‹ Évangiles apocryphes (volume 2)Chapitre 155 sur 330 · CH. V, 13. PROPHÉTIE DE ZACHARIE · texte numérisé non relu

CH. V, 13. PROPHÉTIE DE ZACHARIE

et que ma grossesse est sans exemple. Et si je dis sérieusement à quelqu'un : « Croyez que je suis en- « ceinte tout en étant demeurée vierge », on me dira : « Soit. Nous croyons que vous parlez sincèrement et « exactement; mais expliquez -nous comment une « femme vierge peut devenir mère, sans qu'un homme « ait détruit sa virginité. » Et m'ayant opposé ces paroles, ils me tourneront en ridicule. Je sais aussi que plusieurs parle(ro)nt de moi méchamment et me condamneront à la légère malgré mon innocence. Néanmoins, le Seigneur me sauvera de l'outrage et des médisances des hommes. »

13. Ayant dit ces choses, Marie cessa aussitôt de parler. Et, s'étant levée, elle ouvrit la porte de la maison, pour voir s'il n'y avait là personne qui prêtât l'oreille aux paroles qui se disaient. Comme elle ne voyait aucun être humain, elle retourna dans l'intérieur de la maison. Elle s'assit, et prenant la pourpre et l'écarlate qu'elle avait reçues auparavant des prêtres, pour en faire un rideau au temple, elle (se mit à les) filer. Quand elle eut terminé cet ouvrage ^^, elle s'en fut le porter au grand prêtre Zacharie. Et (celui-ci) l'ayant pris des mains de la vierge sainte, lui dit : « Marie, mon enfant, vous êtes bénie entre les femmes, et béni est votre sein virginal. Le Seigneur magnifiera votre nom saint par toute la terre. Vous aurez la prééminence sur (toutes) les femmes et vous deviendrez entre toutes la mère des vierges. De vous viendra le salut de toute la terre. » Ainsi parla le grand

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