‹ Évangiles apocryphesChapitre 170 sur 192 · HISTOIRE DE JOSEPH. — CHAP. XVIII · texte numérisé non relu

HISTOIRE DE JOSEPH. — CHAP. XVIII

tôt (x) vous me fites un reproche, disant : « Si vous « n'étiez pas mon père selon la chair, il ne s’en fau- « drait pas que je vous apprenne ce que vous venez « de faire (y). » Maintenant donc, (τ) ὃ mon Seigneur et mon Dieu [JEAN, xx, 28], si c’est pour me demander compte de ce jour-là que vous m'avez envoyé ces signes terrifiants, je demande à votre bonté («) de ne pas entrer en contestation avec moi. Je suis votre esclave et (8) le fils de votre servante. Si vous brisez mes liens, je vous offrirai un sacrifice de louange [Ps. cxv, 7-8], c'est-à-dire la confession de la gloire de votre divinité. Car vous êtes Jésus le Christ, le fils de Dieu en vérité et le fils de l’homme en même temps. »

Cu. xvur. — Comme mon père Joseph disait ces choses, je ne pus rester sans verser des larmes, et je pleurai en voyant que la mort le dominait (a) et en entendant les paroles de détresse qu’il prononçait. Ensuite, ὃ mes frères (b), je me souvins' de ma mort (c) sur la croix pour le salut du monde entier (d). Et celle dont le nom est suave à la bouche de tous ceux qui m'aiment {e), Marie ma mère chérie se leva. Elle me dit avec une grande tristesse (f) : « Malheur à moi, mon cher Fils! Va-t-il donc mourir, celui dont la vieillesse est bonne et bénie, Joseph, votre cher et vénérable père selon la chair? » Je lui dis : « O ma mère

(x) (vous ressuscitâtes — aussitôt) S : et il vécut. Et quand vous l’eûtes ressuscité pour ses parents, une grande joie leur advint. Je vous priai disant : « O mon cher fils, soyez calme en toute chose. » Je vous pris l'oreille droite et je la tirai. Vous me répondites. — (y) (alors — faire) $ : je vous ferais la leçon pour m'avoir tiré l'oreille droite. — (2) S «(ὁ mon fils chéri et>. — (x) S de me pardonner et>. — (β) S : moi.

Ch. χυπι. — (a) (je pleurai — dominait) $ : en le voyant pris dans les pièges de la mort. — (ὁ) S [ὃ mes frères]. — 1. Lire : aierphmeui. — (c) ὃ <du jour > de ma mort <quand les Juifs m'élèveront>. — (d) S : Alors je sortis à l'extérieur (αἴθριον). — (6) (celle dont le nom — m’aiment) δὲ : elle vint à l'endroit où je me trouvais. — (f) 5 «(εἴ confusion >.

Cu. xvir. — Ainsi parla mon père Joseph, et il n'avait plus la force de pleurer. Et j'observai que la mort s était emparée de lui. Ma mère, la vierge pure, se leva, s'approcha de moi et me dit : « Mon cher fils, il va (donc) mourir ce pieux vieillard Joseph! » Je lui dis : « Ο ma mère aimée, toutes les créatures qui sont nées en ce monde, doivent mourir, parce que la mort est (imposée) à tout le genre humain. Vous-même, ὃ vierge ma mère, il faut que vous mouriez comme tous les hommes. Mais votre mort, non plus que la mort de ce pieux vieillard, ne sera pas une mort, mais une vie perpétuelle, pour l'éternité. Moi aussi, il faut que je meure, dans ce corps que j'ai pris de vous. Mais levezvous, ὃ ma mère {très) pure; allez, pénétrez auprès de Joseph, le vieillard béni, afin de voir ce qui se passera pendant son ascension. »

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220 HISTOIRE DE JOSEPH. — CHAP. XIX

chérie, quel est enfin, de tous les (σ) hommes, celui qui, ayant revêtu la chair, ne goûtera pas la mort (2)? Car la mort est la souveraine de l'humanité, (ἢ) ὃ ma mère bénie! Vous-même, il faut que vous mouriez comme tout homme. Mais tant pour Joseph mon père, que pour vous, ma mère bénie, votre mort ne sera pas une mort, mais une vie éternelle et sans fin. Car moi aussi, je dois absolument mourir ?, à cause de la chair mortelle (j) que j'ai revêtue en vous. Maintenant donc, ὁ ma mère A LA levez-vous pour aller vers Joseph le vieillard béni, afin que vous sachiez la destinée qui lui viendra d'en haut.

Cu. xIx. — Et elle se leva. Elle se rendit dans le … lieu où il était couché, et elle le trouva (a), comme les signes de la mort venaient de se manifester en lui. Moi-même, ὃ mes amis, je m'assis à son chevet et Marie ma mère (δ) s’assit près de ses pieds. Lui, leva les yeux sur mon visage. Il ne put parler parce que le moment (c) de la mort le dominaït. Or sus, il leva les yeux (d) en haut et poussa un grand (e) gémissement. Moi, je tins ses mains et ses pieds durant un temps considérable, tandis qu'il me regardait et m'implorait (f) disant : « Ne permettez pas qu'ils m'emportent! » Et j'enfonçai ma main sous son cœur et je connus que son âme avait déjà passé (g) dans son gosier, pour être (4) emportée de son corps. (ἢ Mais le dernier moment n'était pas encore achevé, où la mort devait venir, sinon elle n'aurait

(g) 5: quel fut (fexte : est) jamais, dans la race des. — (h) $ : qui restera sans mourir. — (ἢ) S : <y compris vousmême>.— 2. Voir ch. 1. — (j) [mortelle].

Ch. xix. — (a) S : Je me levai, j'allai à l’extérieur (αἴθριον), où

il était couché, et je le trouvai. — (ὁ) S : et ma mère bénie. — (ce) &: Le mutisme. — (d) 8 : il leva sa main droite. — (6) $ <et violent>. — (f) (moi, je saisis — implorait>S : il tint serrée

ma main droite, en me regardant pendant longtemps, tandis qu'il m'implorait. — (6) $S : avait atteint. — (h) S : étant sur le point. — (i) S <et les messagers de la mort l’épiaient, car il allait quitter son corps>.

οὐδε Il ne pouvait aie parler à cause des nes de Ja mort qui l'environnaient τῆν Χυπι, 15;

posai ma main sur son cœur et je trouvai que son âme ue + était déjà proche de son palais, se préparant ἃ ὃ quitter SON COrps.

41. Sic. — 2. Le texte imprimé porte : sG‘at wähidat jayyidat. Ces mots ne donnent pas de sens naturel. On pourrait peut- #3 être lire : waraglaïhi hinat® : « je tins ses mains pendant une A heure et ses pieds pendant un temps », c'est-à-dire : « je lui te- nais alternativement les mains et les” pieds ». — 3. Littérale- ment: « voulant ».

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