‹ Évangile selon saint MatthieuChapitre 95 sur 350 · δειγματισαι (Til) ou παραδειγματισχι (SV · texte numérisé non relu

δειγματισαι (Til) ou παραδειγματισχι (SV

n'était pas encore conclu comme mariage, parce que Joseph ne l'avait pas introduite chez lui. C’est le sens de πρὶν ἢ συνελθεῖν αὐτούς, Les mots grecs peuvent signifier les rappôrts entre époux, comme ont compris Jér. Chrys. etc.,

. mais ils eussent été irréguliers avant le nissouin (παραλαδεῖν, v. 230) οἱ 1] est peu

probable que Mt. ait voulu écarter cette éventualité directement. Il entend bien

. dire que la conception miraculeuse s’est produite avant que de pareils:rapports

aient eu lieu, mais il suffisait pour cela 46: marquer qu'ils étaient exelus par la situation légale. Dans Tebt. 334.1 4 σζυ]νῆλθον πρὸς γάμον signifie simplement : « je me suis mariée».

— εὑρέθη dans le sens de Nv11, « il se trouva que », « il fut constaté »; le texte ne dit pas-que ce fut par Joseph, et certainement les paroles de Jérôme à ce sujet manquent d'exactitude (non ab. alio inventa est nisi a Joseph), d'autant que Marie n’habitait pas chez lui, et que la grossesse dut être remarquée d’abord par les parents de Marie, par sa mère avant tous. Les femmes ne sont-elles pas les premières à saisir ces symptômes chez d'autres femmes? Mais Joseph devait être averti et: il le fut. On s'étonne qu'il ne l'ait pas été par Marie: Dans l'intention de-Mt. c’est parce qu'il devait être éclairé par un ange. Et puisque Dieu avait pris l’initiative, Marie devait lui laisser le soin de tout. conduire.

Mt. ajoute que la conception était « d'esprit saint », Quelques anciens et même des modernes (ap. Kn.) ont compris que dès lors il fut reconnu que Marie: avait conçu de l’Esprit-Saint. Ge pourrait être le sens du grec; le surnaturel: ne-pouvait être constaté, mais aurait pu être cru d’après l'affirmation de Marie, le-témoignage d'Élisabeth, une révélation etc. Mais ce ne doit pas être la pensée de Mt. qui réserve cette révélation à l'ange (v. 20). IL s'exprime donc d'après la foi de son temps qui croyait au caractère surnaturel de la conception, pour ne pas laisser le lecteur en suspens sur ce point. Mt. fait abstraction: de l'annonciation de l’Ange Gabriel à Marie, parce qu'il ne s'occupe ici que-de la: situation légale de Jésus par rapport à Joseph qui devra accepter la paternité officielle. D'ailleurs il est en parfaite harmonie avee Le. 1, 35, même pour les termes, ce qui est à noter, car x πνεύματος ἁγίου n'est nullement une expression courante pour désigner une conception miraculeuse. Dans aucun des deux textes il n'y a d'article. L'Esprit-Saint n’est donc pas personnifié; c’est plutôt une expression pour marquer l’action divine qui donne la vie et qui féconde. Aussi bien la théologie attribue à Dieu et non ἃ: l’une des personnes divines les actions ad eætra. — Le génitif absolu qui commence la phrase déroge à l'usage: grec, puisque Marie revient ensuite comme sujet (cf. Gen. xuiv, 4); il y a des exemples classiques dans K.-G. $ 404. Le but. de cette construction anormale. est de mettre en.vedette la situation; ici l'irrégularité est diminuée par l'incise xpiv κ. τ. À. qui éloigne le sujet.

19) Joseph est nommé mari, d’après le droit hébreu sur les fiançailles. Quel. était Le droit et le devoir d’un époux si sa fiancée commettait. une faute? Cette faute. était assimilée à l’adultère, et punie de mort selon la rigueur de la loi

ὃ ÉVANGILE SELON SAINT MATTIIEU, 1, 19: 1

trouva encemte par la vertu de l'Esprit-saint. 19 Joseph, son mari,

étant: juste et ne voulant pas l’exposer au décri public, forma le

(Dt. xx, 23 s.). L'époux avait incontestablement le droit de se porter accusateur et de faire condamner son accordée. Cette hypothèse est exposée par Josèphe (An£. IV, vit, 23), qui semble même lui en faire un devoir. Toutefois cette obligation n’est pas inscrite dans la loi. C’est par un contresens qu'Abarbanel a entendu Dt. xxrv, 4 des fiançailles (cf. Buxrorr, de sponsalibus, p: 86 5.). La: Michna ne pose pas le cas. Aussi: il semble que Jérôme a: exagésé en fondant l'obligation sur la loi : non solum reos, sed et: conscios criminum obnoxios: esse peccati, allusion à Lév. v, 1 qui est'trop vague pour régir ce cas. Or, dans cette hypothèse délicate, quand le texte de la loi n'est pas formel, il y a comme un accord de la coutume pour laisser le mari maître de céder de son droit. On ne peut donc pas dire que Joseph avait une obligation de justice légale: à dénoncer sa fiancée, s’il l’eût crue coupable. Mais d’autre part il serait absurde de dire

que c’est. par justice qu’il ne l’a pas dénoncée — à moins que précisément:iline

l'eùt pas crue coupable! ᾿ Nous pouvons maintenant aborder le texte. Trois partis s’offraient à Joseph ::

dénoncer Marie; la répudier secrètement; la prendre avec lui, ce qui rendait.

le mariage définitif. La plupart des modernes (même Kx.) interprètent : étant juste (il ne pouvait

songer à la prendre); d'autre part 11: ne voulait pas la dénoncer; il se résolut

done à la renvoyer secrètement. Mais il n’y a pas trace dans le texte d’une opposition entre-les deux premiers termes. Mt. n’a pas écrit : δίκαιος μὲν dv, μὴ;

θέλων δέ, « étant juste et cependant ne voulant pas » comme il eût dù le faire

our exprimer l'opposition, mais δίχαιος ὧν xat μὴ θέλων, c'est-à-dire : « étant Ρ ; μ ;

juste, et par conséquent ne voulant pas », comme a compris Éphrem:(Moes. 22) τ quamobrem ex justitia cogitavit, ut tacite eam: dimitteret. De même Chrys. et

Jér., les versions syrr: arm.,.et l’on peut dire aussi lat{, et coptes. C'est encore l'opinion de J. Weiss, Er. Klostermann, enfin Merx, qui à même éerit : « Il

croyait à son innocence, malgré les apparences qui étaient, contre elle, et était: persuadé de l'opération de l’Esprit-Saint, de sorte que précisément parce qu'il

était juste, il ne voulait. pas la dénoncer » (p. 23). Il est exagéré de dire que

Joseph était dès lors persuadé de l'opération de l’Esprit-Saint (Éphrem), mais Jér: a donné la note juste : « quomodo Joseph cum crimen celet (ou celaret) uxoris,,. iustus scribitur ? sed. hoc testimonium Mariae est, quod Joseph-sciens illius castitatem, et admirans quod evenerat, celat silentio, cuius mysterium nesciebat. On: ne.peut se dérober à la rigueur de cet argument qu'en traduisant juste par bon,

doux, comme. Chrys. (et encore Klost.). Joseph aurait pris son parti par bonté d'âme, un peu au détriment de la justice légale. Mais ce ne peut être le sens de δίχαιος en grec. Et nous ne prétendons pas non plus que δίκαιος signifie juste au sens purement légal.

Joseph était juste comme les Israélites soucieux de rendre à Dieu et au prochain ce qui leur était dû. Quoi qu’il en soit du devoir légal qui eût incombé à un époux. persuadé du tort de sa fiancée, Joseph se laissait guider par la justice envers elle. Cette justice exigeait d’abord qu'il ne la dénoncât pas, et sur ce

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y vo s | F: ai ᾽ ) HET" “χαὶ μὴ θέλων αὐτὴν δειγματίσαι, ἐβουλήθη λάθρᾳ ἀπολῦσαι αὐτήν. “Ὁ Tara ᾿ L a » f ᾽ » = 4 τς δὲ αὐτοῦ ἐνθυμηθέντος ἰδοὺ ἄγγελος Κυρίου κατ᾽ ὄναρ ἐφάνη αὐτῷ λέγων La ᾿ V Ἂν x » αὖ. τ" τς Ἰωσὴφ υἱὸς Δαυίδ, μὴ φοβηθῆς παραλαβεῖν Μαρίαν τὴν γυναῖχά σου, τὸ pa :

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