‹ Évangiles apocryphesChapitre 158 sur 192 · FIANÇAILLES DE JOSEPH · texte numérisé non relu

FIANÇAILLES DE JOSEPH

uns aux autres : « Cherchez un homme juste et craignant Dieu, pour lui confier Marie, jusqu'au moment du mariage, de peur qu’elle ne reste dans le temple, qu'il ne lui arrive ce qui arrive aux femmes, et que nous ne soyons coupables et que le Seigneur ne s’irrite contre nous ».

Cu. 1v. — À ce moment, ils envoyèrent (des messagers) et convoquèrent les douze vieillards de la tribu de Juda. Ils écrivirent les noms des douze tribus d'Israël. Et le sort tomba sur le vieillard béni, Joseph le juste. Alors, en réponse, les prêtres dirent à ma mère bénie : « Allez avec Joseph et demeurez chez lui jusqu'au moment du mariage. » Et Joseph le juste prit ma mère et l'emmena dans sa demeure. Elle trouva Jacques (encore) en bas âge! dans la maison de son père, humilié ? et attristé d’être orphelin. Elle l'éleva et à cause de cela elle fut appelée Marie mère de Jacques. Joseph la laissa dans sa maison et partit pour l'endroit où il exerçait (son) métier, qui était la charpenterie.

Cu. v. — Et lorsque la vierge pure eut passé deux années entières dans sa maison, depuis le moment où il l'avait emmenée ὅ, je vins ὁ de mon propre gré et de par la volonté de mon Père et le dessein du Saint-Esprit et je pris d'elle un corps, par un mystère qui surpasse la science des créatures. Et lorsque trois mois

1. Littéralement : « petit ». — 2. Ou bien : « méprisé ». Cf. Ps. cxvII1, 141. — 3. Dans le texte imprimé ces deux membres de phrase sont joints au paragraphe précédent, où ils ne donnent aucun sens acceptable. — 4. Texte : ’ahbabt, « j'aimai ». Lire : ’ugit, ou plus simplement : gi’t (correction de M. STERN).

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