III. (ΟΜΡΟΒΙΤΙΟΝ. — Hippolyte! a trouvé en
usage chez les Naassènes un Évangile de Thomas,
Ce, coll di te
dont 1] cite un passage ?; Origène ἃ lu un évangile de ce nom et lui dénie toute autorité ὅ. Eusèbe le place parmi les ouvrages hérétiques ὁ. D’autre part, Cyrille de Jérusalem signale un Évangile de Thomas en usage chez les Manichéens et rédigé par un des trois disciples de Mani’. Muis comme nous ne savons pas autre chose de ce texte, il est impossible de dire dans quel rapport il se trouve avec celui des Naassènes.
Dans quelle mesure le texte qui nous est parvenu sous le nom de Thomas, peut-il être rapproché de cet évangile qu'ont connu Hippolyte, Origène et Eusèbe? Tout d’abord il est facile de voir qu'il n'est pas identique à celui-ci, car il ne contient pas le passage cité par Hippolyte, et les traces
1. Philosophumena, V, 7 (éd. Cruice [Paris, 1860], p. 148); cf. HENNECKE, Neutest Apokr., I, p. 64.
Ἐμὲ ὁ ζητῶν εὑρήσει ἐν παιδίοις ἀπὸ ἐτῶν ἑπτά’ ἐχεῖ γὰρ ἐν τῷ τεσσαρεσχαιδεχάτῳ αἰῶνι χρυδόμενος φανεροῦμαι : « Celui qui me cherche me trouvera parmi les enfants de sept ans; car c’est là que, caché dans le quatorzième éon, je me manifesterai. »