Evangelia Apocrypha, p. xLiv. Le manuscrit a paru à
Tischendorf être du xrv° ou du xv: siècle.
k. Op. cit., p. 158 et suiv.
ÉVANGILE DE THOMAS. XxV
| mais dans une forme qui se rapproche du Pseudo- Matthieu, xxx — la leçon sur l'alphabet (A chap. vi) dans une rédaction courte et défectueuse — un résumé en trois lignes de À chapitre vu — l’histoire . de l’enfant tombé de la plate-forme (ch. 1x) — celle de l’homme qui s’est fendu le pied d’un coup de hache (ch. x)! — le miracle de l’eau emportée dans
le manteau (ch. x1) — enfin celui de la planche
étirée (ch. x11), après quoi l’auteur termine ainsi :
L'Er
᾿Απελθόντων δὲ ἐν τῇ πόλει διηγήσατο τῇ Μαριὰμ ὃ Ἰωσήφ. ᾿᾿ἰὐχείνη δὲ ἀχούσασά τε not βλέπουσα τὰ παῤάδοξα μεγαλεῖα τοῦ υἱοῦ αὐτῆς ἔχαιρεν, δοξάζουσα αὐτὸν σὺν τῷ πατρὶ χαὶ τῷ ἁγίῳ πνεύματι νῦν ‘La! ἀεὶ χαὶ εἰς τοὺς αἰῶνας τῶν αἰώνων. ἀμήν.
En somme, B omet une partie de À, en suit souvent le texte mot à mot, et l’'abrège quelquefois en le résumant. Par endroits, il se rapproche du Pseudo- Matthieu et a, en fait, peu de chose en propre.
La rédaction latine (Lat.) a été publiée, d’après un ms. du Vatican, par Tischendorf?, qui en a aussi trouvé à Vienne un texte mutilé très ancien, palimpseste du v° siècle. Tischendorf n’en ἃ lu que des fragments, à cause de la difficulté du déchiffrement, mais il a pu reconnaître sa très grande valeur 2.
1, Op. cit., p. 164 et suiv.
2, Op. cit., p. XLIV.
UT ἘἸΡΣ ὙΥΡον ἐν
mr ; à
XXVI INTRODUCTION
Dans cette rédaction, le Pseudo-Thomas est précédé d'une introduction destinée à le rattacher à l'Évangile, et qui narre la fuite en Égypte, le séjour en Égypte et le retour en Judée. Jésus arrive en Égypte à l’âge de deux ans. La Sainte Famille séjourne un an chez une veuve. Mais voici que Jésus inaugure la série de ses prouesses qui tiennent souvent plus de l’espièglerie que du miracle; 1l fait revivre un poisson qu'on tenait conservé dans du sel. La brave femme qui héberge les fugitifs, croyant sans doute à de la sorcellerie, les met dehors. Tandis que Jésus traverse la place publique avec Marie, il trouve moyen d’exciter la fureur d’un grave magister qui les fait expulser de la ville. Sur l'avertissement de l'ange, on rentre à Nazareth.
Alors seulement commence le récit correspondant à À; il porte en tête : Gloriosum est enarrare Thomam Israelitam et apostolum Domini et de operibus Jesu postquam egressus est de Egypto in Nazareth. Intelligite omnes, fratres carissimi, quae fecit Dominus Jesus quando fuit in civitate Nazareth : quod in primo capitulo. Nous retrouvons, dans leur ordre, nos chapitres 11, ΠΙ; IV, V, ΥἹ, ΙΧ, X, XI, XII, XIII, XIV, XV, XVI, XVII, XIX, 4-5. Entre vi et ix une version des légendes sur Jésus écolier
identique pour le fond au Pseudo-Matthieu xxxt et
HS
La
xxx, mais différente dans la forme. Enfin, en ap- | pendice : Post haec omnia Thomas Israelita : Scripsi quae vidi et recordatus sum gentibus et __ fratribus nostris, et multa alia quae fecit Jesus,
. qui natus est in terris Judae. Ecce omnia vidit do-
mus Israel a primo usque ad novissimum, quanta
signa et mirabilia fecit Jesus in ipsis valde bona et
invisibilla patri suo, quomodo enarrat scriptura sancta et profetae testificati sunt opera ejus in omnibus populis Israel. Et ipse est qui debet judicare mundum secundum voluntatem immortalitatis, quoniam 1pse est fillus Dei in universo orbe terrae.
Ipsum decet omnis gloria et honor in sempiternum, qui vivit et regnat Deus per omnia secula seculorum, amen.
Pour la rédaction syriaque, on n’en connait jusqu à présent qu'un seul ms. qui est du v° siècle et appartient au British Museum. Wright l’a publié avec une traduction anglaise!. Le texte se rapproche
de À, particulièrement du Parisinus 239, édité par Cotelier, et aussi du palimpseste latin de Vienne. C’est la première rédaction grecque (A) qui a servi de base aux traductions de Brunet ?, de Bor- 1. Contributions lo the apocryphal Literature of the N.T. (Londres, 1865), p. 6 et suiv.
D 9 Les Évangiles Apocryphes, 2 éd., p. 141 et suiv.; ΜΙΟΝΕ, Dict. des Apocr., I, col. 1141 et 8.
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ΧΧΥΠῚ INTRODUCTION
berg!', de Meyer?, de Cowper*, et de Walkers. C'est celle que nous publions plus loin.
II. Titre pu Livre. — Nous avons placé en tête de notre édition le titre que fournissent les mss. de Bologne et de Dresde et qu'ont adopté aussi Thilo et Tischendorf : Θωμᾷ ᾿Ισραηλίτου φιλοσόφου δητὰ εἰς τὰ παιδιχὰ τοῦ κυρίου. Le Parisinus, édité par
Cotelier, donne : Λόγος εἰς τὰ παιδιχὰ τοῦ χυρίου καὶ σωτῆρος ἡμῶν Ἰησοῦ Χριστοῦ, celui de Vienne : ΠΠαιδιχὰ τοῦ χυρίου χαὶ θεοῦ χαὶ σωτῆρος ἡμῶν ᾿Ιησοῦ Χριστοῦ,
et le ms. da Sinaï me 8) : Σύγγραμμα τοῦ
ἁγίου où Θωμᾶ περὶ τῆς παιδιχῆς ἀναστροφῆς τοῦ χυρίου. Ὁ texte latin a pour titre : {ποῖρτέ tractatus de pueritia Jesu secundum Thomam. On voit que le nom d'Évangile, que les éditions et les traductions modernes donnent à notre texte, ne figure dans aucun manuscrit. Il provient d’un à livre plus ancien qui a porté ce titre et qui, comme nous allons le voir, est sans doute la source du |
nôtre. x:
| À 1. Apocr. Evang., p. 57 ets À 9. HENxNECKE, Neutestamentl. Apokr., I, p. 67 et s. — M. A. 3 MEYER a inséré dans sa traduction des rapprochements avec % d’autres rédactions.