Apologie, I, 33 (éd. PAUTIGNY, p
4. Protév., x1, 3 (voir plus loin, p. 24); cf. ZAHN, Gesch. des Kanons, I, p. 485 et suiv.; BERENDTS, Zacharias-Apolryphen, p. 37.
5. Dial. av. Tryphon, ©, 5 (éd. ARCHAMBAULT, IL, p. 121ets.). 6. Protév., xII, 2.
XII | INTRODUCTION
sance de Jésus dans une grotte, qu’on trouve chez
l’un et chez l’autre !, ces coincidences, il est aisé de le voir, ne prouvent guère que l'existence, à l'époque de Justin, des récits qui ont servi de source au Protévangile, et il serait téméraire d’en conclure que notre texte était connu à cette époque et surtout qu'il comprenait déjà les trois parties maintenant réunies.
Le premier qui nomme le « Livre de Jacques », βίθλος ᾿Ιαχώῤου, est ORIGÈNE, dans un passage souvent cité?. Mentionnant l'opinion de ceux qui tiennent les frères de Jésus, dont parle 5. Matthieu (xux, 55), pour les fils de Joseph, issus d’un premier mariage, il croit devoir la faire remonter à l'Évangile de Pierre ou au « Livre de Jacques ». En effet, notre Protévangile parle à plusieurs reprises de ces fils de Joseph. Mais remarquons que, dans le même ouvrage, au chapitre suivant immédiatement, Origène montre, par la façon dont il parle de la mort de Zacharie, qu'il n’a pas eu