‹ Évangile selon saint MatthieuChapitre 97 sur 350 · JA · texte numérisé non relu

JA

γεννηθέν, au neutre; οἵ. Le. 1, 35; c'est le thème de la péricope, qui commence

par γέννησις selon nous. Joseph n’a donc qu’à se prêter au plan divin, auquel il ΤῊ

se trouve associé. Son adhésion n'est demandée qu'au moment où cela est LEP

nécessaire. Déjà par son vertueux silence il s'est montré digne du dépôt que

Dieu lui confie : et blandientis affectu ei per somnium angelus loquitur, ut

iustitiam silentii comprobaret (Jér.). — C'est ici le premier avertissement donné

* par Dieu à Joseph en songe (1, 13.19.22). Un songe a peu d'importance. Aussi

Mt. a soin de dire que l'ange a apparu, comme tel; et rien n'empêche que Dieu

donne la certitude de sa parole dans le sommeil comme dans l’état de veille. :

Mais le sommeil a quelque chose de plus passif. Joseph n'intervient pas, ne donne pas la réplique à l’ange. C’est ensuite qu'il obéit. Gette attitude convient

à son rôle effacé. Combien est plus solennelle l'ambassade de l’ange Gabriel auprès de Marie pour solliciter son consentement dans la lumière d'une intel-

ligence croissante du mystère! — ôvap ne se trouve que dans Mt. sous la forme Ὁ

xar'ôvap. Les attiques disaient seulement ὄναρ; xar’o. est dans une inscription de Pergame.

Nous- concluons qu’on à exagéré de deux façons en prétendant pénétrer

par l’exégèse dans les sentiments de Joseph. Il n'a pas manqué de Pères

(Justin, Ambr. Aug. Chrys.) ayant déduit du texte qu'il avait soupçonné Marie

d’adultère. Par exemple Augustin (ad Maced. ep: 153, c.1v, 9) : loseph….. cum : eam comperisset esse praegnantem cui se noverat non esse commixtum et οὗ hoc nihil

aliud quam adulteram credidisset, puniri tamen eam noluit; nec approbator flagitii

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fuit. D'autre part des écrivains anciens (Ps.-Bas.; Ps.-Orig: ap. Κη.) et des

nombreux modernes ont interprété le v. 18 comme si Joseph avait été instruit JA

de l'opération du Saint-Esprit. Or si Joseph avait eu la fâcheuse opinion, le

texte ne dirait pas qu'étant juste il n’a pas voulu révéler la situation de Marie,

car la justice lui en faisait plutôt un devoir s'il croyait Marie coupable. Et s’il avait été au courant, l'ange ne le fixerait pas en lui apprenant que l'enfant

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est conçu du Saint-Esprit. Ces deux excès viennent de ce qu'on a voulu tirer

du texte autre chose que ce qu'il dit, et on ne peut savoir cela même qu'en tenant compte du but de l'auteur et de l'esprit dans lequel il ἃ écrit.

Mt. se préoccupe uniquement de faire de Joseph un témoin de la conception miraculeuse, librement associé à la naissance légale de Jésus, témoin qui ἃ

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