‹ Évangiles apocryphesChapitre 161 sur 192 · HISTOIRE DE JOSEPH. — CHAP. IX-X · texte numérisé non relu

HISTOIRE DE JOSEPH. — CHAP. IX-X

mon ami et mon parent. À la suite de quoi, celui-ci

me rechercha pour me tuer, s'imaginant que mon royaume est de ce monde. Joseph en fut averti dans une vision, de par mon Père. Il se leva, me prit avec Marie ma mère, sur les bras de laquelle j'étais assis, tandis que Salomé marchait à notre suite. Nous partimes pour l'Égypte. Là, nous demeurâmes une année, jusqu'au jour où les vers se mirent dans le corps d'Hérode : dont il mourut, à cause du sang des innocents petits enfants, qu'il avait répandu.

Cu. 1x. — Après que cet impie Hérode fut mort, nous retournèmes dans une ville de la Galilée, qui s'appelle Nazareth. Mon père Joseph, le vieillard béni, pratiquait le métier de charpentier, et nous vivions du travail de ses mains. Observant la loi de Moïse, jamais il ne mangea son pain gratuitement [cf. II Thess., 111, 8].

Cu. x. — Et après ce long espace de temps, son corps ne s'était pas affaibli; ses yeux n'avaient pas perdu la lumière; pas une seule dent ne s'était gâtée dans sa bouche [οἷ. Deut., xxxiv, 7]. Jamais à aucun moment, il ne manqua de jugement ni de sagesse; mais il était comme un jeune homme, alors que son âge avait atteint, dans une vieillesse heureuse, la cent onzième année.

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