Il semble bien, quoiqu’on ne compose ordinairement cette
troisième partie que dés chapitres xxX1I-XxIV, qu'il faut yjcindre le chapitre xx1, qui sert d'introduction.
… 2. Studien über Zacharias-Apokryphen und Zacharias-Legenden, Leipzig, 1895. Cf. A. EHRHARD, Die altchristliche Lit- - teratur (Fribourg, 1900), p. 144; BARDENHEWER, Gesch. der . altkirchlichen Litteratur, 1 (Fribourg, 1902), p. 405.
ὃ. Chronologie der altchristl. Litt., Ὁ. 600.
ἄς, HARNACK, ΟΡ. cit, p. 579.
5. Il faut noter qu’au milieu de cette première partie (chap. Ë ας, 2) on trouve une trace de l'Apocryphum Zachariae, -qui a tout - à fait l'air d’une interpolation; voir plus loin, p. 22.
D 6. Op: cit., p. 599.
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x INTRODUCTION.
chapitres fait preuve de la plus complète ignorance en ce qui touche à la vie juive et même à la géographie de la Palestine; il n’en connaît que ce qu'ila pu en apprendre par les Évangiles canoniques et par des allusions de l’Ancien Testament; il est impossible d’en faire un Judéo-Chrétien. Mais il a pour le Judaïsme un respect sans bornes; tout lui en paraît saint et vénérable, et il se figure les prêtres juifs, à l’époque de la jeunesse de Marie, s'inclinant pleins de déférence devant la Révélation. Et c'est la — M. Harnack le fait remarquer — une attitude inconcevable chez un chrétien non juif, au moins pendant les deux premiers siècles. Au contraire, l’auteur du chapitre xvir trahit des préoccupations toutes différentes en faisant dire à Marie : «Je vois de mes yeux deux peuples, l’un qui pleure et se frappe la poitrine, et l’autre qui se réjouit et bondit d’allégresse ». Cette allusion très claire aux Gentils, qui accueilleront avec joie la bonne nouvelle, trahit une mentalité tres différente.
De ces observations, il résulte naturellement que la question de la date du Protévangile se pose tout autrement que celle de la date de chaque partie. Il est facile de voir que l’on ne peut considérer comme un témoignage en faveur de l’ensemble, une cita-