‹ Évangiles apocryphesChapitre 100 sur 192 · CHaPiTRE XIX · texte numérisé non relu

CHaPiTRE XIX

1. De même les lions et les léopards l’adoraient et les accompagnaient dans le désert ; partout où Marie et Joseph allaient, ils les précédaient, montrant la route, et inclinant leurs têtes, ils adoraient Jésus. Or. le premier jour que Marie vit des lions et toutes sortes

de bêtes venir autour d'elle, elle eut une grande frayeur.

Mais l'enfant Jésus, la regardant d’un air joyeux, lui dit : « Ne craignez pas, ma mère, car ce n’est pas pour vous faire mal, mais pour vous obéir qu'ils s'empressent autour de vous ». Et, par ces paroles, il dissipa toute crainte de leur cœur.

2. Les lions faisaient route avec eux, et avec les bœufs et les ânes et les bêtes de somme qui portaient les bagages, et 115 ne leur faisaient aucun mal: mais ils étaient pleins de douceur au milieu des brebis et des béliers que Joseph et Marie avaient amenés de Judée et gardaient avec eux. Et ils marchaient au milieu des loups, et ils n'avaient aucune frayeur, et nul n'éprouvait aucun mal. Alors s'accomplit ce qu'avait dit le prophète : « Les loups paîtront avec les agneaux, le lion et le bœuf mangeront la même paille ». Car il y avait deux bœufs et un chariot dans lequel étaient portés les objets nécessaires et les lions les dirigeaient dans leur marche.

traduit des Septante, car la Vulgate porte : lupus et agnus pascentur simul, leo et bos comedent paleas.

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Capur XX.

1. Factum est autem die tertia profectionis suae ut Maria nimio solis ardore fatigaretur in eremo, et videns arborem palmae dixit ad Joseph : « Quiescam paululum sub umbra ejus ». Joseph autem festinans duxit eam ad palmam et descendere eam fecit de jumento. Cumque resedisset Maria, respiciens ad comam palmae vidit eam plenam pomis, et dixit ad Joseph : « Desidero, si fieri posset, ut ex istis fructibus hujus palmae perciperem ». Et ait ad eam Joseph : « Miror te dicere hoc, cum videas quantae sit altitudinis palma ista, et quod tu de palmae fructibus cogitas edere. Ego magis de aquae penuria cogito, quae nobis jam defecit in utribus, et non habemus unde nos et jumenta refocillare valeamus ».

2. Tunc infantulus Jesus laeto vultu in sinu matris suae residens ait ad palmam : « Flectere, arbor, et de fructibus tuis refice matrem meam ». Et confestim ad hanc vocem inclinavit palma cacumen suum usque ad plantas Mariae, et collegerunt ex ea fructus quibus omnes refecti sunt. Postquam vero collecta sunt omnia poma ejus, inclinata manebat, expectans ut ejus ad imperium resurgeret ad cujus imperium fue-

CH. xx. — 1. videns arborem palmae : SOZOMÈNE (Hist. eccles., V, 21) rapporte que, lors de la fuite en Egypte, quand Jésus fut arrivé à Hermopolis, un grand perséa, qui se trouvait près de la porte de la ville, inclina ses rameaux jusqu'à terre et adora le Christ. C’est sans doute par l'intermédiaire

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