Teic^e ;« jusqu'au moment où vous fûtes corrigée» Cî"'j
408 I.IVRE ARMÉNIEN DE l/ENFANCE.
légère et ne suspectez pas injurieusement ma \irginité, car je suis pure de tout péché, et je ne connais absolument aucun homme. » Joseph dit : « Alors expliquezmoi d'où vient votre grossesse. » Marie dit : « Par la vie du Seigneur, je ne sais ce que vous dites. » Joseph dit : « Je ne vous parle pas avec violence et emportement, mais je veux vous interroger amicalement. Dites-moi quel homme s'est introduit ou a été introduit auprès de vous, ou dans quelle maison vous êtes allée imprudemment. » Marie dit : « Je ne suis jamais allée nulle part, hors de cette maison. » Joseph dit : « Voilà qui est prodigieux : vous ne savez (rien), et je vois avec certitude que vous êtes enceinte. Qui a (jamais) vu, qui a entendu qu'une femme ait conçu et soit devenue mère sans<^rintervention d'un homme^? Je ne crois pas à de pareils discours. » Marie dit : « Dès lors comment pourrai-je vous satisfaire? Puisque vous m'interrogez en toute sincérité sur ceci, j'atteste, pour ma part, que je suis sans péclié, et que je ne connais absolument aucun homme. Et si vous me jugez témérairement, vous aurez à répondre de moi devant Dieu. « 6. Ayant entendu ces paroles, Joseph en fut frappé et conçut une vive crainte. Il se prit à réfléchir et dit : « Chose effrayante et prodigieuse! Je ne comprends ni n'entends absolument rien au cours de ces événements. Car ces faits sont étranges ; ils dépassent toute conception, tout ce que nous avons vu ou entendu de (nos propres) oreilles, (tout) ce que j'ai entendu et appris des ancêtres. La stupeur étreint mon esprit. A qui m'adresser? Qui consulterai -je sur cette affaire? Car j'hésite à la pensée que la chose (maintenant) secrète.