‹ Évangiles apocryphesChapitre 168 sur 192 · PRIÈRE DE JOSEPH A JÉSUS · texte numérisé non relu

PRIÈRE DE JOSEPH A JÉSUS

en fort troublée et lui dans une extrême angoisse. Je lui dis : « Salut, ὃ mon père Joseph, l'homme juste! Comment vous trouvez-vous ainsi? » Il me dit : « Salut à vous, maintes fois, ὃ mon cher enfant! Voici que les douleurs de la mort et ses craintes m'ont environné. Mais mon âme s'est apaisée dès que j’ai entendu votre voix, ὃ Jésus mon défenseur!! Jésus mon sauveur! Jésus, le refuge de mon âme! Jésus, mon protecteur ! Jésus, nom doux à ma bouche, et à la bouche de tous ceux qui l’aiment! Œil qui voyez, oreille qui entendez? entendez-moi aujourd'hui, moi, votre serviteur, qui m'humilie et répands mes larmes devant vous. Vous êtes véritablement mon Dieu. Vous êtes mon maître. comme l'ange me l’a dit maintes fois et principalement le jour où mon cœur a douté, par (l'effet de) pensées mauvaises au sujet de la pure et bénie (vierge) Marie, quand elle eut conçu et que je me disais : « Je vais la ré- « pudier secrètement ». Et tandis que je songeais à cela, voici que les anges du Seigneur m'apparurent en songe, par un mystère caché, me disant : « Joseph, fils « de David, ne crains pas d'accueillir Marie ta fiancée. « Ne te chagrine pas et ne prononce point sur sa gros-

sesse une parole déplacée, car elle est enceinte par (l'opération du) Saint-Esprit. Elle va mettre au

1. Texte : an-näsiri : « le nazaréen ». Lire : näsiri. — ἃ. Littéralement : « l'œil qui voit. ». — 8. Le texte imprimé porte : ’atadawwa; lire : ’atasarra*.

216 HISTOIRE DE JOSEPH. — CHAP. XVI

« doute au sujet de sa grossesse (p), car (4) elle en- « fantera un fils, que vous appellerez Jésus. » Vous êtes Jésus le Christ, le sauveur de mon âme, de mon corps (r) et de mon esprit. Ne me condamnez pas, moi votre esclave et l'ouvrage de vos mains [Jo6, x, 3; Ps. cxxxvi1, 8]. Je ne connaissais pas, Seigneur, et je ne comprends pas le mystère de votre conception déconcertante? (5). Jamais non plus je n’ai entendu qu'une femme ait conçu sans un homme, ni qu'une vierge ait enfanté tout en gardant le sceau de sa virgimité (ἢ. O mon Seigneur (4), n'était l'ordonnance de ce mystère, je ne croirais pas en vous ni à votre conception sainte, en rendant gloire à celle qui vous a enfanté, à Marie la vierge bénie (ρὴ. Je me rappelle le jour où le céraste mordit le garçon qui en mourut. Sa famille vous rechercha pour vous livrer à Hérode (w). Votre miséricorde l'atteignit. Vous ressuscitätes celui à propos duquel on vous avait calomnié disant : « C’est toi qui « l'as tué ». Et il y eut une grande joie dans la maison

de celui qui était mort. Aussitôt je vous pris l'oreille

en vous disant : « Sois prudent, mon fils ». Aussi-

(p) (ne soyez — grossesse) manque dans l'autre fragment — (4) S [car]. — (ἡ) S : de mon âme et de mon esprit — 2, Texte : paradoxos (παράδοξος). — (5) (je ne connaissais — déconcertante) S : moi qui n'ai pas été indiscret, mais (qui) π᾿ 8vais pas encore compris la gloire du grand mystère qui est votre conception sainte. — (f) S [ni qu’une vierge — virginité]. — (nu) 5 <et mon Dieu>. — (Ὁ) (Marie) S : l'agneau véritable. — (w) S <l'impie : Je vous trouvai (texte : je la trouvai) >. ες

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