‹ Évangile selon saint MatthieuChapitre 96 sur 350 · Μαριαν (H) où Ναριαμ (TSV · texte numérisé non relu

Μαριαν (H) où Ναριαμ (TSV

Ἢ Done, PET +100 ᾿ point l'intention de Joseph était ferme. En effet μὴ θέλων indique un point sur

lequel Joseph est fixé : il ne veut pas dénoncer Marie publiquement. δειγματίζειν est un terme plus rare (MM.) que παραδειγματίζειν, et dont le sens est moins LE : fort, comme Eusèbe (Quaest. ad Steph. 221) l’a expliqué : τὸ μὲν γὰρ παραδεῖγμα | τὴν ἐπὶ χαχῶς πράξαντι εἰς πάντας φανέρωσίν τε καὶ διαδολὴν ὑποδάλλει γοεῖν, τὸ δὲ δεῖγμα

ο΄ τὸ φανερὸν ἁπλῶς ποιῆσαι, donc faire un exemple infamant, ou bien simplement #1 livrer à la publicité. On peut juger que le terme le moins fort et le plus rare est l'original, d’après B Z N° Pap.-0Ox. et fam. 1, probablement avec syrr. et sa. 7 Donc, non seulement Joseph ne veut pas mettre en mouvement l’action publi-

que, ce qui eût pu entrainer une peine capitale, et en tout cas l’infamie, mais κι il ne veut même pas qu'une répudiation publique expose au grand jour la situation de Marie. Que faire? « il se proposa » (ἐδουλήθη) marque le point auquel il s'arrêta par un jugement pratique, sans toutefois avoir pris une décision irrévocable, comme le prouve la suite. — ἀπολῦσαι est le terme grec le + | plus approchant du de technique Ὁ) Δ, répudier, comme Joseph avait le droit ὮΝ de le faire s'étant fiancé Marie, et comme il devait le faire afin qu’elle [ἀΐ libre - d'en épouser un autre. Au point où en étaient les choses, une répudiation publique eût amené aussitôt un scandale. Il n’en était pas de même si Joseph

à donnait secrètement un libellum repudii, sans date, et l'on pouvait compter que De l'autorité publique n’interviendrait pas. — Mais le scandale n’était-il pas à la fin inévitable, et Joseph pouvait-il ainsi gagner autre chose qu'un délai? On ἘΞ peut toujours répondre que cela n'était plus son affaire. En réalité son moyen x eût été très efficace, s’il eût cru Marie enceinte d'un autre. Car son affection __ pour elle, sa débonnaireté, si elle l'eût empêché de la livrer au jugement des $ nu. hommes, eût dû lui suggérer à tout le moins des circonstances alténuantes et in même excusantes. Il a pu supposer que sa fiancée avait été induite par ses VI parents à d’autres noces. Si lui, par vertu, cédait de son droit et 5 ’effaçait,

rendre Ja liberté à sa fiancée n'était pas l’exposer au déshonneur; c'était plutôt

laisser à un autre la possibilité de faire son devoir en épousant Marie. Mais

Es nous avons déjà exclu ce soupçon, puisque dans ce cas la répudiation discrète

__ pouvait bien être l'acte d'un homme indulgent, mais n'eût pas ἀὰ être attribuée

ἊΝ à un sentiment de justice ou simplement de vertu. Joseph s'en rapportait à Dieu

ve et Mt. n’insiste pas sur des conséquences {{ϑι l'intervention de Dieu va rendre 14 inutiles.

20) ἐνθυμεῖσθαι, s'arrêter à un plan. Le dessein était formé, et cependant Joseph hésitait à l’accomplir, puisque l'ange lui dit : « Ne crains pas de prendre avec toi Marie », comme 5 ‘il y songeait encore, quoiqu'il y vit difficulté. Il est inter-

pellé : « Fils de David », parce qu'en prenant Marie il va ranger le Messie dans ‘x 48 la lignée de David en sa personne, en acceptant d'être son père officiellement.

| dessein de la répudier secrètement. Comme 1] était dans cette

pensée, voici qu’un ange du Seigneur lui apparut en songe, disant : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie ta femme, car ce qui est conçu en elle est l'ouvrage de l'Esprit-saint.

- C'est là surtout ce que Mt. avait à cœur. Mais s’il attache beaucoup d'impor-

tance à l'attestation surnaturelle, décisive pour fixer Joseph, il n’affirme

nullement que Joseph n'avait rien soupçonné de tel. Il est juste, et il se

demande encore s’il ne va pas introduire chez lui une jeune femme qui lui aurait été infidèle! Ce mot de juste suffit pour exclure une pareille compromis-, sion. — παραλαθεῖν était l'acte propre du nissouin par lequel le mariage était définitivement contracté, et par le fait Marie devenait sa femme τὴν γυναῖχά σου,

qualité qu’elle avait déjà en partie comme fiancée d’après le droit hébreu. — Ἢ

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