CH. XXVII, 4-6. BALTHASÀR MIS A L'EPREUVE
dit : « Il me serait meilleur d'être fils de pauvre et mendiant mais exempt d'infirmité. » Jésus dit : « Si tel est votre désir, donnez-moi le prix de ma peine. » Le vieillard dit : « Ne me tourmentez pas ainsi par tous ces longs discours. Pourquoi vous obstinez-vous à me harceler de ces attrapes et de ces pièges^? » Jésus dit : « En quoi ai-je trop parlé? Et quel conseil ai-je reçu de vous? » Le vieillard dit : « Pour l'amour de Dieu, ne m'exaspérez pas, car je suis gravement infirme de tout mon corps. » Jésus dit : « Ne vous fâchez pas. Ayez un peu de patience. Je n'ai plus rien à vous conter; mais j'ai pitié de vous, ayant le pouvoir de vous secourir. » Le vieillard dit : « Enoncez vos prescriptions. » Jésus dit : « Donnez-moi quelque petite récompense pour ma peine, et je vous guérirai. » Le vieillard dit : « Dieu vous donnera une abondante récompense de votre peine; mais, je vous en prie <C •••^ ^5 il ^^ vaut mieux mourir que de rester en vie. » Jésus dit : « Votre guérison n'est pas difficile. » Le vieillard dit : u Je ne possède rien, sinon un morceau de pain et deux oboles. » Jésus dit : « Voilà le descendant de gens riches à l'excès ! » Alors le vieillard entra dans une violente colère et dit en pleurant : « Vraiment, qu'aurai-je (encore) à subir de cet (enfant), car il m'a déjà assez taquiné? » Jésus dit :
8. Texte : « Où tu demeurais, toi qui t'es présenté à moi comme un piège et une tempête » [ni.^i //«ij/ip nfi ^"'^'^/'"{^^"'P f'î'^
/inn/f. nnnnaïuiP II. adinQoniuli = wiX Ns>>^^aL\ Nj/ »lSJa:ko )ji^/ paieu.3o V^)l /-•/, pour )^jj )jOî /-/j-s ^*'!i^ V5.»^iû\ Nj/ îCCaio M^-/
9, Il doit manquer ici quelques mots.
« Vieillard, ne vous fâchez pas! Ayez un peu de patience, pour que votre âme vive » [cf. Luc, xxi, 19].
7. Le vieillard dit : « Je vous ai montré tant de patience, et je n'ai trouvé chez vous aucune pitié. » Comme le vieillard eut dit ces (mots) en pleurant, Jésus lui dit : « Où allez-vous ? » Le vieillard dit : « A la ville de Jérusalem, pour mendier mon pain. Et si vous y venez à ma suite, je vous donnerai la moitié des ressources dont Dieu me gratifiera. » Jésus dit : « Quel dieu servez-vous? » Le vieillard dit : « Le dieu de mes pères. » Jésus dit : « C'est donc justement que cette affliction vous est arrivée. Si vous voulez être parfait [Matth., xix, 21], abandonnez la religion de vos pères, afin d'être sauvé pour l'âme et pour le corps. « Le vieillard dit : « Et comment pourrais-je ajouter foi à vos paroles? » Jésus dit : « Vous m'avez maintes fois mis à l'épreuve et n'en êtes pas plus avancé. » En entendant cela, le vieillard fît réflexion et (se) dit : « Je crains que cet enfant ne se joue insidieusement de moi. » Jésus dit : « Vieillard, répondez à la question que je vous ai posée. »
8. Le vieillard dit : « Je suis dans le doute; je ne sais que faire- ni ce que je répondrai à votre question. Il me semble que Dieu vous a envoyé vers moi; je crois que vous êtes le Seigneur, celui qui sonde les pensées des hommes. Faites-vous donc connaître à moi. » Jésus dit : « Croyez-vous qu'il existe un Dieu créateur de toutes choses et son Fils unique et le Saint-Esprit, Trinité et unique divinité? » Le vieillard dit : « Oui, je le crois. » Et Jésus étendit la main sur le vieillard et dit : « Vous êtes délivré de votre