 6 fois, Lob. 740; une fois dans Le. d’ après Me. - χολλυόιστής (xx1, 12, Mc. } condamné, New Phryn. Ρ- 499; évité par ἘΠ Donprrtoy (rx, 24. 95, Μο.). Lob. 73, Le. ñ Tac. , χρατέω (xx1, 46; xxvI, 53) semble avoir été évité par Lc. au sens d’ em- poigner avec l’accus. de la personne.
ὀψία (χιν, 15 etc., Mc.) blâmé comme substantif, évité par Le. ᾿ πτῶμα (χχιν, 28) Phryn. 375 Lob. Le. σῶμα.
τρώγω (xx1v, 38), se dit des animaux ou des personnes qui mangent des aliments crus. ᾿ | σύνδουλος (χχιν, 49) Moeris, p. 373,.évité par Le. ῥαφίς (xx, 24, Mc.), Phryn. 90 Lob.; Le. βελόνη. | Au contraire Mt. ΙΧ, 2, comme Ὧ3 v, 18 ἃ évité le nee de Mc. ui, À et mis χλίνη. ς La conclusion de Norden, très bon juge, est que Le. est de beaucoup τε supérieur à Mt. du point de vue classique. Et cela serait sûrement plus sensible si Le. n'avait suivi Mc. de si près. Ainsi Mt. χχι, 46 ζητοῦντες " | αὐτὸν χρατῆσαι ἐφοδήθησαν τοὺς ὄχλους est meilleur que Le. xx, 19 ἐζήτησαν... ἐπιδαλεῖν ἐπ᾽ αὐτὸν τὰς χεῖρας... . καὶ ἐφοδήθησαν τὸν λαόν, construit d'après Me. mais en évitant χρατέω de Me. χη, 12 ἐζήτουν αὐτὸν χρατῆσαι χαὶ ἐφοδήθησαν τὸν ὄχλον (1). ' τ΄ Latinismes. Il est fort douteux que Mt. contienne des tournures latines. En tout cas elles devaient être déjà acclimatées en grec, comme | Lo λαμθάνει (Mt. seul cinq fois) consilium capere, ἀρχετόν (νι, 34 et , 25) sufficit, αἰτία (x1x, 10) au sens de causa. Les mots latins sont πραιτώριον (Mc. mais non Le.) λεγιών (Mc. Le.) κῆνσος (Mc.), κουστωδία (ni Mc. ni Le.), Καῖσαρ (Mc. Le.), φραγελλόω (Mc.), μόδιος (Mc. Le.), μίλιον (seul), ἀσσάριον (Le.), δηνάριον (Mc. Le.), xoSpdvrns (Mc.), mais non pas χεντυρίων (Mc.), ni σπεκουλάτωρ (Mc.), ni ξέστης (Mc.), ni σουδάριον (Le.). On voit que là aussi Mt. occupe une position intermédiaire entre Mc. et Lc., qui aurait encore moins de mots latins s’il n'avait suivi Mc.
8 3. — Les citations de l’Ancien Testament.
Matthieu cite volontiers l’Ancien Testament pour son compte. C'est un des éléments de son thème. Même dans les paroles de Jésus, les allusions à l'A. T. sont plus fréquentes que dans les autres synoptiques. Ce serait
(4) NoRen, L.L., p. 492.
RER MERE ET RE Τίνος, τὸς
XVII INTRODUCTION
déjà une raison suffisante pour étudier de plus près sa manière de citer.
Mais de plus ces citations ont été exploitées par la critique. /Geux qui nient l'existence d'un original sémitique regardent souvent comme un argument décisif que Mt. ait cité d’après 165 LXX. Ceux qui admettent qu'il a écrit d'après Marc donnent pourpreuve que ses citations personnelles sont le plus souvent inspirées par l'hébreu, tandis qu'il s'attache aux LXX quand il a les mêmes citations que Mc.
T. LES FATTS.
Le sujet est extrémement compliqué, parce que les citations tiennent souvent de l’hébreu et des LXX.
Sir J. Hawkins (1) a essayé ‘une statistique des mots. Quand Mt. cite
τ pour son compte, il emploie 100 mots des LXX et 95 qui leur sont
étrangers. Quand la citation se retrouve dans Mc. et Le. ou l'un des deux, le rapport est de 219 à 38.
Cette méthode n’est pas sans efficacité. Mais elle ne serre pas le problème d'assez près. Par exemple Mt. τι, 15, exclusivement d'après, l'hébreu, sans tenir compte du sens des LXX, a deux mots qui se trouvent chez eux, contre quatre qui leur sont étrangers. De plus il est certain que quelques mss. des LXX ont été corrigés d’après Mt. luimême, et beaucoup plus souvent d'après l'hébreu, de sorte que le texte des LXX peut paraître douteux.
Zahn, qui ἃ étudié tous les textes de très près (2), propose trois catégories : d’après l'hébreu, d’après les LXX, cas mixtes. Mais l’hébreu à
l'état franc en opposition aux LXX est un cas très rare.
Nous nous contentons de constater les cas où le texte de Mt. me serait . pas ce qu'il est sans l'influence du texte hébreu. Dans l'examen des faits nous laissons ouverte la question de savoir si ce recours à l’hébreu est le fait d’un auteur araméen ou hébreu, ou bien d’un écrivain grec qui retouche. Mais pour traiter les faits dans l'intérêt de cette question, . nous distinguons : A) les cas où Mt. prend les textes à son compte ; B) les cas où les citations ou allusions sont dans la bouche des autres. Dans chacun de ces groupes on mettra d’abord les textes où Mt. est seul, puis ceux où il a des parallèles. Les textes où l'on croit remarquer l'influence de l’hébreu passeront en tête dans chaque subdivision.
L’explication des textes appartient au commentaire. On se contente ici d'un groupement.
A) Textes au compte de l'évangéliste.
a) textes sans parallèles : 1) en tenant compte de l'hébreu, 1, PE JO à PUS
(1) Horae synopticae, p. 154 88.
(2) Einleilung... τι, p. 314 88.
CRITIQUE ‘LITTÉRAIRE. ΧΙ
u, 10; τι 181 1v, Ass. ; vint, A7 ;:xu, 48-21; xt, 35; :xx1, 8 "xx VII, 9. ! Nous répétons que la plupart de:ces textes n'auraient sans doute pas
été écrits de cette manière ‘sans l'influence des LXX, directe, ou par
. suite de l'usage: Mais il nous semble aussi qu'aucun n'aurait eu cette forme sans une certaine influence de l'hébreu.
Le texte hébreu répondait seul oumieux aux circonstances dans, 45: τιν, Τὸ 5.; vaux, 17 ; xx vu, 9. Mais dans 1, 23 ;111, 6; 11, 48; x11, 48:21 ; xx, 35 ; xx, ὃ, l'hébreu n’a pas d'avantage si ce n’est d'é tre le texte ni Dans xum1, 35 Mt. s'éloigne des LXX sans :se rapprocher ‘du sens de l'hébreu.
b) texte avec parallèles : 2) α᾽ après! îles LXX. πὶ, 8. —!#s. xx, 8; ef. Mc. 1, 3; ΠΟ. π|, 4, d’après les LXX etmême légèrement en divergence: avec l'hébreu, et ainsi:mieux adapté à la ‘situation. Comme:de plus les divergences des synoptiques avec le grec sont les mêmes, il:est difficile nieriure dépendance littéraire:entre:eux.
B) Textes employés par Jésus ou .par d'autres personnes.
a) textes sans: parallèles :
Ce sont d’abord des renvois à l'ancienne loi ‘dans le discours sur da Dee.
Fu ap /
94. 27. 31. 33. 38. 43. Ce sont des allusions à la façon dont:on en- Ὑβεῖεν ordinairement les commandements, plutôt que ‘des :citations expresses. Le sens est celui de l'hébreu, mais aussi’celui des'LXX, sans que les termes du grec soient toujours observés. Zahn a noté qu'en mettant le meurtre avant l’adultère, Mt. suit l’ordre de l’hébreu, ‘tandis que 165 LXX plaçaïent l’adultère auparavant, comme ‘il te déduit-de Philon,-de Decal.S 24s. Rom. πὶ, 9; Jac. 11, 11.
L'ordre:de Mc. dans x, 19 n’est pas certain.
Le vague de cette situation se reflète dans la Statistique de Hawkins : pour ces'six cas, 19 mots des LXX, 19 mots-qui leur sont étrangers.
Ensuite, sans parallèles, mais au cours detrécits parallèles :
x, 13-et x, 7, d’après l’hébreu' si le‘texte des LXX-est' bien #, comme il semble.
x, 44 5. Longue citation d’après les LXX, qu'on dirait adaptée pour justifier les paroles de Jésus communes à Mt. Mc. ‘et Lc. pour le‘sens, et qui ‘pourrait rentrer dans la catégorie A. Les LXX atténuerit le tour de l'hébreu.
xx1, 16, d’aprèsles LXX qui allaient mieux que l'hébreu à/la circonstance.
Ce cas, à l'inverse de ceux que nous avons reconnus:dans ‘Aa, paraît au premierzaäbord' favorable à l'hypothèse d’un écrivain grec. Comment un écrivain araméen aurait-il traduit 7y de l’hébreu exactement dans le sens des LXX?.Cependant, précisément parce que cette: traduction convenait mieux aux faits, étant d’ailleurs possible, elle a pu figurer en araméen.
ra INTRODUCTION. : | k ΚΡ ΤῸΝ 5 - ὶ ' #4 b) textes avec parallèles. 1) Avec influence de l'hébreu : , x1, 10, d’après Malachie m1, 1, très librement, avec réminiscence de Ex. xxur, 20, mais en corrigeant d'après l’hébreu un contresens des LXX : : textuellement dans Le. vn, 27, même contexte, et dans ΜΕΤ 1, 2, où il a dû être transporté par un glossateur très ancien. 7: 17 xx11, 24, d'après Dt. xxv, 5, et réminiscence de Gen. xxxviu, 8; cf. Mc. ᾿ + “ x, 19 et Le. xx, 98, qui n’ont pas le rare ἐπιγαμόρεύσει qui vient sûrement ᾿ de l’hébreu.
xxn, 37, d’après Dt. vi, 5. Plus près de l’hébreu que Mc., en lisant ἐ ἐν δὰ lieu de ἐξ et χαρδία au lieu de διάνοια. Mais διάνοια paraît ensuite au lieu de δύναμις ou ἰσχύς, comme si Mt. n'avait pas voulu omettre un mot . qu'il lisait dans Mc. xn, 30 (cf. Le. x, 27) et dans les LXX, sauf à omettre. un mot de l’hébreu; — à moins qu'on ne lise ἰσχύϊ au lieu de διανοίᾳ, auquel cas le recours à l’hébreu est évident. ᾿ἾῊΝ 4 ΧΧΥ͂Ι, 81, d’après Zach. χιπ, 7. Sûrement avec emploi de l'hébreu, et ; en améliorant la traduction des LXX. Or Mc. χιν, 27 est exactement semblable, sauf la place de τὰ πρόδατα que Mt. a rejeté à la fin pour ajouter τῆς ποίμνης. Comme c’est Mt. et non Mc. qui recourt à l’hébreu, ce cas cest très fort pour une dépendance de Mc. san rapport à Mt. 2) d’après les LXX :
1v, 4; cf. Le. 1v, 4.
τ av, 6; cf. Le. 1v, 10. 41.
NACRE LC" IV 19] | ον, 10; cf. Le. τν, 8. Mt. et Le. s’écartent ensemble de l’hébreu et des À LXX par προσχυνήσεις au lieu de φοδηθήσῃ et l'addition de-uévw, nuances . parfaitement en situation et qui prouvent une dépendance littéraire. XV, 4 — Mc. vu, 10, d’après LXX, mais avec les mêmes divergences. τῳ ΧΥ͂, 85. d’après Is. χχιχ, 13, tout à fait comme Mc. vu, 6. 7, sauf la place (douteuse) de οὗτος. D’après les LXX, avec les mêmes divergences. ν On serait tenté de penser (avec Zahn) que la fin a été ὑπ’ρϑὰ changée d’après l’hébreu. Mais si Mt. s'était ici inspiré de l'hébreu, aurait-il laissé : Ὶ |
DS DO I TR ET JE SES de
intact le μάτην δὲ σέδονταί με dû à une fausse lecture des LXX, qui ἃ été |. évitée par le Targum, le syriaque et saint Jérôme? La suppression du ο΄ xafavec la transposition de διδασκαλίας s'explique suffisamment par le cas dés Pharisiens. Comme le Matthieu araméen n'a pas dû offrir ce texte,
il faut donc supposer ou qu’un écrivain grec a écrit d'après Me. ou Me.
d’après lui, ou bien que le traducteur grec de l'araméen ἃ traduittrès largement en se rapprochant de Mec. | xIX, 4, d’après Gen. 1, 17; cf. Mc. x, 6. Ἦν ne « xXIX, 5, d'après Gen. 11, 24; οἵ, Mc. x, 7. — Nous pensons que οἵ δύο fai- ; sait partie de l'hébreu pré-massorétique. Ê #4 xIX, 19 êt χχῃ, 39 d’après Lev. χιχ, 18; cf. Mc. x, 31; Le. x, 27. à ΧΧΙ, 13, d’après Is. LvI, 7 avec une réminiscence de Jér. vu, 11; cf. Mc.
f ᾿ fs ἢ À
xx, 17; Le. χιχ, 46. Mt. seul omet πᾶσιν ταῖς ἔθνεσιν qui ne ressortissait pas F
avec l'addition d’un καί ajouté à l’hébreu.
fidèlement l’hébreu pour qu'il n’y ait pas lieu d’y recourir ou de le pré.
à son thème. Le. évite la tournure hébraïque χληθήσεται. ΧΧΙ, 42, d’après Ps. LXVIN, 22. 23; cf. Mc. xn, 10 s. et Le. XX, 17 pour la première partie. Mt. exactement comme Mc. et tous deux comme LXX
xx, 32, d'après Ex. m1, 6; cf. Mc. χπ, 26; Le. a le style indirect. Mt. est τὰ plus grec, avec εἶμι des LXX omis par Mc. ., et des articles devant θεός plus que dans les LXX ou Mc. Tous trois ont xai devant le Dieu d’Isaac, contre hébreu.
xx, A4, d'après Ps. ex, 1; cf. Mc. χπ, 36; Le. xx, 42. En écrivant ὑποχάτω peut-être par réminiscence de Ps. vin, 7, Mt. s'écarte à la foisde l’hébreu, des LXX et de Le. Le texte de Mc. n’est pas certain. f
xxIV, 15, d’après Dan. 1x, 27; cf. Me. χπὶ, 14. Traduction ΠΤ δ ] de l’hébreu dont le sens ‘échappait. À
xxvH, 46, d’après Ps. xxn, 2; cf. Me. xv, 34. Mt. donne le texte araméen (comme Mc., avec une Variante), et une traduction grecque. Il vise évidemment à traduire les mots qu'il a cités, mais il aurait pu lestraduire autrement; le choix de na ti (Mc. εἷς τί) parait avoir εἰὲ détermine
me dé
pas un ae de sa manière de traduire l’araméen? Cependant θεέ μου (bis) veut être très littéral. Le mot ἥλεί transcrit bien un mot araméen, mais tout de même plus voisin de l'hébreu que ἐλωΐ ᾿ de Mc. ᾿ h Dans toute cette série, les traductions des LXX représentaient assez |
férer, sauf pour xv, 8 5.
Outre les citations plus ou moins formelles, on pourrait retrouver dans Mt. bien d’autres traces de l'Ancien Testament (1). Nous indiquons seulement : 24
x, 36, d’après Mich. vu, 6; il semble que le mot oixaxo| indique ΤΥ D. fluence de l’hébreu. Le. xu1, 53 rédige à sa façon. οἶδε
ΧΧΙ, 9 d’après Ps. οχυπι, 25. 26, comme dans Mc. χι, 9 où se trouve ὥσαννά et la formule εὐλογημένος ὃ ἐρχόμενος ἐν ὀνόματι κυρίου. Celle-ci comme : dans les EXX, seule traduction possible de l’hébreu, mais le mot ὥσαννά ΐ ΠΑ͂ΜΕ est dérivé de Νὰ nywn qui se trouve à cet endroit du psaume. |
xxvI, 34 Le fiel (χολή) dans le vin paratt emprunté au Ps. ΤΧΥΤῚ (LxIX), 22, tandis que Mc. avait du vin ἐσμυρνισμένος.
xxvit, 43, à ce qu’il semble d’après Ps. xxir, 9 sans s’astreindre à la lettre des LXX, mais sans recours clair à l'hébreu. D
xxvt, 57, πλούσιος en parlant de Joseph d’Arimathie pourrait être une
(1) Hühn, Die altestamentlichen Citate und Reminiscenzen im Neuen Testamente, Tübingen, 1900.
CXXII INTRODUCTION
allusion à Is. mr, 9, plutôt d’après l'hébreu qui a le singulier, que d'après les LXX τοὺς πλουσίους. 1
Nous n'avons pas tenu compte de Mt. xxvir, 35, où le renvoi à une prophétie paraît être une glose d’après Jo. xix, 24. Enfin on peut noter ici que les noms des personnages les plus célèbres
de l'A. T. sont transcrits d'après les LXX; on ne peut guère insister Sur
les particularités d'orthographe dans les listes de τ, 3-12, à cause de l'incertitude de la tradition manuscrite des deux parts.
Le renvoi très vague de 11, 23 n’est‘pas une citation.
Dans xur, 35 le psaume ΠΧΧΎΠΙῚ, 2 est cité sous le nom d’un prophète; dans χχυπ, 9 Jérémie est nommé quoique le renvoi soit plutôt à Zacharie.