‹ Évolution de l'éducation physiqueChapitre 18 sur 61 · SABBAT III K U · texte numérisé non relu

SABBAT III K U

vivre des anciens afin de leur emprunter « Ce qui peut nous être utile en V accommodant a nos coutumes ». Il puise ses matériaux chez Burette, l’abbé Gédoyn, M. de la Barre, Roilin et autres.

Il donne de l'effet hygiénique du mouvement une idée juste et distingue les exercices modérés des exercices athlétiques, « bons tout au plus à l’acquisition d’une force et d’une impétuQsité brutale ou d’une agilité qui tient du prestige, qualité dont tout le mérite se borne à se produire en spectacle aux yeux du peuple toujours amoureux de ce qui lui paraît surprenant et outré ».

L'exercice revêt diverses formes suivant les fins qu’on se propose : d’abord pourvoir à sa sûreté et se rendre plus propre aux fonctions de la guerre en s’accoutumant à tous les mouvements qui peuvent être de quelque utilité pour l’attaque et la défense. C’est la gymnastique militaire.

Le soin de la santé donne naissance cà la gymnastique médicinale.

L'amour du plaisir, surtout celui qui est inséparable des spectacles, joint au désir de donner des preuves publiques de sa force, de son adresse, en remportant un prix proposé, donne naissance à la gymnastique des athlètes.

Il rappelle la division de la gymnastique en deux parties: l’Orchestique et la Palestrique. L'Orchestique contenait la danse, les exercices de souplesse et d’agilité, et la sphéristique ou les jeux de balle.

La danse a une grande valeur éducative et morale ; on peut en faire un usage merveilleux pour réveiller dans les cœurs des sentiments de piété, de compassion, de courage, de générosité et d'autres vertus semblables. On peut s'en servir dans un autre sens, mais on ne doit pas rendre l’art mais l'artisan responsable de ce désordre.

La danse est étroitement liée à la musique par la cadence qui leur est commune, elle est l’expression la plus naturelle de la joie et la suite de ce penchant naturel et invincible qu’ont tous les hommes au mouvement et à l’imitation.

La danse était associée aux mystères et à l’initiation, on la rencontre chez les Egyptiens, chez les Hébreux, chez les

). ECOLE E MAXCAISE

Grecs, les Romains et toutes les peuplades sauvages revêtant des caractères différents, rappelant les cérémonies de la religion, les exercices de la guerre,1 les spectacles du théâtre, les réjouissances civiles suivant les cas.

La Pantomime, d’après Lucien, demandait au danseur de savoir parfaitement la poésie et la musique, quelque teinture de la géométrie et même de la philosophie; qu’il empruntât de la rhétorique le secret d’exprimer les passions et les divers mouvements de l’âme ; qu’il prit de la peinture et de la sculpture les gestes et les attitudes en sorte que pour cet article il ne le cédât ni à Phidias ni à Appelle, mais surtout il avait besoin d’un grand fond de mémoire qui devait lui rappeler fidèlement les principaux événements de la Fable et de l'histoire ancienne lorsqu’il était question de les représenter. La danse n’était donc pas restreinte à des sauts et des gesticulations mais formait un art très raffiné où la musique avait sa plus grande part ; les mimes avaient les mains parlantes et jouaient autant qu’ils dansaient.

La sphérislique était l’ensemble des jeux de balle fort nombreux comprenant tous nos jeux modernes, la balle, la raquette, le ballon, la paume, depuis le corycus, sac de sable suspendu que l’on s’exercait à recevoir sur la poitrine jusqu’à la balle de verre qui se brisait si on manquait de la rattraper et manifestait une forme tangible de la maladresse.

Ces jeux demandaient beaucoup de mouvement et avaient l’effet le plus salutaire pour la santé.

La palestrique comprenait tous les exercices athlétiques. Le nom même d’alldète indique les inconvénients de la profession , il signifie travail, combat, récompense du combat, un malheureux accablé de mots et de misères.

Les philosophes et ceux qui ne réglaient pas leur approbation sur celle du vulgaire n’étaient pas toujours d’accord -entre eux touchant l’estime qu’on devait faire d’une telle profession.

lffaton propose des prix pour les exercices qui servent à perfectionner l’art militaire : ceux qui rendent le corps plus léger et plus propre à la course et que l’on doit pratiquer à l'exclusion de ceux qui sont absolument inutiles pour la

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