‹ Évangiles apocryphesChapitre 164 sur 192 · HISTOIRE DE JOSEPH. — CHAP. XIV-XV · texte numérisé non relu

HISTOIRE DE JOSEPH. — CHAP. XIV-XV

tice. Maintenant done, ὁ mon Seigneur, que votre

miséricorde me soit un réconfort, car vous êtes la source de tout bien. À vous la gloire dans l'éternité des éternités. Ainsi soit-il! »

Cu. xiv. — Il advint ensuite qu'il (a) se rendit à Nazareth, la ville qu'il habitait. Et il s’alita de la maladie dont il allait mourir selon la destinée de tout homme. Et sa maladie était plus grave que dans tous les cas

où il avait été malade, depuis le jour qu'il avait été

mis au monde. Voici les états de vie de mon bien-aimé père Joseph. Il atteignit l'âge de quarante ans. II prit femme (δ). Il vécut quarante-neuf {c) autres années dans le mariage avec sa femme. Puis celle-ci mourut et il passa une année seul. Ensuite ma mère passa deux autres années dans sa maison, après que les prètres la lui eurent confiée, en lui donnant! cette instruction : « Veillez sur elle, jusqu'au moment d’accomplir votre mariage. » Au commencement de la troisième année qu'elle demeura chez lui? — c'était la quinzième année de sa vie à elle — elle me mit au monde (d) par un mystère (6), que personne ne comprend dans l’univers entier excepté moi, mon Père et le Saint-Esprit, qui ne sommes qu'un.

Cu. xv. — Le total des jours de la vie de mon père

Joseph, le vieillard béni, fut de cent onze ans, selon

l'ordre qu'avait donné mon bon Père. Le jour où il

CH. xiV. — (a) S : qu’ <ayant dit ces choses”, il. — (δ) S : quarante ans, quand on le maria. —(c) S : neuf (sic). — 1. Littéralement : « après qu’il eut reçu des prêtres ». — 2. Littéralement : « dans sa maison » (à Joseph). — (d) $S <et dix-huit autres années se passèrent depuis que ma mère m’eut mis au monde >. — (6) S <insondable>=. Un autre fragment : m'eut mis au monde dans une grotte (σπήλαιον) insondable.

MATADIE DE JOSEPH. 209

ses œuvres. Et maintenant, ὃ mon maître et mon Dieu, τς atteignez-moi de votre grâce; éclairez ma route (pour

que j'aille) vers vous, la source abondante de tout bien et de toute grandeur, pour l'éternité. Ainsi soit-il! »

Cu. χιν. — Ensuite il se rendit en sa maison, dans la ville de Nazareth. Il tomba malade et s’alita, cette fois, pour mourir selon la loi imposée à tout homme. Il fut très oppressé par le mal, et jamais depuis son entrée en ce monde, il n'avait été malade comme cette fois. Voici le compte exact des états de vie! de Joseph le juste. Il vécut? quarante ans avant que de se marier. (Sa) femme fut sous sa protection pendant quarante-neuf ans, puis elle mourut. Un an après la mort de celle-ci, ma mère, la chaste Marie, lui fut confiée par les prêtres, pour qu'il la gardât, jusqu'au temps du mariage. Elle demeura dans sa maison deux années ; et pendant la troisième année de son séjour chez Joseph, c'est-à-dire pendant la quinzième année de son âge, elle me mit au monde par un mystère, que nulle d’entre les créatures ne peut saisir, si ce n’est moi* et mon Père et le Saint-Esprit, qui existé en moi, dans l'unité.

Cu. xv. — Le total de la vie de mon père le juste vieiilard fut de cent onze ans, conformément aux or-

1. Le texte imprimé porte : éadbir at-Masih, « l’arrangement (pris par) le Christ ». Nous lisons : fadbir al-masir. — 2. Texte : fi, « dans ». Lire : hay&. — 3. Sic. Entendez : « mais que je connais seul, avec mon Père et le Saint-Esprit ». On pourrait aussi traduire, en forçant la signification du mot makhlugat : « qu'aucun être ne peut saisir », etc.

210 HISTOIRE DE JOSEPH. — CHAP. XVI. ù

abandonna son corps (a) fut le 26 du mois d'épiphi. 3

Alors cet or affiné qu'était la chair de mon père Joseph, commença de se transmuer (δ), et l'argent, qu'étaient sa raison et son jugement, s’altéra (c). Il oublia le boire et le manger, et son habileté dans son art tourna à l'erreur (d). Il arriva donc que ce jour-là, c'est-à-dire le 26 épiphi, quand la lumière commença de se répandre, mon père Joseph s'agita beaucoup sur sa couche. Il ressentit une vive crainte (6), il poussa un profond gémissement et se mit à crier avec un grand trouble en s'exprimant de la sorte :

Cu. xvi. — « Malheur à moi aujourd'hui! Malheur au jour où ma mère m'a enfanté en ce monde! Malheur au sein où j'ai reçu le germe de la vie (a)! Malheur aux mamelles dont j'ai sucé le lait? Malheur aux pieds ' (δ) sur lesquels je me suis assis! Malheur aux mains qui m'ontsoutenu es ce que j'aie grandi (c), pour devenir pécheur ?! Malheur à ma langue et à mes lèvres, parce mer se sont impliquées bien souvent dans l'injure, dans la détraction, dans la calomnie (4), dans de vaines CS de badinage (f), où abonde la tromperie (g)! Malheur à mes yeux, parce qu'ils ont regardé le scandale? (»)! Malheur à mes oreilles, parce qu’elles ont aimé à entendre les discours frivoles (ἢ)!

Cx. xv. — (a) S : le jour de sa réception. — (ὃ) S [cet or — se transmuer]. — 6) 5 <il passa dans une autre génération (αἰών : éon?)>. — (ὦ) S <et à l'inconsidération>. — (6) S «11 poussa un grand cri>.

Cu. xvi. — (a) S [Malheur au sein — vie]. — 1. Ou bien : « aux genoux ». Voir le texte arabe. — (b) S : genoux. — (c) (Malheur aux mains...) S : malheur aux entrailles qui m'ont conçu. — 2. Littéralement : « pour être dans le péché ». — (d) S : tromperie. — (6) S : dans toute sorte de. — (f) S : de dissipation. — (g) S [où — tromperie]. — 3. Littéralement : « des scandales ». — (4) S «(εἴ qu'ils ont aimé la fantasmagorie>. — (ὃ (aimé — frivoles) 5. : aimé les chuchoteries et toute espèce de babillage. (Texte : n$sage mpoms —= * βαπτολογίαι pour βαττολογία!).

γι» καλου. .. Dr

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