CONCLUSION DE L'HISTOIRE DE ZACHÉE
je ne puis en aucune façon pénétrer le sens de sa parole. Cet enfant n'est pas né sur la terre, il peut même dompter le feu : peut-être a-t-il été engendré avant la création du monde. Quelles entrailles l’ont porté? quel sein l’a nourri? je l’ignore. Hélas! mon ami, il me met hors de moi, je ne puis suivre sa pensée. Je me suis trompé, trois fois malheureux que je suis : je cherchais à avoir un disciple et je me suis trouvé avoir un maitre.
3. « J'ai conscience de ma honte, mes amis, car moi, qui suis un vieillard, j'ai été vaincu par un enfant. Et je π᾿ δὶ plus qu’à m’abandonner au découragement et à mourir, à cause de cet enfant : car je ne puis, en ce moment, le regarder en face. Et quand tous diront que j'ai été vaincu par un petit enfant, qu’aurai-je à répondre? et que pourrai-je expliquer sur ce qu'il m'a dit des lignes du premier caractère? Je l’ignore, mes amis, car je ne connais ni le commencement ni la fin de cet enfant.
4. « Ainsi done, je t'en prie, Joseph mon frère, emmène-le dans ta maison. Il est quelque chose de grand, ou un Dieu ou un ange, ou je ne sais que dire. »
1. Tandis que les Juifs donnaient des conseils à Zachée, l'enfant éclata de rire et dit : « Maintenant, que
VII. — Cf. Pseudo-Matth., XXXI, 4. — 1. τὰ σά : en rapprochant ces mots de ceux que donne le Ps.-M.: fructificent infructuosi, M. MEYER suppose qu'ils ont pris la place de οἱ στεῖροι, « Ceux qui sont stériles ».