‹ Ève dans l'humanitéChapitre 9 sur 28 · ÉTÉ · texte numérisé non relu

ÉTÉ

porter en pensée, cela ne sera pas long, vers les périodes primitives de l'Iiumanité.

Dans les condilions où Boas apercevons l'homme primilit, nous reconnaissons le règne de la force physique, an la force musculaire. L'homme a une intelligenceencorerudimentaire, c'est vrai ; il lutte totisles jours contre les élénreots, contre la îaim, contre les bêtes fauves et aussi contre ses semblables. Cependant, à mesure qu'il oombat, il conçoit urre haute opinion de lui-même : il se sent doué d'une faculté qui l'élève au-dessus de tout ce qui l'entoure : il a la puissance de combiner, de prévoir, de préméditer. L'animal, quelles que soient sa loree el sa vigueur, ne peut disposer que deses facultés tandis que l'horamepeul ajouter aux siennes des facultés étrangères, l'instrument, l'arme, carl'instrnment est nnearme : il se dit alors : « Tflut ce qui m'eatonre e»t matière à conquête ; je suis le roi de l'uiiivere, ou d« moins farriveraî à l'être 1 >

L'borame s'imagiae alors que lesr^nes de la nature, minéral, végétal, animal, «nt été créés pour sa satisfaction personnelle ; il ne-dissimule même pas ses prétentions SOT le systènM planélaire et céleste. « Tout cela, dit-il, ne brille que pour moi, pour faire mûrir les fruits dont je me nourris, it Enfin H finit par se flgu rer que des dieus s'intéressent à sott sort et mfii^ en sont jaloux- Aussi vous verrez à toutes les époques anthrop^éniques des bimimes qui se disent desoendants des dieux.

Pendant ce tomps-lâ, qud rûle jeueli femme? Vv rCle vsset i&esqnin. Ce petit (tre, 4it^co, est assez joli '! Mais «^Ue cr4a.t«Te moindre en taille, msiodre en force, riiomme la range sous la loi générale, cumnvne atout ce qui reotanre ; il Is conpreiid parmi les bêles clont il use, diunt il «tnne «onTent. la femme poBT lui est créée à sun iolenlton ; il n'aAnct pas h»

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réciproque, car cela rétablirait l'équilibre : pas si sot ! « Elle a été créée pour moi, » se dit-il. Elle n'acquiert de valeur à ses yeux qu'autant qu'elle panient à lui plaire et à lui être utile. Il la dépouille 'complètement de tout caractère personnel ; elle n'a pas d'individualité; c'est une chose qu'il pourra émonder et greffer àsa fantaisie.

Je vous prierai. Messieurs, de bien vous appuyer sur cette proposition, parce que nous la retrouverons dans toutes les combinaisons, dans toutes les conceptions humaines, identiquement la même, quel que soit le temps ; la femme a été créée pour l'homme, notez bien cela.

<}iiand nous verrons les développements des sociétés, nous pourrons constater en elTet que la femme ne prend d'importance que dans ses contacts et ses rapports avec l'homme, qu'autant qu'elle est épouse et mère.

Epouse et mère I Qu'est-ce -que -cela signifie ? Mesdames, ne vous étonnez pas : il faut qtie je vous éclaire sur ce point. Cette laçoo d'exalter votre maternité n'est pas autre chose qn'iine iB>çoa de vous rabaisser. Vous n'êtes quelque c4io9e que parce que vous avez rnonaear, quel'quefois, d'engendreor nm hoiarae, de p&rter un fils dans pos entrailies.

Moi, Mesdames, je ne suis pas éipottse., je «« s«is pas sièr^ et je dédare qut fe ne m'es contsiidère pas rooiiBS j»&ur oeia. it suis leminei, «t oeJa me suffît.

Maisa-t-<elk jamais pn passer par votre tête «iâ:te idée ùÀie et j4iger «n boiftiae sar sa progéniture ? Avez-voos iamafs «lit d'u» bamiae : « E^-ii époux ? est-ii pèœ ? ») Nbus autres ienines, noiis avofis,ooiiime vûfds, Ifesstears, ane l'oroe iDibrùisè^iie, one vai«vr persfifiDelJe, va fliérite indivéduid : nous sommes i» ensemi^le de iacnllés plus ou vmas appréciâmes

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