‹ Évangiles apocryphesChapitre 13 sur 192 · livre un Judéo-Chrétien. Le Commentaire sur · texte numérisé non relu

livre un Judéo-Chrétien. Le Commentaire sur

1. Peut-être n'est-ce qu’une forme orthodoxe du livre gnostique, intitulé Γέννα Μαρίας, dont parle S. EPIPHANE, Haeres., χχυι, 12 (éd. Otto, II, p. 118). Cf. RENAN, L'Église chrétienne,

. p. 509; BERENDTS, Zacharias-Apocryphen, p. 32: HARNACK,

Chronologie der altchr. Litt., p. 539 et 579. b

| l'appelle Ἰάχωῤός τις, c’est une dédignation « que

l’'Hexaemeron, be à . Eustath È

nous pouvons adopter, puisque, comme nous la- he vons vu, on n’a commencé à parier que très tard de Jacobus minor. Faut-il attribuer à ce « certain à Jacques » la Γέννησις Μαρίας seulement, ou le livre dans leqüel celle-ci a été réunie à l'Apocryphum Josephi, seconde partie du Protévangile ? C'est

qu’il parait bien diflicile de décider. :

On a vu qu'il n’y a pas de traductions latines du Protévangile. Ce qui en tient lieu en Occident, . c’est l'Évangile du Pseudo-Matthieu, ainsi qu’on l'appelle ordinairement, qui, à son tour, ne paraît pas avoir été connu en Orient.

Cet évangile est soi-disant une traduction la- | tine, faite par 5. Jérôme, d’un évangile hébreu Ἢ saint Matthieu. Il comprend d’abord un récit

| qui a de grandes affinités avec le Protévangile. Mais il n’en dérive d’ailleurs aucunement, et doit avoir été composé indépendamment à l’aide de . documents très semblables à ceux utilisés par lui!. Sous le titre de Historia de Nativitate Mariae : et Infantia Salvatoris, cette première partie a été ᾿ éditée par THiLo?, d’après un manuscrit de Paris, ἢ 1. Il est le seul qui raconte les miracles accomplis en Égypte - et pendant le voyage qui y a conduit la sainte Famille. Dans Ἵ les récits où il se rencontre avec le Protévangile, il développe avec une complaisance marquée les incidents merveilleux.

2. Codex Apocryphus, p. 337 et suiv. Ce texte a été traduit ei BRUNET, Les Évangiles apocryphes, 2° éd., p. 173 et suiv.

xx INTRODUCTION. x FNOEENS:

que Cotelier avait déjà signalé, puis par Ὁ. Schade, |

d'après un manuscrit de Stuttgart 1.

Thilo, dans sa préface, avait mentionné un au- …

tre manuscrit de Paris, qui contenait, à la suite d’un texte semblable au sien, une seconde partie intitulée : De Miraculis infantiae domint Jesu Christi, et qui relatait les miracles recueillis dans l'Évangile de Thomas.

Tischendorf, ayant trouvé en Itahe plusieurs manuscrits de cette rédaction développée, publia ces deux parties réunies?, en les faisant précéder de deux lettres, l’une adressée à S. Jérôme par deux évêques Chromatius et Héliodore; l’autre formant la réponse de 5. Jérôme. Ces documents, évidemment apocryphes, avaient pour but de recommander l'Évangile du Pseudo-Matthieu à la piété des fidèles, en lui donnant un certificat d’au-

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