HISTOIRE DE JOSEPH.—CHAP XVII
Malheur à mes mains, parce qu'elles ont pris ce qui τὸ
ne leur appartenait pas! Malheur à mon estomacetà
mes entrailles, parce qu'ils ont convoité des aliments qui ne leur (7) appartenaient pas! Si celui-là trouve quelque chose (4), il le dévore pis* que (ne fait) la flamme d’une fournaise ardente, jusqu'à le rendre impropre à tout usage ‘! Malheur à mes pieds, qui ont servi mon corps mal à propos, en le portant dans voies autres (que les) bonnes [Is., Lxv, 2]! Malheur à mon corps, qui a rendu mon âme déserte et étrangère pour le Dieu qui l’a créée (ἢ! Que ferai-je maintenant? Je suis enserré de toutes parts. En vérité, malheur à tout homme qui commettra le péché. En vérité, c’est le (2) grand trouble que j'ai vu s'abattre sur mon père Jacob, lorsqu'il a quitté son corps, c'est le même qui s'empare aujourd’hui de moi, malheureux (2). Mais c’est Jésus (mon) Dieu (0), l'arbitre ÿ de mon âme et de mon corps, qui accomplit sa volonté en moi. »
Cu. xvir. — Comme Joseph mon père chéri parlait de la sorte, je me levai et j'allai vers lui, qui était cou-
(ἢ 8 : ne m'appartenaient pas. — (k) S : et parce que, ceux-là, tout ce qu'ils trouvent. — 8. Littéralement : « pis ». — 4. Littéralement : « inutile sous tout rapport ». — (1) 5 [jusqu’à le rendre — qui l’a créée]. — (m) (en vérité, c’est le) $ : Je vous le dis, ὃ mes fils et mes filles, c’est le. — (n) S: moi, ce pauvre infortuné et misérable. — (0) S : c’est le Seigneur Dieu. — 5. Texte : mesitès (μεσίτης).
HÉROS TROUBLE DE JOSEPH. 23 bn mains, qui ont ravi ce qui n'était pas légitimement à ἣἢ elles! Malheur à mon ventre et à mes entrailles, qui ont convoité de manger ce qu'il ne leur était pas permis de manger! Malheur à mon gosier, qui était pareil au feu, dévorant tout ce qu'il trouve! Malheur à mes pieds, qui ont souvent marché dans des (voies) qui ne plaisent pas à Dieu! Malheur à mon corps et à ma triste âme qui s'est détournée du Dieu qui l’a créée! Que ferai-je quand je partirai pour cet endroit, 1 où! je comparaîtrai devant le juste juge, qui me fera des reproches à cause des œuvres que j'ai accumu- lées pendant ma jeunesse? Malheur à tout homme qui meurt dans ses péchés! En vérité cette heure est terrible : c'est celle qui s’est abattue sur mon père Jacob, au moment où son âme se séparait d’avec son corps;
et voici qu'elle s’abat aujourd’hui sur moi, malheu-
reux. Mais celui qui gouverne mon âme et mon corps, c’est Dieu seul, et c’est lui, dont la volonté s’accomplit | en eux. »
Cu. xvrr. — Ainsi parla Joseh, le pieux vieillard.
J'allai et je pénétrai auprès de lui. Je trouvai son âme