II. Rédaction arménienne
Elle a été publiée intégralement pour la première fois par le R. P. IsaïeDaïetsi^ d'après une copie faite en 1824^, sur une autre copie antérieure de trois ans. Celle-ci avait été prise par un certain Parounag d'Eznig, à un vieux manuscrit, qui, paraît-il, fut peu après livré aux flammes comme un mauvais livre, par un jeune clerc attaché au service du patriarche armé-
tion » fut ofTiciellement reconnue par une sorte de compromis. Le synaxaire copte raconte, au 8 baune, que la Sainte Famille s'arrêta à Matarieh, sur le chemin du retour de la Haute- Egypte en Syrie {Synaxarium Aleœandrinum, éd. J. Forget, dans Corpus scriptorum Chris tianorum orientalium, Scriptores arabici,ser.iii,t. XIX,p. (OT). Cf. Parkas, t. cit., p. 38, note 13.
1. Gif^ujlfnli tf/>^^ ^"(î ^mutl^tupiuÏMiug. Livres apocryphes du Nouveau Testament (Venise, 1898; dans fi'iuîiaïuniuli -^mi- /^ui^ujTi 4/»^ ^L ^"p nutpnL.pbui'ii^ = Trésor de littérature arménienne, ancienne et moderne, t. II), p. 1-126. C'est sans doute d'après ce manuscrit que M. F. Gonybeare a traduit les six premiers chapitres de notre apocryphe {Protevangelium Jacobi from an Armenian Manuscript in the library of the Mechitarists in Venice dans American Journal ofTheology, t. I (1897), p. 424-42. Je ne connais malheureusement cette traduction que par l'extrait qu'en a donné M. E. Amann (Le Protévangile de Jacques et ses remaniements latins^ Paris, 1910, p. 71-72; cf. p. 172).
2. De la main du P. G, Esaiean et datée de 1824. C'est le manuscrit 298 de la Bibliothèque des PP. Mékhitharistes de Saint-Lazare à Venise.
XXX INTRODUCTION
nien d'Andrinople ^ On peut déjà conclure de cet autodafé que notre apocryphe formait un volume à part et qu'il ne payait pas de mine.
Point de titre au document. L'éditeur lui en a fait un avec une citation de Sargis Snorhali qui, au XII® siècle, mentionne dans son commentaire des épîtres catholiques, un apocryphe intitulé le Lisre de l'Enfance du Christ.
Le texte est divisé en 28 chapitres. Les sept premiers correspondent, pour le sujet et la marche générale du récit, aux chapitres i, 4-xvi du P?'otéi^anglle [n-xiii du pseudo-Matthieu) et, partant, à la première partie de l'histoire syriaque de la Vierge (S), dont le canevas est à peu près identique. Jamais cependant la ressemblance n'est complète. L'arménien est une rédaction ou, si l'on veut, une amplification, distincte, au moins par ses longueurs, de tout ce que l'on connaît. Il est à noter qu'elle ne doit rien à la version arménienne àw Protévanglle'^ ^ qui se rattache directement à la tradition grecque. Cela seul prouve ou, du moins, donne à penser que le Livre de l'Enfance n'a pas été composé en arménien, par un compilateur qui assemblait des pièces déjà traduites.
A partir du chapitre viii, le récit prend contact avec VE^^anglle syro-arabe de l'Enfance : contact libre et intermittent. Indiquons brièvement les lignes principales de la narration, en mettant en regard les passages correspondants du texte arabe.