III. — 1. S ajoute : et tout leur manquait dans la caverne
2. Sic. S : Et (ils virent) l'enfant que Marie avait enveloppé de langes; elle l'allaita, et (puis) elle (le) déposa dans la crèche. Et tandis qu'ils admiraient celte lumière, des bergers vinrent et allumèrent un grand feu. [Ici le ch. IV du teate arabe. Puis] : Cette nuit même un (ange) gardien fut envoyé en Perse. Il apparut aux (gens du pays) sous la forme d'une étoile très brillante, qui illumina toute la terre des Perses. (Or) comme le 25 du premier kanoun, — fête de la Nativité du Christ, — il y avait grande fête chez tous les Perses adorateurs du feu et des étoiles, tous les mages, en pompeux appareil, célébraient magnifiquement leur solennité, quand tout à coup une vive lumière éclata sur leurs têtes. Laissant là leurs rois, leurs festins, toutes leurs réjouissances et (quittant) leurs demeures, ils sortirent pour jouir du spectacle. Ils virent qu'une étoile ardente s'était levée sur la Perse. Par son éclat, elle ressemblait à un grand soleil. Et leurs rois dirent aux prêtres en leur langue : « Quel est ce signe que nous voyons? » Et, comme par divination, ils dirent [teœie : et ils dirent] sans le vouloir : « Le roi des rois est né, le dieu des dieux, la lumière émanée de la lumière. Et voici que l'un des dieux est venu nous annoncer sa naissance, pour que nous allions lui offrir des présents et l'adorer. » Tous (alors), chefs, magistrats, généraux, se levèrent et dirent à leurs prêtres : « Quels présents convient-il que nous emportions? » Et les prêtres leur dirent : « De l'or, de la myrrhe, de l'encens. » Alors trois rois, fils des rois de la Perse, prirent, comme par une disposition mystérieuse, l'un trois livres de
2. Tandis que les deux (survenants) s'étonnaient de cette lumière, la vieille femme dit à sainte Marie :
myrrhe, l'autre trois livres d'or, et un autre enfin trois livres d'encens. Ils étaient parés de leurs ornements précieux, tiare en tête et leur trésor dans les mains. Au chant du coq, ils quittèrent leur pays, avec neuf hommes qui les accompagnaient, et ils se mirent en route, précédés par l'étoile qui leur était apparue. Et l'ange qui avait enlevé de Jérusalem le prophète Habacuc et avait apporté son repas au prophète Daniel, jeté dans la fosse aux lions, à Babylone, ce (même ange), par la vertu de l'Esprit-Saint, amena les rois de la Perse à Jérusalem. Partis de Perse avant le chant du coq, au point du jour, ils entraient à Jérusalem et interrogeaient les gens de la ville en disant : « Où est né le roi vers lequel nous sommes venus? » A cette vue, les gens de Jérusalem s'agitèrent et prirent peur. Et ils les signalèrent au roi Hérode. Le roi Hérode envoya quérir les rois de Perse et les fit comparaître devant lui. Il leur demanda : « D'où êtesvous? < Si : D'où venez-vous? > Et qui cherchez-vous? » Ils dirent : « (Nous cherchons) le roi qui est né en Judée, dans le pays de Jérusalem. Quelqu'un d'entre les dieux nous a avertis de la naissance de ce (roi), pour que nous vinssions lui présenter notre adoration et nos offrandes. » Et la crainte s'empara d'Hérode à la vue de ces fils des rois de Perse, qu'il voyait, tiare en tête et leurs trésors dans les mains, à la recherche du roi né en Judée. Hérode et tout son entourage s'alarmèrent à la vue de ces fils des rois. [S^ : Hérode s'alarma, car les Perses ne reconnaissaient pas son autorité. Il (se) dit : Celui qui, en naissant, a soumis les Perses à la loi du tribut, nous y soumettra, nous, à plus forte raison. «] Et Hérode (leur) dit : « Grande est la puissance du roi qui vous a contraints de venir lui rendre hommage. En vérité, c'est un roi, le roi des rois. Allez, informez-vous à son sujet, et, ce que vous aurez découvert, venez me l'apprendre pour que, moi aussi, j'aille l'adorer » [Matth., ii, 8J. Or Hérode ayant formé dans son cœur le dessein pervers de tuer l'enfant encore en bas âge et les rois de Perse avec lui, il (se) dit : « Maintenant toute la création m'est soumise. » Les Mages quittèrent son audience. Et ils aperçurent l'étoile qui s'avançait devant eux, jusqu'à ce qu'elle allât s'arrêter