III. NATIVITÉ DU SAUVEUR. o
« Ètes-vous la mère de ce nouveau-né? » Sainte Marie dit : « Oui. » La vieille femme (lui) dit : « Vous
au-dessus [Matth., ii, 9] de la caverne. Alors, changeant de forme, elle devint semblable à une colonne de lumière [S2 : de feu], qui allait de la terre au ciel. Ils pénétrèrent dans la caverne et ils y trouvèrent Marie, Joseph et l'enfant enveloppé de langes et posé dans la crèche. Ils lui présentèrent leur adoration et leurs offrandes et firent le salut à Joseph et à Marie. Et Joseph et Marie étaient dans la stupeur en voyant ces trois fils de rois, tiare en tête, agenouillés en adoration devant le nouveau-né, sans poser aucune question à son sujet. Et Joseph et Marie leur demandèrent : « D'où êtes- vous? » Ils leur répondirent en disant : « Nous venons de Perse. » Joseph et Marie leur dirent : « Quand avez-vous quitté la Perse? » Ils dirent : « Hier soir, il y avait fête. Après notre festin, l'un d'entre les dieux nous dit : « Levez-vous, « allez présenter vos offrandes au roi qui est né en Judée. « Le coq chanta comme nous bouclions notre ceinture pour nous mettre en route. < S^ : Partis de Perse au chant du coq, > nous arrivons chez vous, maintenant, à la troisième heure du jour. )) Et Marie prit un des langes de Jésus et le leur donna. Ils le reçurent de ses mains, avec foi, comme un présent de haute valeur. Et quand arriva la nuit du cinquième jour de la semaine après la nativité, r(ange) gardien, qui avait pris la forme d'une étoile, (re)vint leur servir de guide. Ils le suivirent en devisant sur le sujet de leur voyage. Ils arrivèrent en leur pays au moment du repas. La Perse (entière) se réjouit de leur retour et s'émerveilla. Au crépuscule, quand il fît jour, les rois et les prêtres se rassemblèrent et leur dirent : « Gomment s'est passé votre voyage et comment votre retour? Qu' avez-vous fait et que nous apportez-vous? » Et ceux-ci leur montrèrent le lange que leur avait donné Marie. On leur fit fête à la mode des mages [^2 .• on leur fit un grand feu]. Et ils jetèrent le lange dans le feu qu'ils adoraient et le lange devint comme le feu. Puis, quand le feu se fut éteint, ils en retirèrent le lange blanc comme neige et plus solide qu'auparavant. Et l'ayant pris, ils le baisèrent, le posèrent sur leurs yeux et dirent : « En vérité, sans aucun doute, c'est le vêtement du dieu des dieux, puisque le feu des dieux n'a pas réussi à l'embraser. » Et ils le gardèrent avec foi et avec un profond respect. [Cf. ch. VII-VIIJ, et Salomon de
ne ressemblez pas aux filles d'Eve. » Sainte Marie dit : « Comme mon fils est incomparable parmi les enfants, ainsi sa mère est incomparable parmi les
femmes. » <^ ^ > La vieille femme répondit
en ces termes : « O ma Dame, je suis venue sans arrière -pensée, pour obtenir une récompense ^. » Notre Dame sainte Marie lui dit : « Posez vos deux mains sur l'enfant. » Elle les posa et aussitôt elle fut guérie. Et elle sortit en disant : « Dorénavant, je serai la servante et l'esclave de cet enfant tous les jours de ma vie. »