XX XIV INTRODUCTION
ch. XXVII (= A, XXV, 5 fin). Il sera désigné ici par le sigle B.
Entre A et B, la principale différence est que le second est en général plus long et plus diffus. Outre ces innombrables variantes rédactionnelles répandues à travers tout le récit, B insère, au début du ch. xxi (= A, xviii, 1), une histoire de temple anéanti miraculeusement, qui est une répétition de l'épisode déjà raconté au ch. xviii (= A, xvi, 1-4).
Vers la fin du même chapitre, il intercale un double ou une nouvelle variation du miracle de l'enfant (ici : Satil) ressuscité par Jésus, qu'on accusait de l'avoir fait périr. Enfin, au bout du ch. xxii (= A, xx, 15), trois épisodes additionnels : délivrance d'un jeune possédé ; résurrection de l'enfant précipité du haut d'une tour (réplique de B, ch. xix = A, xvi, 7-15, mais avec une autre mise en scène, et cette fois le ressuscité s'appelle Zenon, comme dans la légende syro-arabe); guérison d'un jeune paralytique.
Un troisième exemplaire, don de l'archimandrite lusik, se trouve à la bibliothèque du couvent d'Edsmiadsin. 11 est daté de l'an 1666. M. Marr l'a décrit et analysé\ en le comparant à une notice du P. Zarbhanèlean, qui n'est au fond qu'une liste des chapitres de la rédaction A^.
1. Hsô Mhmueû nomsdKu ez> Apueni-H)^ dans 3anucKU BocmoHHazo OmàmAenin H. P. ApxeoAozuHecKazo 06iu,ecmea, t. VI (1891), p. 135-45. Reproduit dans la revue i,ujtintu nSuopbiup t. VI (1892), p. 232-35.
2. ÏTuiuitlfUJnujnuifi tfiuibiuLiuh PuintiuiulinL.pbuiîig fiiu/u-
INTRODUCTION
A en juger par les extraits donnés par M. Marr, les dix-neuf chapitres du manuscrit d'Edsmiadsin couvrent assez exactement les cli. vii-xxvin du texte A. Quelques-unes de ces citations se retrouvent à peu près littéralement dans le texte imprimé. D'autres, notamment les phrases finales du dernier chapitre, ont un tour visiblement abrégé. Les quelques variantes que nous avons pu extraire de l'analyse de M. Marr sont désignées par la lettre E.
La bibliothèque des RR. PP. Mékhitharistes de Vienne possède également une copie de notre apocryphe. Elle est antérieure à l'année 1710 et pourrait remonter au xyi*^ siècle*. Ce qu'elle paraît avoir de plus original, c'est qu'une main récente y a écrit à la première page, en guise de titre, le néologisme Si^m^lUL-hmiupiuït : Evaîigile de l'Enfance^ ou plus littéralement : « Evangile Enfant », comme disait Chardin ''^. Il ressort de là que cette dénomination était usitée, mais qu'elle n'a pénétré que fort tardivement dans les manuscrits.
Du texte lui-même, tout ce que nous savons, c'est qu'il était divisé en 26 chapitres dont les intitulés ou les rubriques initiales correspondent assez bien à ceux
libiuu. Catalogue des anciennes traductions arméniennes (Venise, 1889), p. 197-98.
1. Manuscrit 186; cf. J. Dashian, Catalog der armenischen Handschriften in der Mechitharisten-Bihliothck zu Wien (Vienne, 1895), partie arménienne, p. 502-504.