DEUIL DES ENFANTS DE ΤΌΞΕΡΗ
CC. xx. — Lorsque ma mère la Vierge me vit pal- per son corps, elle aussi lui palpa les pieds et les trouva déjà morts, la chaleur s’en étant retirée. Elle me dit : « O mon fils chéri, voici que ses pieds sem- blent froids et sont devenus comme la neige. » Elle
appela les fils et es filles (de Joseph) et leur dit : « Ve-
nez tous, pour vous approcher de votre père, parce
que son heure est venue. » Asia, La fille (de Joseph),
répondit et lui dit : « Malheur à moi, mes frères! C’est la maladie de ma mère chérie ». Elle cria et pleura; et tous Zes enfants (de Joseph) pleurèrent. Et moi et Marie ma mère, nous pleurâmes avec eux.
Cm. xx. — Alors je regardai dans la direction du sud (a), et j'aperçus la mort. Elle entra dans la maison, suivie de l’Amenti, qui est son instrument!, avec le diable suivi d’une foule de satellites ? (ὁ) habillés de feu, … innombrables, et dont la bouche lançait de la fumée et du soufre. Mon père Joseph regarda et les vit qui le cherchaient, pleins de colère contre lui, (de cette colère) dont ils ont coutume d’allumer leur visage (c), contre toute âme qui quitte son corps, spécialement (contre) les pécheurs en qui ils aperçoivent le moindre signe (de possession) (d). Lorsque le bon vieillard® les aperçut en compagnie de la mort (6), ses yeux versèrent des larmes. En ce moment-ià, l'âme de mon père Joseph se détacha en poussant un Een soupir, tandis qu'elle cherchait (f) un moyen de se cacher, afin d’être sauvée (σὴ. Lorsque je vis, au gémissement (2) de mon père Joseph, qu'il avait aperçu des puissances qu'il n'avait encore jamais aperçues, je me levai aussitôt et je menaçai δ le diable et tous ceux qui étaient avec lui. Ceux-ci s’en allèrent avec honte et en grand désordre. Et de tous ceux qui étaient assis autour de mon père Joseph, personne,
Cu. xx1. — (a) S : vers le sud de la porte. — 1. Texte : organon (ὄργανον). — 2. Texte : dècanos (δεχανοί, decani). — (Ὁ) (instrument — satellites) $ : le conseiller et le trompeur (πανοῦργος), l'adversaire dès l’origine (1 JEAN, 111, 8), avec des satellites de toute figure, qui le suivaient, bardés de feu, en nombre incalculable. Du soufre et une fumée ardente sortaient de leur bouche. — (c) 5. : comme ils ont coutume de brûler de colère avec fureur. — (d) 5. : le pécheur; s’ils apercoivent en lui un signe à eux. — 3. Littéralement : « celui dont la vieillesse est. bonne ». — (6) $S : [65 aperçut qui venaient vers lui, il se troubla. — (f) (se détacha — soupir) 5 : elle voulut sortir avec (au prix d’) une grande douleur et chercha. — (g) S': afin d'être | sauvée et ne trouva pas place. — (ἢ) (vis — aperçue) $ : je vis le grand trouble qui avait saisi l’âme de mon père Joseph et (que je remarquai) qu'il apercevait des formes très étranges, … qu'il est terrible de regarder. — (ἢ S <celui qui est l’organe | du >.
ss Cu. χχι. — Quant : à moi, je regardai dans la direc-
“tion du sud et je vis la mort qui s'avançait suivie de l'enfer et des troupes qui l’accompagnent et de ses serviteurs. Leurs habits, leurs visages et leurs bou- ches répandaient' du feu. Lorsque mon père Joseph
vit ceux qui s'avançaient vers lui, ses yeux se mouillèrent de larmes et à ce moment il gémit beaucoup. Quand je vis l'abondance de ses soupirs, je repoussai la mort et tous les serviteurs qui l’accompagnaient et je criai vers mon bon Père, lui disant :