SU MR
marques que J'ai eu l'honneur de vous soumettre n’ont nullement la prétention de trancher par la négative la question de l'existence des coccidies pathogènes dans l’épithélioma, mais ont pour but seulement de montrer que les déviations pathologiques du processus de kératinisation et de karyokinèse dans les formations épidermiques, peuvent donner naissance à des figures qui ne sont pas sans analogie avec celles qu'on a rapportées du développement des coccidies. »
On ne pouvait mieux préciser le point où en’était la question à ce moment.
D'autres auteurs se sont placés à d’autres points de vue.
Schütz (1), qui étudie les modifications cellulaires que l’on rencontre dans le carcinome, insiste beaucoup sur ce fait que certaines formes amæboïdes signalées par Nils Sjobring {2}, Se comportaient comme des globules rouges du sang vis-à-vis des réactifs colorants.
Sans affirmer cependant que les formes décrites comme parasites soient le résultat de modifications des hématies, il rappelle que d’après les observations de Klebs et les siennes, il n’est pas rare de voir, dans le carcinome, les globules rouges sortir des vaisseaux, pénétrer dans les cellules et donner ainsi lieu à des productions d'aspect varié. Kiebs (3) s'occupe surtout des « boules hyalines » qu'il considère comme des cellules mortes : il nie formellement leur nature parasitaire. Il prétend, à bon droit, qu’on n’aura
(1) Ueber die Protozoen und Coccidienartigen Mikroorganismen in Krebszellen ( Münch, med. Wochensch. 1890). (2) Ein parasitärer protozoartiger Organismus in Carcinomen (Fortsch. d. Med. 1880).
(3) Ueber das Wesen und die Erkennung der Carcinombildung (Deutsche med. Wochenschrift, 1890, n° 32).
ADS DE jamais le droit de conclure, tant qu’on n'aura pas vu les formes de développement.
Eberth (1) se place au même point de vue.
Hauser (2), dans un remarquable travail, s'occupe surtout de l’atypie des cellules cancéreuses ; il n’a jamais rencontré de figures que l’on puisse, avec certitude, considérer comme parasites.
M. Fabre-Domergue (3) s'est placé au point de vue que j'avais indiqué ; il arrive à des conclusions identiques au sujet des figures que j'avais signalées.
M. Cornil (4) a décrit minutieusement toutes les formations endogènes qui pourraient simuler des parasites :
« Au début de l'examen de nos coupes, nous pensions avoir affaire à des productions parasitaires, mais l’étude des modifications successives de la substance nucléaire nous a facilement convaincu du contraire
» Hlexiste dans nos préparations un autre élémentd’interprétations erronées contre lequel il faut se mettre en garde, c'est la présence de cellules migratrices déformées dans beaucoup de points où ces cellules avaient pu se faufiler dans des interstices entre les cellules épithéliales, ou dans leur protoplasma même. »
MM. Duplay et Cazin {s) ont étudié les processus dedéviation cellulaire, et ils concluent :
(1) Ueber Einschlussein Epithelzellen (Fortschritte der Medicin, 1890, n° 17).
(2) Das Cylinderepithel-Carcinom des Magens (lena, 1890).
(3) Sem. Médic., 1891, p. 150. :
(4) Journal de l'Anatomie (1891). Modes de multiplication des noyaux et des cellules dans l'Epithélioma.
(s) Sem. Méd. (1891). Les Sporozoaires.