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autres et j'étais très-facile à abuser. Charmée de la découverte qu'il venait de me faire, je le priai de m'entendre en confession, ce qu'il se garda bien de refuser, puisque c'était le but où tendaient tous ses efforts. A peine sorti, il alla répéter tout ce que je lui avais confié à l'évêque de Beauvais. Heureusement les voix m'avaient défendu de révéler à personne le secret du Roi; d'ailleurs le serment que Charles VII m'avait fait faire de le tenir caché était suffisant pour m'empêcher de le dire, même sous le sceau de la confession.
Jean le Maistre, vice-inquisiteur du diocèse de Rouen, refusait de prendre part à la procédure; Cauchon voulait à tout prix qu'il n'y restât pas étranger, espérant se faire de sa présence une sauvegarde pour l'avenir. Dans une nouvelle séance, il exposa aux assesseurs combien la présence de Jean le Maistre pouvait leur être utile, et leur demanda de le faire appeler. Ils y consentirent, d'un commun accord, et l'assemblée se sépara pour se réunir quelques heures plus tard.
Le vice-inquisiteur s'y rendit, malgré sa répugnance; il présenta ses lettres de créance et dit, pour se dispenser de prendre part à la procédure, qu'il ne le pouvait pas, attendu que ses pouvoirs ne s'étendaient pas jusqu'à siéger pour un procès appartenant au diocèse de Beauvais, bien qu'il fût